Reipertswiller

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Reipertswiller
Reipertswiller
Église Saint-Jacques-le-Majeur.
Blason de Reipertswiller
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Bas-Rhin
Arrondissement Saverne
Canton Ingwiller
Intercommunalité C.C. de Hanau-La Petite Pierre
Maire
Mandat
Jean-Louis Scheer
2014-2020
Code postal 67340
Code commune 67392
Démographie
Gentilé Ribbouler
Population
municipale
873 hab. (2016 en diminution de 6,43 % par rapport à 2011)
Densité 45 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 55′ 58″ nord, 7° 27′ 56″ est
Altitude Min. 207 m
Max. 421 m
Superficie 19,21 km2
Localisation

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Reipertswiller

Reipertswiller est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace et fait partie du parc naturel régional des Vosges du Nord.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Goetzenbruck (Moselle) Mouterhouse (Moselle) Baerenthal (Moselle) Rose des vents
N
O    Reipertswiller    E
S
Wimmenau Lichtenberg

Écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • la Melch
  • Wildenguth
  • Saegemuhle

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Ripoldeswilre (XIIe siècle), Rypoltzwilre (1356), Reipertsweiller (1793), Reipertswiler (1801)[1].
  • En francique rhénan : Ripertswiller[2]. En allemand : Reipertsweiler.

Histoire[modifier | modifier le code]

Reipertswiller acquiert une grande notoriété grâce aux sources thermales, jadis les Romains exploitaient déjà ces fameuses sources et les utilisaient comme bains.

C'est en 1876 que le pasteur Spach découvre les vertus et les bienfaits de ces eaux.

Aujourd'hui encore elles sont utilisées pour les personnes qui souffrent de certains problèmes cardiaques ainsi que de problèmes au niveau de la bile. En 1880, l'eau de la source est commercialisée en bouteilles et en tonneaux et elle est exportée vers l'Angleterre et les États-Unis. Malheureusement la Première Guerre mondiale met un terme à cette exportation.

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Reipertswiller

Les armes de Reipertswiller se blasonnent ainsi :
« Coupé : au premier d'or au lion de sable issant de la partition, au second de gueules à la bande d'argent, côtoyée de deux cotices fleuronnées du même. »[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Éric Riffel    
mars 2008 En cours Jean-Louis Scheer[4]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[6].

En 2016, la commune comptait 873 habitants[Note 1], en diminution de 6,43 % par rapport à 2011 (Bas-Rhin : +2,01 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
554460400567708738715720762
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
773822862873849862886884857
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
868886820876871853831564729
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
786861878895946933961934886
2016 - - - - - - - -
873--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Reipertswiller est l'une des quelque 50 localités d'Alsace dotées d'une église simultanée[8].

L'église Saint-Jacques-le-Majeur, sous simultaneum, est un joyau : tour romane du XIIIe siècle et chœur du gothique tardif (1470) avec une splendide voûte étoilée. C'est dans cette église que le légendaire Jacques-le-Barbu, dernier rejeton masculin des seigneurs de Lichtenberg, trouva le repos en 1480. Quand elle fut dotée de nouveaux vitraux autour de 1980, le pasteur Peter Schmutz, avec humour et une profondeur certaine, y fit rappeler l'histoire et la personnalité de Jacques-le-Barbu. Toutes les représentations des vitraux sont centrées sur celles du milieu du chœur dont le thème est la noce de Cana. Le pasteur a demandé au verrier G. Werlé de s'inspirer de deux sculptures célèbres de Nicolas Gerhaert van Leyden dont l'opinion populaire prétend que l'une représente Jacques-le-Barbu et l'autre Barbel d'Ottenheim, sa maîtresse. Ces deux sculptures de 1464 décoraient le portail de la Chancellerie de Strasbourg, place Gutenberg (la tête du vieillard a pu être acquise en 1915 par l'Œuvre Notre-Dame de Strasbourg, celle de la jeune femme se trouve au musée Liebighaus à Francfort-sur-le-Main). L'histoire de Jacques et de Barbel est une tragédie. Laissé sans enfant à la mort de sa femme en 1450, Jacques prit la belle Barbel pour maîtresse. Femme énergique et courageuse, elle suscita dans la famille des Lichtenberg, mais aussi dans la population, jalousie et rumeurs (révolte des femmes de Bouxwiller). Jacques dut s'en séparer. Barbel, accusée injustement de sorcellerie, se suicida dans la prison de Haguenau. Elle est devenue un personnage de légende. Aujourd'hui, le visiteur attentif reconnaîtra peut-être dans les fiancés des noces de Cana les traits de Jacques-le-Barbu et de Barbel de Ottenheim. La très belle sonnerie des cloches (Fonderie Schilling de Heidelberg, 1970) convient parfaitement à cette église et à son site.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Geoplatt
  3. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.labanquedublason2.com (consulté le 24 mai 2009)
  4. [PDF] Liste des maires au 1er avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin.
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  8. Bernard Vogler, « Liste de localités ayant de nos jours une église simultanée », in Antoine Pfeiffer (dir.), Protestants d'Alsace et de Moselle : lieux de mémoire et de vie, SAEP, Ingersheim ; Oberlin, Strasbourg, 2006, p. 298 (ISBN 2-7372-0812-2)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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