Reims Champagne hockey

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Phénix de Reims
Description de l'image Logo Phénix de Reims 2012.png.
Fondation 2002
Disparition
Siège 41 chaussée Bocquaine
51100 Reims
Patinoire (aréna) Patinoire Bocquaine
(1 200 places)
Couleurs bleu, blanc, gris, champagne
Division Division 1
Entraîneur-chef Drapeau : Finlande Miikka Rousu
Président Drapeau : France Benoît Vrielynck
Site web lesphenix.fr

Le Reims Champagne hockey est un club de hockey sur glace de la métropole rémoise actif de 2002 à 2015. Le club est surnommé les Phénix de Reims.

Composé de 8 catégories de jeux, le Reims Champagne hockey comporte également une école de glace destinée aux enfants de 4 à 8 ans et un centre de formation national.

Historique[modifier | modifier le code]

Les Flammes Bleues[modifier | modifier le code]

Article connexe : Hockey Club de Reims.

Après 13 saisons passées au plus haut échelon national (que ce soit Élite, Nationale 1...) et 2 titres de Champion de France remportés en 2000 et 2002, le Hockey Club de Reims, dirigée par l'emblématique président Charles Marcelle, est mis en liquidation judiciaire par le TGI de Reims le 2 juillet 2002.

Avec cette mise en liquidation c'est 270 licenciés qui se retrouvent orphelins du club. De plus le hockey sur glace est maintenant fortement implanté dans la culture rémoise, et les « années Flammes Bleues » ont réussi à fidéliser un public nombreux et connaisseur.

Dès la mise en liquidation une nouvelle structure se met en place, le Reims Champagne hockey.

Le club engage une équipe en D3, composée d'anciens joueurs loisirs du HCR et des juniors restés au club, et très rapidement compose des équipes dans toutes les catégories de jeunes, le vivier, les structures et les compétences étant encore présentes.

2002-2003 : la D3[modifier | modifier le code]

Ancien logo du club

La nouvelle équipe dirigeante du Reims Champagne Hockey a décidé de se passer des anciennes « gloires » du Hockey rémois, notamment de Christophe Marcelle, qui s'est proposé de sortir de sa retraite sportive, et de Miikka Rousu, qui envisage sa reconversion à Reims, et qui se propose de jouer les matchs à domicile. Composée de l'équipe loisirs de la saison précédente, et des espoirs restés au club après la liquidation, la nouvelle équipe fanion de Reims va terminer seconde de sa poule Nord-Est derrière la réserve amiénoise, passer un barrage avant d'échouer en poule finale face à Montpellier et Amiens 2. Néanmoins le hockey français est encore très instable et Reims va profiter d'un repêchage pour monter directement en division 2.

2003-2007 : la D2[modifier | modifier le code]

Les dirigeants du club ne tournent plus le dos aux anciens et au passé, et l'équipe première se trouve, à la suite d'une proposition et d'un vote sur le site internet du club, nouvellement nommée « Phénix ». Retours de Maxime Godefroy devant le filet, d'Arnaud Maujean et de Youry Drain, de Vladimir Kovine comme entraineur-joueur (doyen du championnat, 49 ans et un point/match de moyenne), l'apprentissage de la D2 sera quand même difficile. Reims termine 6e/7 de la poule nord avant de mieux figurer (2e) de la poule de maintien, grâce surtout aux individualités Richard Zadovny et Vincent Bouché. Malgré les retours de Mathieu Bouché, Christophe Marcelle et l'arrivée de Marek Razca pour remplacer Godefroy les résultats de la seconde saison ne sont pas meilleurs, 5e en poule Est, et 2e en poule de maintien, faute à des blessures et des problèmes de patinoires en début de saison, qui se soldent par 5 défaites lors des 5 premiers matchs, retard qui s'avérera rédhibitoire. L'effectif est stable lors de la 3e saison du club en D2 et cette fois-ci Reims assure son maintien dès la première phase (4e de la poule Est) pour terminer 7e de la poule finale.

Pour la saison 2006-2007, Reims fait venir l'entraineur Montpelliérain Pascal Ryser, qui a pour seul objectif la montée. Il dispose d'un effectif renforcé par l'apport de nombreux joueurs étrangers : Zajicek, Wager, Novak, Odot-Andersson et surtout Roman Trebatický. Reims termine 1er de la poule nord mais va avoir plus de difficultés en seconde phase pour finalement terminer second, et se faire éliminer en demi-finale par Brest. La montée ratée sur la glace sera finalement acquise administrativement, très tardivement (mi-août) grâce aux défections successives des 2 premiers de D2 (Belfort et Brest) et la rétrogradation d'Anglet.

Parallèlement en accédant à la seconde division, Reims obtient le droit dès 2003 de participer à la coupe de France, mais durant les 4 saisons jouées au 3e échelon national, les Phénix perdent 3 fois au tour préliminaire et une fois en 1/16e de finale de cette compétition.

2007-2015 : la D1[modifier | modifier le code]

Logo Phénix de Reims.jpg

La horde d'étrangers remplacée (sauf Razca et Trebatický) par un gros apport canadien, Reims va rapidement assurer son maintien. Le Vésinet étant très vite irrémédiablement lâché, les Phénix ne vont pas trouver la motivation de viser plus haut pour la première année en D1. 13e/14, l'essentiel est assuré mais ni Ryser, ni la majorité des recrues n'auront démontré une implication suffisante pour faire mieux que le strict minimum.

François Dusseau, qui a conduit Angers vers les sommets, arrive lors de la saison 2007-2008 pour diriger l'équipe avec comme objectif de la stabiliser dans le haut de la D1 voire de la faire monter en ligue Magnus dans les 5 ans, avec sous la main un effectif jeune encadré par quelques renforts étrangers de choix. Exit les canadiens de la saison précédente, Razca, Trebatický, les « glorieux anciens » : Christophe Marcelle, Didier Lemoine et William Richard, arrivée massive de joueurs de l'Est en majorité Slovaque, notamment le gardien Vladimir Neumann, les attaquants Lukas Sax et Tomas Sax, et le club termine à la 10e place, assurant tranquillement son maintien. La saison suivante marque un nouveau changement dans les renforts étrangers et la retraite de la dernière ancienne « Flamme Bleue », Wilfried Mölmy. Reims, après un début difficile, va trouver le bon rythme. Filip Kubiš s'affirme comme l'un des meilleurs gardiens de D1, les canadiens Sébastien Savoie et Eddy Martin-Whalen s'avèrent être de gros marqueurs, les jeunes confirment leurs progressions et les Phénix, qui terminent 5e de la saison régulière, vont éliminer Montpellier en 1/4 de finale avant de pousser le favori, et futur champion Caen, à jouer une manche décisive en 1/2 après une victoire 3-0 lors du premier match à domicile. Pour la saison 2010-2011 le départ de Martin-Whalen est compensé par l'arrivée Francis Desrosiers, qui s'avérera être encore plus efficace que son prédécesseur. L'effectif est stable et Reims gagne en régularité pour finalement terminer 4e, au coude à coude avec les leaders. Et comme la saison précédente les Phénix échouent en 1/2 finale, face au 1er Brest, après avoir éliminé Anglet en 3 manches au tour précédent.

En coupe de France les résultats sont similaires aux années D2, sauf lors de la saison 2007/2008 ou les Phénix vont atteindre les 1/4 de finale, défaits chez par le futur finaliste, le club de ligue Magnus Dijon.

Pour la saison 2013-2014,Miikka Rousu remplace François Dusseau parti entraîner l'équipe de Lyon. Il apporte avec lui des joueurs ayant évolué sous ces ordres à Dunkerque comme Tony Allouchery, Ekue Tomety et Atte Susi. Il recrute aussi des joueurs finlandais (certains venant de Toulouse Jimi Palanto, Akseli Mattila) et d’autres directement de Finlande comme Artturi Karjalainen, Harri Pälve et Sami Holappa. À la suite de la fermeture de la patinoire Bocquaine[1],le club rencontre des problèmes financiers et décide donc de se séparer de deux joueurs[2] (Jimi Palanto et Edmunds Kniksts) et demande à d’autres de faire des efforts financier. Finalement, Edmunds Kniksts restera au club en proposant ses services gratuitement. Les Phénix jouent leur matchs à domicile tantôt à la patinoire Barot (patinoire sans public) et tantôt à celle de Châlons-en-Champagne la Patinoire Cités Glace. Ils assurent leur maintien en finissant 11e de la saison régulière.

Pour la saison 2014-2015, les renforts finlandais retournent chez eux ainsi qu’Edmunds Kniksts qui retourne jouer en Lettonie.Victor Vitton-Mea retrouve son ancien entraineurs François Dusseau à Lyon. Miikka Rousu renouvelle plus de la moitié de son effectif et recrutent Stephen Blunden, Anthony Brockman, Jonathan Lafrance, Louis-Marcel Poidevin, Brice Mansouri ainsi que des joueurs finlandais Jussi Laine qui retrouve lui aussi son ancien entraineur Miikka Rousu qu’il avait entraîner à Dunkerque Matti Kangas et Henri Joki-Erkkilä [3],[4]. Juste avant la reprise du championnat Stephen Blunden est remerciée car il n’a pas respecté son accord de revenir d’Australie pour le début des entrainements de l’équipe [5],Il sera remplacé par Tommy Fiorentino [6]. Plusieurs joueurs ne resteront que très peu de temps dans la cité des sacres Lucas Normandon est le premier à partir et sera remplacer par Aku Maikola [7]. Suivront 1 mois plus tard Juraj Petro et Matti Kangas [8]. Jussi Nättinen est recruté pour pallier le départ de Juraj Petro. Durant la saison le club fera la navette entre chalons et barot comme la saison précédente. Malgré tout une patinoire provisoire est prévue pour la saison prochaine [9]. Le club finira 5e de la saison et participera au playoff, l’équipe gagne son accès en demi-finale grâce à deux victoires sur les trois matchs contre Nantes et rejoindra Bordeaux en demi-finale qui par la suite éliminera les Phénix.

Les problèmes financiers et la liquidation[modifier | modifier le code]

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Comme le Hockey Club de Reims en 2002, l'aventure du Reims Champagne Hockey va se terminer par une liquidation judiciaire. Le club, qui a réussi à étoffer son financement au fur et à mesure de sa progression, ambitionne la montée en ligue Magnus lors de la saison 2012-2013. Le budget prévisionnel est sérieusement revu à la hausse, avec une forte montée des engagements salariaux, l'année ou le voisin le Stade de Reims retrouve la ligue 1 de football. L'équipe termine 5e de la saison régulière et est battue en demi-finale comme lors des trois saisons précédentes, et n'ayant pas réussi à augmenter ses recettes public et partenariat, le RCH affiche un déficit d'exploitation sur la seule saison d'environ 200 000 euros. Une politique de forte réduction des coûts salariaux est alors mise en place, mais alors que le budget s'équilibre avec pour objectif le remboursement de la dette sur trois ans, la fermeture définitive de la patinoire Bocquaine, dû à la vétusté de sa charpente et à un risque d’effondrement, condamne l'équipe à jouer soit à la patinoire Barot, sans public, soit à la patinoire voisine de Chalons en Champagne, avec un coût de location élevé et devant des affluences très faibles. La mairie soutient le club par le versement d'une subvention exceptionnelle, mais l'absence de recettes, la perte des sponsors qui perdaient de la visibilité, ont contribué à augmenter la dette au lieu de la réduire. En juin 2015, le club annonce la suppression de sa catégorie U18 élite et de sa section sport-études pour réaliser des économies. La Fédération française de hockey sur glace refuse la validation en D1 du club qui se voit contraint de déposer le bilan début juillet. Le club est mis en liquidation judiciaire le 4 juillet 2015, affichant un passif d'environ 350 000 euros.

Saison par saison[modifier | modifier le code]

Saison Division Phases Résultats Classement final[10],[11]
2002-2003 Division 3 Poule Nord
Barrage nord-est
Poule finale Est
2e/6
Symbol support vote.svg Belfort
3e/5
52e
en augmentation Montée en Division 2
2003-2004 Division 2 Poule Nord
Poule de maintien
6e/7
2e/7
41e
2004-2005 Division 2 Poule Est
Poule de maintien
5e/8
2e/8
41e
2005-2006 Division 2 Poule Est
Poule finale
4e/8
7e/8
37e
2006-2007 Division 2 Poule Nord
Poule finale
Demi-finale
1er/8
2e/8
Symbol oppose vote.svg Brest
33e
en augmentation Repêché en Division 1
2007-2008 Division 1 Saison régulière 13e/14 25e
2008-2009 Division 1 Saison régulière 10e/14 24e
2009-2010 Division 1 Saison régulière
quart de finale
demi-finale
5e/14
Symbol support vote.svg Montpellier
Symbol oppose vote.svg Caen
18e
2010-2011 Division 1 Saison régulière
quart de finale
demi-finale
4e/14
Symbol support vote.svg Anglet
Symbol oppose vote.svg Brest
18e
2011-2012 Division 1 Saison régulière
quart de finale
demi-finale
4e/14
Symbol support vote.svg Anglet
Symbol oppose vote.svg Nice
18e
2012-2013 Division 1 Saison régulière
quart de finale
demi-finale
5e/14
Symbol support vote.svg Montpellier
Symbol oppose vote.svg Brest
18e
2013-2014 Division 1 Saison régulière 11e/14 25e
2014-2015 Division 1 Saison régulière
quart de finale
demi-finale
5e/13
Symbol support vote.svg Nantes
Symbol oppose vote.svg Bordeaux
18e

Joueurs[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Joueur du Reims Champagne hockey.

Capitaines[modifier | modifier le code]

Voici la liste des capitaines de l'histoire des Phénix de Reims [12]:

Liste des capitaines
Période Nom du (des) joueur(s) Nationalité(s)
2003-2004 Sébastien Moine France
2004-2006 Arnaud Maujean France
2006-2007 Mathieu Bouché France
2007-2009 Wilfried Molmy France
2009-2010 Eddy Martin-Whalen Canada
2010-2011 Francis Desrosiers Canada
2011-2015 Valère Vrielynck France

Maillots retirés[modifier | modifier le code]

Cérémonie du retrait des numéros de maillot.

Depuis le 29 septembre 2012, 3 ex-joueurs du club ont vu leur maillot retirés[13] :

Équipes mineures[modifier | modifier le code]

La priorité lors de la création du Reims Champagne Hockey était d'assurer la continuité du hockey mineur. Dès la première année de création du club celui-ci engage des équipes dans toutes les catégories sauf en juniors (aujourd'hui baptisé U22 espoirs), ces derniers restés au club rejoignent l'équipe senior en 3e division. Reparties au bas de l'échelle, les équipes rémoises gravissent rapidement les échelons, et depuis plusieurs saisons le club réussit à aligner des équipes dans les 3 catégories Élite U15 (Minimes), U18 (Cadets) et U22 (Espoirs), c'est le seul club qui n'a pas d'équipe fanion en ligue Magnus et qui arrive à atteindre cette performance, ainsi qu'une seconde équipe Cadets en Excellence.

Les cadets ont terminé 2 fois sur le podium du championnat de France, 3e en 2009 et 2e en 2010, et les espoirs ont atteint la 4e place en 2011 après avoir terminé 3e de la saison régulière, sérieusement diminués dans la conquête du podium face au Mont-Blanc par les absences des joueurs participants aux 1/4 de finale des play-offs de première division seniors le même week-end.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes-[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « La fermeture en urgence du nautilud », sur lunion.presse.fr,
  2. « Reims s'explique sur tout », sur hockeyhebdo.com,
  3. « Reims annonce des joueurs », sur hockeyhebdo.com,
  4. « Six recrues pour les Phénix de Reims », sur passionhockey.com,
  5. « Blunden boudé par Reims », sur lunion.com,
  6. « Fiorentino transforme l'essai », sur lunion.com
  7. « Du mouvement à Reims », sur hockeyhebdo.com,
  8. « Mouvements : ça bouge chez les Phénix », sur hockeyhebdo.com,
  9. « Les Phénix dans une patinoire provisoire à Reims », sur france3-regions.francetvinfo.fr,
  10. « Classement français de 1973/74 à 1997/98 », sur passionhockey.com
  11. « Classement des meilleurs clubs français dans l'histoire », sur passionhockey.com
  12. « Capitaines du Reims Champagne Hockey », sur www.eliteprospects.com
  13. « Les Phénix honorent les anciens », sur lunion.presse.fr,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]