Reignac (Charente)

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Reignac
Reignac (Charente)
Le bourg et l'église fortifiée Saint-Pierre.
Blason de Reignac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Cognac
Canton Charente-Sud
Intercommunalité Communauté de communes des 4B - Sud-Charente
Maire
Mandat
Daniel Sauvaitre
2014-2020
Code postal 16360
Code commune 16276
Démographie
Gentilé Reignacais
Population
municipale
733 hab. (2016 en augmentation de 10,06 % par rapport à 2011)
Densité 33 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 25′ 24″ nord, 0° 10′ 55″ ouest
Altitude Min. 66 m
Max. 140 m
Superficie 22,14 km2
Localisation

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Reignac

Reignac est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont les Reignacais et les Reignacaises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Reignac est une commune du Sud Charente située à 6 km au sud de Barbezieux et 37 km au sud-ouest d'Angoulême, non loin de la Charente-Maritime.

Le bourg de Reignac est aussi à 6 km au nord-est de Baignes, chef-lieu de son canton, 20 km à l'est de Jonzac, 32 km au sud de Cognac et 72 km au nord-est de Bordeaux[2].

La route principale traversant la commune du nord au sud est la route nationale 10, entre Angoulême et Bordeaux, dont l'échangeur au sud de Barbezieux n'est qu'à 1 km du bourg. Le bourg est situé sur la D 14, route de Barbezieux à Baignes qui part de cet échangeur, et la D 127 de Montchaude à Condéon. La D 731, route de Chalais et Brossac à Barbezieux et Cognac, traverse le nord-est de cette commune assez étendue[3].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune compte de nombreuses fermes et de petits hameaux, comme Chez Saillant, le Rambeau, la Châtaigneraie au nord, Chez Desmard, Venelle à l'est, les Oliviers, les Chaussades (en limite avec Le Tâtre) au sud, Peurché à l'ouest, etc.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Reignac
Barbezieux-Saint-Hilaire Salles-de-Barbezieux
Montmérac Reignac Condéon
Le Tâtre

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le calcaire du Bassin aquitain, comme une grande partie sud et ouest du département de la Charente. Elle est occupée dans une grande partie nord par le Campanien (Crétacé supérieur), calcaire crayeux, qui occupe une grande partie du Sud Charente et constitue la Champagne charentaise[4]. Le quart sud de la commune ainsi que quelques sommets au centre sont occupés par du sable kaolinique et galets du Tertiaire, terrains pauvres et boisés de la Double[5],[6],[7].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief de la commune est celui de bas plateaux descendant doucement vers le nord, et de quelques buttes au nord-est. Son point culminant est à une altitude de 140 m, situé sur une de ces buttes, au bois de la Pivette. Le point le plus bas est à 66 m, situé le long du ruisseau de Condéon sur la limite orientale. Le bourg, situé dans la vallée du Trèfle, est à 105 m d'altitude[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Trèfle, affluent de la Seugne qui passe à Jonzac et sous-affluent de la Charente, naît au sud de la commune puis coule vers le nord et passe au bourg.

Le Petit Trèfle, affluent du Trèfle qui passe à Lamérac, naît à l'ouest de la commune.

Le ruisseau de Condéon, affluent du Beau qui passe à l'est de Barbezieux pour se jeter dans le , passe en limite orientale de commune[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Article connexe : Climat de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont Rinac en 1167-1188[8], Riniaco en 1302, Riniac[9], Rinaco, Reginaco[10].

L'origine du nom de Reignac remonterait à un nom de personne gallo-romain Renius du gaulois Renos, auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait à Reniacum, « domaine de Renius »[11],[12].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'église a été fortifiée au XVe siècle, postérieurement à sa construction au XIIe siècle. Elle était primitivement le prieuré Saint-Pierre dépendant de l'abbaye de Lesterps, de l'ordre augustinien[13].

Au sud de la commune, le domaine du Tastet était un fief possédé au XVIIe siècle par les Grimouard de Sainte-Croix, puis par les Fradins au XVIIIe siècle. Ceux-ci émigrèrent à la Révolution.

Au début du XXe siècle, l'industrie était représentée par quelques petits moulins, tuileries et fabriques de poterie. Pendant la première moitié du XXe siècle, la commune était desservie par la ligne de Châteauneuf à Saint-Mariens par Barbezieux, et la gare était située près du bourg[14].

Administration[modifier | modifier le code]

La nouvelle mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Pierre-François-Jacques Piet    
1995 2008 Jacky Chaignaud    
2008 En cours Daniel Sauvaitre UMP Agriculteur,
président de la Fédération UMP de Charente,
conseiller régional depuis 2015

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[16].

En 2016, la commune comptait 733 habitants[Note 1], en augmentation de 10,06 % par rapport à 2011 (Charente : +0,17 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 2041 2591 2731 2031 2141 2721 3201 2341 221
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 2231 1251 0771 0041 0091 003925876829
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
921885807780747745685742651
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 -
636618605606582620666733-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Reignac en 2007 en pourcentage[19].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90  ans ou +
1,3 
7,6 
75 à 89 ans
11,5 
17,1 
60 à 74 ans
13,8 
25,4 
45 à 59 ans
25,9 
20,3 
30 à 44 ans
19,0 
14,9 
15 à 29 ans
13,4 
14,3 
0 à 14 ans
15,1 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[20].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

La viticulture occupe une partie de l'activité agricole. La commune est classée dans les Fins Bois, dans la zone d'appellation d'origine contrôlée du cognac[21].

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

La salle des fêtes.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Pierre du XIIe siècle, remaniée et fortifiée au XVe siècle. La nef romane dont la croisée comporte une coupole sur pendentifs est augmentée d'une chapelle à croisées d'ogives et d'une chapelle gothique qui communique avec d'abside qui possède une arcature[13],[22].

Dans la nef est noté 1538. Les murs sont ornés de peintures murale et sur le mur ouest de la nef existe des restes d'une litre funéraire : des armoiries avec leurs tenants[23].

Le chevet a été fortifié par construction d'une galerie crénelée sous le toit et percement de nombreuses meurtrières.

Elle est classée monument historique depuis 1970[24].

L'église Saint-Pierre

Wikimedia Commons présente d’autres illustrations sur l'église Saint-Pierre.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le logis.
  • Deux moulins l'un du XVIIIe siècle l'autre du début du XIXe siècle
  • Deux anciennes tuileries de la fin du XVIIIe siècle
  • Trois fermes du XVIIIe siècle[25]
  • Au lieu-dit le Logis un manoir du XVIIe siècle et son pigeonnier[26],[27].
  • Logis de Breuillac, des XVIIe et XVIIIe siècles[27]

Voie verte[modifier | modifier le code]

L'ancienne voie ferrée de Châteauneuf à Saint-Yzan a été aménagée en voie verte en 2004. Celle-ci va de Barbezieux à Clérac, en Charente-Maritime. Au nord de Barbezieux, elle a été prolongée jusqu'à Saint-Médard qui en marque l'extrémité goudronnée en 2015[3]. La liaison jusqu'à Châteauneuf est à l'étude[28],[29].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Reignac
Blason de Reignac Blason D'azur à trois abeilles d'or.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 13 mars 2015)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a b c et d Carte IGN sous Géoportail
  4. Michel Vigneaux, Aquitaine occidentale, Masson, , 223 p. (ISBN 2-2254-1118-2, lire en ligne), p. 48, 79
  5. Carte du BRGM sous Géoportail
  6. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  7. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Barbezieux », sur Infoterre, (consulté le 30 novembre 2011)
  8. Paul-François-Étienne Cholet (préf. L.Clouzot), Cartulaire de l'abbaye de Saint-Étienne de Baigne, Niort, L.Clouzot, , 382 p. (lire en ligne), p. 119
  9. Archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis, Cartulaire du prieuré Notre-Dame de Barbezieux (1201-1300), , 426 p. (lire en ligne), p. 113,212
  10. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. III, Angoulême, imprimerie Despujols, , 582 p., p. 312
  11. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 560.
  12. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  13. a et b Christian Gillet, Églises et chapelles de la Charente, imprimé à Rioux-Martin, Le vent se lève, , 387 p. (ISBN 978-2-7466-7404-2), p. 277
  14. Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 279
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  19. « Evolution et structure de la population à Reignac en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  20. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  21. [PDF] Union générale des viticulteurs pour l'AOC Cognac, « Crus du cognac par communes », (consulté le 6 décembre 2015)
  22. Abbayes, prieurés et commanderies de l'ancienne France, Poitou, Charentes, Vendée, François Semur, 1984, pas d'ISBN
  23. « Église de Reignac (notice) », notice no IA00041244, base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. « Église de Reignac », notice no PA00104464, base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. « Reignac », base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. « Le Logis », notice no IA00041250, base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. a et b Jean-Paul Gaillard, Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente, Paris, librairie Bruno Sepulchre, (réimpr. 2005), 893 p., p. 570
  28. AF3V, « Voie verte de la Galope Chopine », (consulté le 9 novembre 2015)
  29. AF3V, « Voie verte de Haute-Saintonge », (consulté le 9 novembre 2015)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]