Reid Miles

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Reid Miles
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Naissance
Décès
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Nationalité
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Institut d'art Chouinard (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Reid Miles ( - ) est un graphiste américain, principalement connu pour son travail de pochettes d'albums pour Blue Note Records. Au cours des onze années de collaboration avec le label de jazz, il a conçu plus de 500 pochettes[1], laissant une marque indélébile dans le design graphique du XXe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Reid Miles travaille à New York dans la publicité, puis pour le magazine Esquire. En 1956, le photographe Francis Wolff (un ami d'Alfred Lion, co-fondateur de Blue Note Records) lui propose de travailler au sein du label de jazz[2], alors à l'avant-garde. Il commence comme assistant de John Hermansader, le directeur artistique de l'époque, mais le remplace rapidement à ce poste[1].

Reid Miles a également collaboré avec le label Prestige Records.

De façon surprenante, Reid Miles n'était pas fan de jazz lui-même : on raconte qu'il allait échanger les exemplaires gratuits qu'il recevait contre des disques de musique classique[2].

Style[modifier | modifier le code]

Le style de Reid Miles joue avec la typographie, les rythmes et les contrastes, retranscrivant les explosions, les cassures mais aussi la rigueur du jazz moderne[2]. Il travaille beaucoup à partir de photographie, celles de Francis Wolff, mais également les siennes. Il se sert des pleins et des vides de l'image photographie, souvent à fond perdu, pour composer ses pochettes.

Son travail graphique est souvent abstrait, proche d'une forme de minimalisme. Cette économie des formes peut ainsi le rapprocher du Bauhaus ou de l’expressionnisme abstrait, notamment Franz Kline ou Robert Motherwell[3].

La typographie a également une grande place dans son travail, qu'elle se fasse discrète ou qu'elle devienne le motif principal de la pochette. Ainsi celle de Us Three de Horace Parlan, jouant sur des chiffres découpés et superposés, ou It’s Time de Jackie McLean, utilisant le point d’exclamation comme motif[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « The Jazzy Blue Notes of Reid Miles », sur retinart.net (consulté le 13 septembre 2017).
  2. a, b et c Dirt Noze, « Reid Miles, la magie des pochettes Blue Note », sur foxylounge.com, (consulté le 13 septembre 2017).
  3. a et b Clément Romier, « Reid Miles, une vision du jazz », sur ceegee.fr (consulté le 13 septembre 2017).