Refuge du Goûter

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Refuge du Goûter
Illustration du refuge.
Vue du refuge du Goûter.
Altitude 3 835[1] [2] [3] m
Massif Massif du Mont-Blanc (Alpes)
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Inauguration 1er refuge : 1859-1936
2e refuge : 1906-1989
3e refuge : 1936-1957
4e refuge : 1960-2013 (fermé)
5e refuge : 1990
6e refuge : 2013
Propriétaire Fédération française des clubs alpins et de montagne
Gérant Amélie Faure et Thomas Duconseille[2]
Période d'ouverture début juin à fin septembre[2]
Capacité été : 120[1],[2] couchages
hiver : 20[1],[2] couchages
Coordonnées géographiques[1],[3],[4] 45° 51′ 04″ nord, 6° 49′ 50″ est

Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie

(Voir situation sur carte : Haute-Savoie)
Refuge du Goûter

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Refuge du Goûter
Refuge de montagne

Le refuge du Goûter, aussi appelé refuge de l'Aiguille du Goûter, est un refuge de montagne dans le département français de la Haute-Savoie. Il se situe dans le massif du Mont-Blanc, à 3 835 mètres d'altitude, sur l'aiguille du Goûter, ce qui en fait l'un des plus hauts refuges gardés d'Europe de l'Ouest. Il est accessible en cinq heures environ à pied depuis la gare du Nid d'Aigle à Saint-Gervais-les-Bains et permet aux alpinistes d'accéder au sommet du mont Blanc par la voie normale en cinq heures supplémentaires.

La présence d'un abri sur l'aiguille du Goûter remonte à 1854 mais le premier refuge à proprement parler est construit quatre à cinq ans plus tard. Il est reconstruit en 1936 puis agrandi en 1960. Parallèlement, un autre bâtiment est édifié juste à côté en 1906, puis reconstruit en 1990 en tant qu'annexe. Finalement, un nouveau refuge de 120 places est conçu à partir de 2010 et ouvre trois ans plus tard. Il bénéficie de nombreuses innovations en matières architecturale et environnementale. Il est de forme ovoïde, se distingue par son revêtement en acier inoxydable et dispose de quatre niveaux. Une réservation est obligatoire pour y séjourner la nuit.

Localisation[modifier | modifier le code]

Vue aérienne annotée du mont Blanc et ses sommets voisins avec la localisation de l'ancien refuge sur une arête.
Vue aérienne du mont Blanc et des sommets voisins avec la localisation de l'ancien refuge (3 817 m).

Le refuge du Goûter est situé dans le Sud-Est de la France, dans la région Auvergne-Rhône-Alpes et le département de la Haute-Savoie. Il se trouve sur le territoire de la commune de Saint-Gervais-les-Bains et domine le glacier de Bionnassay, sur le versant oriental du val Montjoie, dans le massif du Mont-Blanc. Il s'élève à 3 835 mètres d'altitude sur l'arête neigeuse de l'aiguille du Goûter (3 863 m), qui sépare le val Montjoie du bassin principal de la vallée de l'Arve, où se trouvent les villes des Houches et de Chamonix-Mont-Blanc[4]. Annecy est à 60 kilomètres à l'ouest et Lyon à près de 180 kilomètres. La frontière avec l'Italie passe à 1,7 kilomètres au sud environ, aux abords du dôme du Goûter (4 304 m), tandis que le sommet du mont Blanc (4 809 m) est à moins de 4 kilomètres au sud-est.

Les fondations du refuge reposent sur un socle de gneiss, présent entre trois et quatre mètres de profondeur[5]. Autour du refuge, les vents peuvent souffler à 300 kilomètres par heure[5],[6],[7] et la température dépasse rarement °C[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Dès 1784, de retour d'une ascension au-delà du col du Dôme[8], entre le dôme du Goûter et la Grande Bosse, les chasseurs Jean-Marie Coutet et François Guidet indiquent « qu'on pourrait faire une guérite sur l'aiguille du Goûter qui est en ardoises plates »[9]. Mais il faut attendre 1854 pour que le docteur Charles Loiseau fasse construire à son intention un abri en pierre sur l'aiguille[10], surnommé la « cabane à l'Oiseau »[11], dans lequel il passe la nuit du . Il remonte le lendemain jusqu'au col du Dôme puis rejoint en traversée la voie de Chamonix par l'« ancien passage », avant d'atteindre les rochers Rouges, soixante mètres sous le sommet du mont Blanc qu'il ne peut cependant gravir, arrêté par le mauvais temps[12].

Photo ancienne d'une petite cabane de bois située derrière un groupe de huit personnes chaudement couvertes, avec des rochers au premier plan.
Vue du premier refuge du Goûter construit en 1858-1859 et restauré en 1882 (photo prise vers 1900).

En 1858-1859 est édifié le premier refuge de l'aiguille du Goûter. Le transport des matériaux pour la construction de cette cabane située à 3 817 mètres d'altitude nécessite environ quatre-vingt ascensions de porteurs. Bien qu'équipé d'un poêle à bois, ce refuge exigu d'une capacité de quatre ou cinq personnes reste peu confortable, les planches des murs insuffisamment jointes laissant entrer le froid et la neige : une épaisse couche de glace recouvre généralement le plancher et des stalactites pendent au plafond. La cabane est restaurée en 1882 et perdure jusqu'en 1936[9],[10].

La première ascension du mont Blanc par l'aiguille du Goûter et l'arête des Bosses, itinéraire devenu par la suite la voie normale, est réussie le par Leslie Stephen et Francis Fox Tuckett avec les guides Melchior Anderegg, Johann Joseph Bennen et Peter Perren[8].

Photo ancienne d'un refuge entouré de trois silhouettes et une montagne enneigée en arrière-plan.
Vue du refuge de sept places de 1906 avec, en arrière-plan, l'aiguille de Bionnassay (photo prise en décembre 1930).

La fréquentation croissante de la cabane conduit à la construction, à côté d'elle, sur les plans de l'architecte Jaillet, d'un nouveau refuge. Amoudruz de Chamonix en achève la réalisation en . Ce nouvel édifice reste de taille très réduite, avec 4,20 mètres sur 3,20 mètres au sol et une hauteur de 1,80 mètre, et ne peut accueillir que sept personnes mais, mieux construit, il est nettement plus confortable[9],[10].

En 1936, à l'emplacement de la cabane de 1858, Georges Orset fait construire un refuge privé d'une capacité de trente places[11]. Il est acheté en 1942 par le Club alpin français (CAF) qui le réaménage et l'améliore. Cependant, la fréquentation du refuge augmentant, il s'avère rapidement trop petit[9].

Deux refuges à la limite d'une arête neigeuse et de la paroi rocheuse.
Vue du refuge de 1960, à l'arrière avec le toit gris, et de l'annexe de 1990, à l'avant.

Dans le cadre d'un plan quinquennal lancé en 1957 pour la reconstruction des refuges français du massif du Mont-Blanc, il est décidé l'agrandissement du refuge de 1936 pour porter sa capacité à soixante-seize places. Ces travaux sont financés par les communes, le département de Haute-Savoie, l'État et le CAF. Le refuge est conçu par l'architecte Lederlin et préfabriqué en usine ; le chantier dure trois saisons, entre début juillet et mi-septembre, et fait massivement appel à l'hélicoptère pour l'approvisionnement des éléments et matériaux de construction[10],[9]. Terminé en 1960, le refuge est inauguré en par Maurice Herzog, haut-commissaire à la Jeunesse et aux Sports[10],[13].

En 1989, le refuge de 1906 est démonté[3]. À sa place[3], en 1990, une annexe de quarante places[14] est bâtie pour augmenter la capacité d'accueil. Toutefois, en raison de la surfréquentation du refuge et de l'attractivité du mont Blanc, les normes de sécurité et d'hygiène sont de nouveau dépassées[5].

Ainsi, dès 2004, la Fédération des Clubs alpins français (ex-CAF) lance une réflexion sur un nouveau type de structure[5]. Deux ans plus tard, les architectes Christophe de Laage, Paul Parizet et Michelle Avanzini ébauchent une première série de plans ; la mise en œuvre reste toutefois à l'arrêt pour des raisons budgétaires et techniques. De nouveaux concepteurs menés par les Suisses Thomas Büchi, pour la charpente, et Hervé Dessimoz, pour l'architecture et l'ingénierie, arrivent en renfort sur le projet pour trouver des solutions répondant aux contraintes du site[5]. La construction du nouveau refuge du Goûter commence le , de nouveau avec l'appui d'un hélicoptère. Mi-octobre de la même année, les fondations et la plateforme sont terminées. De juin à novembre 2011, les murs et les planchers sont montés niveau par niveau ; la charpente, la couverture en acier inoxydable et les panneaux solaires sont posés ; les équipements sanitaires et électriques sont installés. L'été 2012 est passé à l'aménagement intérieur, en particulier à l'agencement des menuiseries[5]. Pendant la durée des travaux, les équipes dorment au refuge de 1960[5], situé à 300 mètres au nord-ouest. L'ouverture a lieu le , avec une capacité de 120 places volontairement réduite, au lieu des 140 initialement prévues, afin de maîtriser la fréquentation de la voie normale du mont Blanc[15] et pour des raisons financières[16]. Il est inauguré le par la ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie, Ségolène Royal[17]. L'annexe est finalement conservée, avec une capacité ramenée à vingt places ; elle est reconvertie en refuge d'hiver et en abri de secours en cas d'incendie[1],[3],[16]. Le démontage du refuge de 1960 est prévu[1],[3]. Il est cependant remis en cause par l'État, à l'occasion du lancement des travaux de démolition de la soufflerie militaire du Mont-Lachat, le [16],[17].

Caractéristiques et informations[modifier | modifier le code]

Refuge ovoïde et métallique à la base d'une arête neigeuse.
Vue aérienne du nouveau refuge, avec l'aiguille du Goûter en arrière-plan.

Le refuge du Goûter est parfois présenté comme le plus haut refuge d'Europe de l'Ouest[18]. Il est toutefois moins élevé que la cabane Reine Marguerite, refuge gardé du Club alpin italien, à 4 554 m d'altitude sur la pointe Gnifetti au mont Rose, et plus haut bâtiment d'Europe[19]. En France, il est également plus bas que le refuge Vallot, un abri de secours situé à 4 362 m d'altitude, entre le dôme du Goûter et la Grande Bosse, qui n'a pas pour vocation l'accueil du public[20]. D'autres refuges non gardés des Alpes sont plus élevés que celui du Goûter : le bivouac Felice Giordano à 4 167 mètres d'altitude sur le Balmenhorn au mont Rose, en Italie[21], le refuge de Solvay à 4 003 mètres d'altitude sur le versant suisse du Cervin[22], le bivouac Città di Gallarate à 3 960 mètres d'altitude sur le Jägerhorn au mont Rose[23], le Mischabeljochbiwak à 3 847 mètres d'altitude dans le massif des Mischabels, ou encore le bivouac Eccles à 3 852 mètres d'altitude sur le versant valdôtain du massif du Mont-Blanc[24]. En outre, sur l'Elbrouz, point culminant de l'Europe situé sur le versant russe du Caucase, se trouve le refuge Diesel, à 4 157 mètres d'altitude[25].

Vue en contre-plongée d'un refuge ovoïde et métallique.
Vue du refuge depuis l'arête neigeuse avec le fondoir à neige sur l'arrière du bâtiment.

Le nouveau refuge du Goûter est construit sur quatre niveaux, pour une surface de plancher de 720 m2 et une capacité d'accueil de 120 places[5],[26]. Le niveau 0 accueille l'entrée, les vestiaires, la réserve et la machinerie ; le niveau 1 est réservé aux espaces de vie en commun, notamment la salle à manger et les cuisines ; le niveau 2 abrite les appartements des gardiens, une partie des dortoirs et l'infirmerie ; le niveau 3 accueille le restant des dortoirs[26]. Le bâtiment se veut à la pointe de la technologie en matière architecturale et énergétiquement autonome[7],[26], respectant la démarche haute qualité environnementale[18]. Sa construction a coûté 7,5 millions d'euros[27],[28], financés à 51 % par la Fédération française des clubs alpins et de montagne (FFCAM) et à 49 % par des collectivités publiques et mécènes[18]. Lors du congrès 2016 de la FFCAM, des participants critiquent ce coût, qui est justifié par la conception comme prototype devant servir de modèle pour d'autres refuges[27]. Il est de forme ovoïde[5],[6], optimale face aux vents et à la poussée exercée par la neige, avec une hauteur de treize mètres[5]. Sa base est en sapin de Douglas[26]. Sa structure interne est en sapin blanc issu de la filière bois locale, trié par ultrason et scellé à la résine[5],[26] ; elle est légère, avantage renforcé par l'utilisation de caissons creux pour les dalles, et insensible aux phénomènes de dilatation thermique en longueur[5],[7]. Quant au mobilier, il est en épicéa[26] et assure une grande qualité de confort[5]. Le bâtiment possède un revêtement extérieur en acier inoxydable[5],[6]. Il dispose de 55 fenêtres scellées en triple vitrage à lames de gaz en argon et krypton pour l'isolation thermique[5],[26]. Afin de libérer une place suffisante à l'arrière du bâtiment pour y placer un fondoir à neige avec huit réservoirs de 3 000 litres, un tiers des fondations est suspendu au-dessus de 700 mètres de vide et ancré sur pilotis par 69 pieux métalliques et des plots en béton dans la roche[5],[26]. Celle-ci, localement plus résistante à l'érosion, a été débarrassée de sa couche superficielle altérée par gélifraction et aplanie sur vingt mètres par dix mètres[5]. La chaleur dégagée par les alpinistes occupant le refuge chaque soir est susceptible de faire monter la température intérieure à 35 °C pour une température extérieure à −20 °C[5]. L'air est renouvelé par une ventilation double flux qui permet de chauffer l'air neuf par l'air vicié au moyen d'un échangeur de chaleur[26]. Le surplus de chaleur est en partie utilisé pour faire fondre la neige grâce à un système de circulation d'eau[5]. Il est complété par 50 m2 de capteurs solaires thermiques[26] situés dans la pente sous le refuge, dont l'énergie peut être stockée sous forme d'eau chaude glycolée dans un ballon tampon de 2 000 litres pour la production d'eau chaude sanitaire[5]. L'assainissement des eaux usées, dont la production est pensée pour être limitée, se fait par filtration et stérilisation avant qu'elles soient rejetées dans l'environnement[5],[26]. L'électricité est produite par 95 m2 de capteurs solaires photovoltaïques placés sur le toit et en façade[26] et chargeant des batteries[5]. Une centrale de cogénération est prévue pour fonctionner en appoint en cas de mauvais temps avec de l'huile de colza ou du fioul[5],[26]. Ce dernier et le gaz naturel pour la cuisson sont censés être les seules concessions faites en matière d'énergies fossiles dans le refuge[7],[26]. Toutefois, peu après son ouverture, des critiques ont été émises sur le fait que des acheminements d'eau par hélicoptère ont été nécessaires à cause de problèmes de réglage du fondoir, que les toilettes ont été saturées, que le fioul a dû être massivement utilisé pour éviter les coupures d'électricité et que la régulation de la chaleur a connu des pannes. Ces dysfonctionnements ont été aggravés par le comportement de certains alpinistes[29],[27].

Le refuge principal est gardé de début juin à fin septembre[2]. Pour pouvoir y séjourner, une réservation avec versement d'acompte est obligatoire par internet. Contrairement à l'ancien refuge, les personnes n'ayant pas réservé ne sont pas admises dans la salle commune[1],[2],[3],[6]. Victime de son succès, le refuge souffre d'une surfréquentation et donc d'un manque de places pour beaucoup d'arrivants qui souhaiteraient y séjourner. Chaque année, environ 8 500 personnes y passent pendant le pic de fréquentation de trois mois au cours de la période estivale[5]. En 2014, la fréquentation a été de 7 992 nuitées, ce qui en fait le refuge le plus fréquenté parmi ceux gérés par la Fédération française des clubs alpins et de montagne[30]. Pendant la période où le refuge n'est pas gardé, le refuge d'hiver, d'une capacité de vingt places, reste d'accès libre[2].

Accès[modifier | modifier le code]

Vue annotée de la voie normale du mont Blanc passant par le refuge du Goûter.
Vue aérienne de l'itinéraire d'accès au refuge puis au mont Blanc par la voie normale.

Pour se rendre au refuge du Goûter, il est possible de partir de la gare du Nid d'Aigle, terminus du tramway du Mont-Blanc (TMB) à 2 372 m d'altitude, en été. Il faut ensuite emprunter le sentier menant aux abords du refuge de Tête Rousse (3 167 m). Au-dessus de ce dernier, il faut traverser la partie amont du glacier de Tête Rousse puis le Grand Couloir et entamer la remontée de celui-ci vers l'est par son éperon en rive gauche, dans les rochers équipés de câbles[3],[6],[31]. Ce passage, parfois qualifié de « couloir de la mort » en raison de sa dangerosité[32],[33], est soumis à de fréquentes chutes de pierre[3],[31],[32], principalement durant les journées d'été[32],[33], et de nombreux dévissages y sont à déplorer, si bien que 74 décès ont été recensés entre 1990 et 2011, avec une moitié environ d'accidents dans la traversée de cent mètres du couloir[32]. Durant l'été 2015, le refuge a même été fermé sur arrêté préfectoral pour dissuader les alpinistes d'emprunter cette voie[33]. Une fois parvenu sur l'arête neigeuse en amont du couloir, au niveau de l'ancien refuge, il reste à suivre celle-ci vers le sud en direction de l'aiguille du Goûter sous laquelle se situe le refuge. Le temps estimé entre le Nid d'Aigle et le refuge est d'environ cinq heures pour un dénivelé d'environ 1 400 mètres[3],[6],[31].

Ascensions[modifier | modifier le code]

Le refuge du Goûter est principalement utilisé pour réaliser l'ascension du mont Blanc par sa voie normale[5]. Elle nécessite cinq heures entre le refuge et le sommet, puis cinq heures pour redescendre à la gare du Nid d'Aigle, dans la vallée[5]. Il peut également être utilisé comme étape après la traversée entre l'aiguille de Bionnassay et le dôme du Goûter, avec l'éventuel enchaînement vers le mont Blanc, en pouvant passer dans ce cas la nuit précédente au refuge Durier[34].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Dans la culture[modifier | modifier le code]

Le refuge est mentionné dans les deux premiers ouvrages de la trilogie de Roger Frison-Roche. Dans Premier de cordée, Joseph Ravanat et sa cordée y séjournent une nuit et partent avant l'aube pour atteindre le mont Blanc le [38]. Dans La Grande Crevasse, le guide de haute montagne Zian et Brigitte, une bourgeoise parisienne dont il tombe amoureux, passent une nuit au refuge Durier puis une nuit au refuge du Goûter[39] au cours de leur périple dans le massif.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Éliane Patriarca et Pascal Tournaire, Le refuge du Goûter, 3 835 m, Mont-Blanc, Atelier Esope, 2012.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Refuge de l'Aiguille du Goûter, camptocamp.org.
  2. a, b, c, d, e, f, g et h Refuge du Goûter - Accueil, site de la Fédération française des clubs alpins et de montagne.
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Refuge (de l'aiguille) du Goûter 3835 m (refuge gardé), refuges.info.
  4. a et b Cartes IGN disponibles sur Géoportail.
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y et z Bernard Germain, [vidéo] Le nouveau refuge du Goûter.
  6. a, b, c, d, e et f Refuge du Goûter (CAF), site de Saint-Gervais-les-Bains.
  7. a, b, c, d et e Refuge du goûter au Mont Blanc (Haute Savoie - France), 2012.
  8. a et b François Labande, Guide Vallot : la chaîne du Mont-Blanc (sélection de voies), t. 1 : « À l'ouest du col du Géant », Éditions Arthaud, 1987, page 42.
  9. a, b, c, d et e Jacques Meynieu, « Le refuge de l'aiguille du Goûter », La montagne et alpinisme (revue du Club alpin français et du Groupe de haute montagne), no 39, , pages 296-302.
  10. a, b, c, d et e Le refuge du Goûter, départ pour le mont Blanc, Le Journal de Saône-et-Loire, 8 juillet 2013.
  11. a et b Anthony Granger, Refuge du Goûter : de la cabane en bois à “l’œuf métallique” high tech, Le Dauphiné libéré, 29 juillet 2012.
  12. Henri Baud, Bataille pour le Mont-Blanc, M. Bon, 1961, page 74.
  13. « L'inauguration du refuge de l'aiguille du Goûter », La montagne et alpinisme (revue du Club alpin français et du Groupe de haute montagne), no 39, , page 303.
  14. Antoine Chandellier, Fallait-il reconstruire le refuge du Goûter ?, Le Dauphiné libéré, 12 septembre 2012.
  15. Patricia Jolly, « Sur le mont Blanc, le refuge du Goûter accueille ses premiers alpinistes », Le Monde, no 21296,‎ , p. 11 (lire en ligne).
  16. a, b et c Historique : l'État renonce à la démolition de l'ancien refuge du Goûter sur la voir normale d'ascension.
  17. a et b Pour le démontage de l'ancien refuge du Goûter !, Mountain Wilderness, 25 juin 2015.
  18. a, b et c « Communiqué de presse : Le nouveau refuge du Goûter ouvre le 28 juin 2013 », sur http://www.ffcam.fr, Club alpin français, (consulté le 9 mars 2014).
  19. (it) Capanna Margherita, Club alpin italien - section de Varallo Sesia.
  20. Les refuges du massif du Mont-Blanc - Abri-refuge Vallot - 4362m.
  21. (it) Capanna Bivacco Felice Giordano, Club alpin italien - section de Varallo Sesia.
  22. (de) Solvay-Huette Wallis Schweiz.
  23. (it) Bivacco Città di Gallarate allo Jagerhorn (3960 m), Club alpin italien - section de Gallarate.
  24. Bivouac Eccles, camptocamp.org.
  25. (en) Mount Elbrus - Normal Route.
  26. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m et n Refuge du Goûter, DécaLaage Architecture.
  27. a, b et c Laurence Veuillen, « La rénovation des refuges au cœur des discussions », Le Dauphiné libéré (édition Savoie), 31 janvier 2016.
  28. Refuge du Goûter : épilogue d'un clochemerle au Mont-Blanc, France Info, 14 mai 2013.
  29. Antoine Chandellier, Julien Piccarreta, « Le nouveau refuge du Goûter, pas si écolo que ça », sur Le Dauphine libéré
  30. « Fréquentation en hausse de 4 % pour les refuges du Club alpin français », sur Le Dauphiné libéré, .
  31. a, b et c Aiguille du Goûter : Accès au refuge du Goûter, camptocamp.org.
  32. a, b, c et d Mont-Blanc : comment limiter les accidents dans le couloir du Goûter ?, Fondation Petzl, .
  33. a, b et c Risque d'éboulements sur le Mont Blanc, le refuge du Goûter est fermé, Le Figaro, .
  34. Dôme du Goûter : Traversée Aiguille de Bionnassay >> Dôme du Goûter, camptocamp.org.
  35. Refuge du Goûter : Iconic World
  36. [PDF] 1er palmarès UNIFA Contract 2014
  37. « Les lauréats du concours 2015 »
  38. Roger Frison-Roche, Premier de cordée, Arthaud, , 318 p. (ISBN 2-25300-394-8), p. 20.
  39. Roger Frison-Roche, La Grande Crevasse, Arthaud, , 251 p. (ISBN 978-2290055854), p. 139 et suiv.
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