Refuge des Sarradets

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Refuge des Sarradets
Illustration du refuge.
Le refuge des Sarradets en été devant le casque du Marboré, vue prise depuis le col des Sarradets.
Altitude 2 587 m
Massif Massif du Mont-Perdu (Pyrénées)
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hautes-Pyrénées
Propriétaire FFCAM
Gérant Lionel Marquis et Valentine Pelizzari
Capacité été : 57 couchages
hiver : 30 couchages
Coordonnées géographiques[1] 42° 41′ 46″ nord, 0° 02′ 00″ ouest

Géolocalisation sur la carte : Hautes-Pyrénées

(Voir situation sur carte : Hautes-Pyrénées)
Refuge des Sarradets

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées

(Voir situation sur carte : Pyrénées)
Refuge des Sarradets
Refuge de montagne

Le refuge des Sarradets, ou refuge de la Brèche de Roland, est un refuge de montagne des Pyrénées. Il se situe sur le territoire de la commune de Gavarnie (Hautes-Pyrénées), près de la brèche de Roland, à l'extrémité ouest du cirque de Gavarnie dans le parc national des Pyrénées. Il se trouve à une altitude de 2 587 m.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le refuge a pris le nom du col des Sarradets (2 589 m) situé juste quelques mètres au nord-ouest, ou celui de la brèche de Roland qui le surplombe directement au sud.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le cirque de Gavarnie est un des plus grands sites des Pyrénées, et l'un des plus fréquentés. La brèche de Roland, curiosité en soi, donne accès aux sommets du cirque, au mont Perdu, au Taillon, aux vallées aragonaises, etc.

Avant la construction du refuge, les excursionnistes qui bivouaquaient dans ce secteur se contentaient de l’abri Gaurier ou Villa Gaurier : une grotte située dans la paroi, près de la Fausse Brèche, au pied du pic Bazillac, découverte et aménagée en 1906 par l'abbé Ludovic Gaurier et qui fut réaménagée en 1911 par le Club alpin français. Mais elle restait d'un confort spartiate.

Le besoin d'un refuge plus vaste et plus confortable se faisait donc sentir depuis longtemps, quand Robert Ollivier, en 1942, lança le projet. Il fallut attendre l'année 1951 pour voir la construction débuter, sur les plans de l'architecte tarbais J. Martin. Il s'agissait à l'époque d'un type nouveau de refuge, dans ce qu'on peut considérer comme la troisième période des refuges pyrénéens (type maison avec toit à faible pente, et fenêtres largement ouvertes sur le paysage extérieur), en pierres de taille prises sur place, avec un toit couvert de feuilles de cuivre. Il offrait alors environ 60 places réparties en deux dortoirs de couchettes à deux niveaux, et une chambre pour les guides. Construit par l'entreprise Castells de Bagnères-de-Bigorre, il fut inauguré en 1956 par Maurice Herzog, alors président du Club alpin français. C'était le premier refuge moderne édifié dans les Pyrénées après la Seconde Guerre mondiale. En 1970, la capacité du refuge fut portée à 90 places[précision nécessaire].

Voies d'accès[modifier | modifier le code]

On accède au refuge depuis Gavarnie : soit par la route jusqu'au col des Tentes puis par le port de Boucharo sur la frontière franco-espagnole, soit depuis le cirque de Gavarnie par l’échelle des Sarradets, aux passages abrupts[a].

Autres accès possibles : depuis Pouey-Aspé par le vallon des Tourettes, ou encore depuis l'Espagne, au sud, par la brèche de Roland.

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Le refuge des Sarradets offre 57 places[précision nécessaire] et un service de restauration en période gardée (de mai à septembre), 30 places en période non gardée.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'échelle des Sarradets a une inclinaison d’environ 45° : le sentier présente un dénivelé voisin de 250 mètres pour une distance à vol d'oiseau d'environ 250 mètres[2] (la pente topographique moyenne y est donc de 100 %).

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]