Gros-Réderching

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Gros-Réderching
Singling
La chapelle Saint-Donat de Singling.
La chapelle Saint-Donat de Singling.
Blason de Gros-RéderchingSingling
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Sarreguemines
Canton Bitche
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Bitche
Maire
Mandat
Norbert Dor
2014-2020
Code postal 57410
Code commune 57261
Démographie
Gentilé Gros-Réderchingeois
Population
municipale
1 319 hab. (2014)
Densité 84 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 04′ 07″ nord, 7° 13′ 10″ est
Altitude Min. 256 m – Max. 376 m
Superficie 15,73 km2
Localisation

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Liens
Site web gros-rederching.fr

Gros-Réderching est une commune française du département de la Moselle en région Grand Est.

Village rural de Lorraine, du pays de Bitche et du bassin de vie de la Moselle-est, Gros-Réderching est situé à 67 km au nord-ouest de Strasbourg. Au niveau intercommunal, la municipalité est intégrée dans la communauté de communes du Pays de Bitche qui regroupe 46 localités autour de Bitche. En 2014, la population légale est de 1 319 habitants, appelés les Gros-Réderchingeois.

Gros-Réderching est attesté dans les textes d'archives dès le XIIe siècle. Dépendante du Saint-Empire, la localité est successivement la propriété des seigneurs de Bitche du duché de Lorraine (XIIe siècle), des comtes de Deux-Ponts-Bitche () et à nouveau des ducs de Lorraine (). Durant la guerre de Trente Ans, la population souffre des multiples passages de troupes et sort du conflit exsangue et décimée. La paix retrouvée, des migrants ardennais, suisses et tyroliens participent au redressement de la communauté. Le village devient français en sous Louis XV avec le rattachement du duché de Lorraine au royaume de France. Comme le reste de la Moselle, Gros-Réderching devient allemand durant la période du Reichsland (-) puis lors de l'occupation nazie (-).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes avoisinantes[modifier | modifier le code]

Le village se situe aux portes de Sarreguemines et du pays de Bitche[1]. Installé sur le plateau, en pays découvert, il est situé aux sources du ruisseau d'Achen. L'agglomération est longée par la grande route de Sarreguemines à Bitche, qui reprend partiellement le tracé d'une voie antique.

À vol d'oiseau, Gros-Réderching se situe à 66,5 km au nord-ouest de Strasbourg, chef-lieu de région, à 75,5 km à l'est de Metz, chef-lieu de département, à 12,1 km au sud-est de Sarreguemines, chef-lieu d'arrondissement et à 15,4 km au sud-ouest de Bitche, chef-lieu du canton et de la communauté de communes du Pays de Bitche. Le village ne se trouve qu'à 4 km de Rohrbach-lès-Bitche, ancien chef-lieu de son canton et siège de son intercommunalité[2].

Rose des vents Wiesviller, Wœlfling-lès-Sarreguemines Bliesbruck, Obergailbach Rimling, Erching Rose des vents
Wittring N Guising, Bettviller
O    Gros-Réderching    E
S
Achen
Etting
Singling Rohrbach-lès-Bitche
Bining

Climat[modifier | modifier le code]

Les données météorologiques du tableau ci-dessous sont celles de la station météo de l'aéroport de Sarrebruck-Ensheim, située à 18 km au nord-ouest de Gros-Réderching.

Températures et précipitations moyennes à Sarrebruck[3]

Mois Jan. Fév. Mars Avr Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc.
Températures moyennes (°C) 1,0 2,0 5,5 8,4 12,9 15,7 18,0 18,0 14,3 9,7 4,5 2,1
Précipitation moyenne totale (mm) 69,9 59,0 64,5 56,8 74,1 77,6 78,0 59,7 66,1 81,8 84,4 93,3
Sources des données : Deutscher Wetterdienst

Toponymie[modifier | modifier le code]

Gros-Réderching[modifier | modifier le code]

  • La légende orale reporte la fondation du village à l’époque des invasions franques. Réderching viendrait de Roderchingen, d’après le nom du duc Roderich qui y aurait eu sa résidence.
  • Anciennes mentions[1],[4] : Ruderchingen () ; Rederchingen () ; Roederichingen et Röderichingen () ; Riderchingen () ; Gros-Rederking () ; Gros-Rederching () ; Gros-Rederchingen (carte de l'état-major) ; Rederching-Gros () ; Gros-Redreking ().
  • Durant les annexions allemandes[1] : Großrederchingen (-) et Großredingen (-).
  • En francique lorrain : Gross-Rederschinge[5]. En allemand standard (avant 1941) : Großrederchingen.

Écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Brandelfing : Lantolfinga () ; Blandelfingen () ; Brandelfigen () ; Brandelfing () ; Brandelfand () ; Brandelfingerhoff (carte de l'état-major) ; Brandelfang[4].
  • Olferding : voir Olferding#Toponymie.
  • Singling : voir Singling#Toponymie.
  • Welschhof ou Welschhoff : ferme bâtie en par le sieur Maurice[4].
  • Landweiler : ancien lieu-dit disparu.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire du pays de Bitche.
Vue du village.

Une dizaine de sites gallo-romains découverts sur le ban du village témoignent de son ancienneté. La légende orale reporte la fondation du village à l’époque des invasions franques[1] (Ve siècle de notre ère).

Mentionné en sous la forme Ruderchingen, du nom d'homme germanique Roderich suivi du suffixe -ingen, avec le distinctif Gros, grand, pour le différencier de Petit-Réderching, le village appartient au comté de Bitche du duché de Lorraine qui va devenir par la suite le comté de Deux-Ponts-Bitche. Le village compte 45 feux au XVIe siècle[1].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Incendie de 1578[modifier | modifier le code]

En automne , Gros-Réderching est ravagé par un grand incendie qui anéanti presque tout le village. Les petites maisons paysannes, la plupart construites en bois et couvertes de chaume devaient flamber comme des torches. Les habitants, réduits à la mendicité, adressent une supplique à leur seigneur afin d’en obtenir « pour eulx et en aulmosnes quelques sommes de deniers ». Dès le , Jean Boch, exerçant la charge de receveur à Bitche, est missionné pour donner « auxdits suppliants » la somme de 100 Francs et un supplément de 40 Gulden[1].

Guerre de Trente Ans (1618-1648)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Guerre de Trente Ans.

Les grands fléaux que furent la guerre, la peste et la famine s’abattirent presque sans interruption sur cette partie de la Lorraine durant des siècles mettant à feu et à sang des villages entiers.

La guerre atteint des sommets vers les années lorsque 4 armées, troupes impériales et lorraines d’une part, armées suédoise et française d’autre part, s’affrontent dans la région. Les années à furent les plus calamiteuses laissant des villages détruits et des populations décimées. La paix de 1648 ne fut qu’une trêve. Les vexations et les hostilités ne prirent fin qu’au traité de Ryswick en , date de la rétrocession de la Lorraine à son duc[1].

Reconstruction du village (XVIIe et XVIIIe siècles)[modifier | modifier le code]

Par la suite, Gros-Réderching est rebâtie peu à peu et repeuplée par des immigrants venus des Ardennes, de la Suisse et du Tyrol. Ces immigrants furent exemptés de tout impôt pendant 10 ans et reçurent la permission de cultiver autant de terres qu’ils pouvaient en défricher[1].

Gros-Réderching possède un écart, le hameau de Singling, créé à la fin du XVIIe siècle, et de nombreuses censes, qui témoignent de la pénétration bourgeoise dans les campagnes au cours du XIIIe siècle. Singling est la propriété de Georges Poncet, un riche marchand de Bitche, le Welschof appartient à François-Didier Maurice, seigneur de Sarreinsming, conseiller d'État et lieutenant général du bailliage d'Allemagne, établi à Sarreguemines, la ferme de Brandelfing est achetée par les Jésuites de Bouquenom, tandis qu'Olferding est cédé par le duc de Lorraine à l'un de ses gardes du corps, Henri de Mallan.

Du point de vue spirituel, Gros-Réderching est église-mère avec pour succursale Guiderkirch, érigée en paroisse dans les années 1715-1720. Paroisse de l'archiprêtré de Hornbach, l'église de Gros-Réderching, reconstruite en 1751, passe dans celui de Rohrbach en 1802.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Révolution française (1789)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Révolution française.
Le découpage administratif du district de Bitche en .

Les habitants du pays de Bitche n’ont pas fait la Révolution, ils l’ont plutôt subie.

Par la loi du 2 novembre 1789, les propriétés ecclésiastiques sont confisquées et mises à la disposition de la nation. À Gros-Réderching, le curé et le vicaire refusent de prêter le serment constitutionnel. La population, dans sa grande majorité, soutient les prêtres fidèles dans l’exercice des offices religieux. Les prêtres réfractaires continuent en secret d’exercer des fonctions de culte soutenus par la population désireuse d’affirmer la foi de ses ancêtres. Le vicaire de Sarralbe a même baptisé, en , à Gros-Réderching, des enfants de Wiesviller, Woelfling et Bliesbruck. De nombreux habitants furent condamnés pour cause contre-révolutionnaire (environ 3 % de la population qui comptait alors 861 habitants)[1].

Le district de Bitche, créé à la même époque, se heurte lui-aussi au clergé et sème la terreur. En , le district est éclaté en trois cantons (Bitche, Volmunster et Rohrbach) qui sont rattachés à l’arrondissement de Sarreguemines. Le pays de Bitche perd alors neuf siècles d’unité, et le « repliement » (c’est-à-dire le départ de l’élite locale) s’amorce. Gros-Réderching fait alors partie du canton de Rohrbach, et ce, jusqu'à sa suppression en , l'écart de Singling ayant même eu le statut de commune entre 1790 et 1811. Les deux villages se trouvent aujourd'hui dans le nouveau canton de Bitche.

Première Guerre mondiale (1914-1918)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Première Guerre mondiale.

Gros-Réderching a payé un lourd tribut durant la Première Guerre mondiale et 21 soldats y laisseront leur vie. En souvenir de ces soldats tombés à la guerre, fut érigé un monument commémoratif dont l’inauguration eut lieu le en présence de toute la population[1].

Seconde Guerre mondiale (1939-1945)[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Seconde Guerre mondiale et Opération Nordwind.

Les habitants reçoivent l'ordre d'évacuer le village dès le . Leur destination est Baignes en Charente. Rapidement, les troupes de l'occupant prennent possession du village et contribuent à son délabrement. L’Armistice du 22 juin 1940 permet aux lorrains de retrouver leur sol natal malgré la présence d’un ennemi brutal et mégalomane. La commune de Gros-Réderching forme alors une « Ortsgruppe » divisée en 2 « Zellen ».

Le , l’Armistice est violée avec la mobilisation de tous les jeunes Lorrains. Les jeunes de Gros-Réderching essayent de résister mais devant la menace de déportation qui frappe leurs parents, un grand nombre se résigne à rejoindre la Wehrmacht.

Bombardée dès , l'agglomération est à demi-détruite et ne conserve aucune maison ancienne. Le , des Allemands quittent précipitamment le village, promettant de revenir bientôt. Les chasseurs-bombardiers survolaient constamment la région depuis début septembre. Au mois d’octobre, en plein jour, un groupe de bombardiers américains lâche tout son chargement de bombes à 500 m du village sans faire de victime.

Gros-Réderching est définitivement libérée le [1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

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Situation de Gros-Réderching (rouge) au sein du canton de Bitche (gris).

Depuis , Gros-Réderching est rattachée à l'arrondissement de Sarreguemines. La commune dépend de la cinquième circonscription de Moselle. Le député de cette circonscription est Céleste Lett candidat sortant investi par l'UMP aux élections législatives françaises de 2012. Le , il remporte son troisième mandat avec 60,24 % des suffrages exprimés au second tour[6].

De à , Gros-Réderching était l'une des 15 communes du canton de Rohrbach-lès-Bitche. Depuis le redécoupage cantonal de 2014, la commune dépend désormais du canton de Bitche (46 communes pour près de 35 000 habitants). Selon le principe de parité, deux conseillers départementaux - une femme, un homme - sont nécessairement issus des suffrages. À la suite des élections départementales des et , les représentants auprès du conseil départemental de la Moselle sont Anne Mazuy-Harter (DVD) et David Suck (UDI), ancien vice-président du conseil général[7].

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Dans le ressort de la Cour d'appel de Metz, Gros-Réderching relève du tribunal de grande instance, du tribunal d'instance, du tribunal pour enfants et du bureau foncier de Sarreguemines, de la Cour d'Assises de Moselle, du tribunal administratif de Strasbourg et de la cour administrative d'appel de Nancy[8].

La commune se trouve dans la circonscription de gendarmerie de la communauté de brigades (COB) de Bitche[9].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

carte en couleur
Situation de la C.C. du Pays de Bitche (rouge) au sein de la Moselle (gris).

Depuis le , Gros-Réderching fait partie de la communauté de communes du Pays de Bitche (CCPB) qui regroupe en son sein quarante-six communes situées autour de Bitche. Depuis , cette institution est présidée par Francis Vogt, conseiller municipal de Bitche. Avant 2017, Gros-Réderching était l'une des 9 communes de la communauté de communes de Rohrbach-lès-Bitche, dont la présidence était assurée par le maire du village.

Parmi ses nombreuses compétences, la CCPB gère le gymnase et le plateau sportif du collège de Lemberg, le gymnase et le plateau sportif du collège Kieffer de Bitche, La piscine et la médiathèque Rocca de Bitche, le site du Simserhof au Légeret, le site verrier de Meisenthal, le musée du Sabotier de Soucht, le site du moulin d'Eschviller, la collecte des ordures ménagères, l’entretien des cours d’eau et le développement touristique. Le siège administratif et les bureaux de la CCPB se situent à Bitche, au 4 rue du Général Stuhl[10].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Élections présidentielles[modifier | modifier le code]

Lors du second tour de l'élection présidentielle de 2002, Jacques Chirac, RPR, élu, avait obtenu à Gros-Réderching 82,21 % des suffrages et Jean-Marie Le Pen, FN, 17,79 % des suffrages ; le taux de participation était de 79,71 %[11].

Cinq ans plus tard, lors du second tour de l'élection présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy, UMP, élu, avait obtenu à Gros-Réderching 64,79 % des suffrages et Ségolène Royal, PS, 35,21 % des suffrages ; le taux de participation était de 86,50 %[12].

Cinq ans plus tard, lors du second tour de l'élection présidentielle de 2012, François Hollande, PS, élu, avait recueilli 34,29 % des suffrages et Nicolas Sarkozy, UMP, 65,71 % des suffrages ; le taux de participation était de 81,51 %[13].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 mars 2001 Louis Zins    
mars 2001 en cours Norbert Dor    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[15],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 319 habitants, en diminution de -0,83 % par rapport à 2009 (Moselle : 0,02 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
751 614 800 1 096 1 400 1 301 1 219 1 264 1 183
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
1 063 1 070 977 974 936 946 974 987 932
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
1 008 999 1 039 894 935 922 886 895 964
1990 1999 2006 2011 2014 - - - -
1 065 1 139 1 323 1 299 1 319 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006 [17].)
Histogramme de l'évolution démographique

La population a toujours été importante, comptant 818 habitants en 1817, 1300 en 1852, et 964 au recensement de 1982.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Gros-Réderching est rattachée à l'académie de Nancy-Metz. Cette académie fait partie de la zone B pour son calendrier de vacances scolaires, et cela depuis le redécoupage des régions françaises de 2015. Avant, elle faisait partie de la zone A[18],[19].

Le village dispose de deux écoles, une école maternelle (2 classes pour 3 niveaux[20]), et une école primaire (4 classes pour 5 niveaux[21]).

Les élèves vont ensuite au collège Jean Seitlinger de Rohrbach-lès-Bitche. Pour poursuivre leurs études en lycée, les jeunes Gros-Réderchingeois se rendent principalement à Bitche ou à Sarreguemines.

Médias[modifier | modifier le code]

Logo du Républicain lorrain

Le Républicain lorrain est un quotidien régional d’information dont le siège social se situe à Metz. Dans son édition de Sarreguemines-Bitche, il consacre régulièrement des articles à l’actualité communale[22].

Dans le domaine des médias audiovisuels, trois chaînes de télévision sont accessibles aux habitants de Gros-Réderching et relaient les informations locales : France 3 Lorraine, Mosaïk et TV Cristal. Parmi les nombreuses stations de radio disponibles, on peut citer Radio Studio 1 et Radio Mélodie[23], basées respectivement à Bitche et à Sarreguemines, ainsi que Radio Salü, radio de langue allemande basée à Sarrebruck.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Passage de la voie romaine.
  • Château dit ferme d'Olferding, construit à partir de 1737, deux pavillons à toit à quatre pans, aux frais de Henry de Mallan, gentilhomme irlandais réfugié en Lorraine et garde au service du duc, lieutenant au régiment de Saxe, résidant à Alberting, écart disparu de Gros-Redérching.
  • Ligne Maginot : Ouvrage du Welschhof.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-Donat de Singling.
  • Église paroissiale Saint-Didier, reconstruite en 1751 à la suite de la visite canonique effectuée en octobre 1749, ordonnant que la sacristie, le chœur et la nef soient démolis et reconstruits à neuf. Autels provenant du Grâfinthal (Sarre) avec baldaquin et statues XVIIIe siècle, ancien pèlerinage.
  • Chapelle gothique Sainte-Marguerite à Olferding, chapelle de l'ancien village d'Alberting construite au XVe siècle. En mauvais état depuis le début du XXe siècle, elle est actuellement en ruines, des tentatives de restauration dans les années 1972 ayant échoué. Autrefois but d'un pèlerinage à sainte Marguerite pour la protection du bétail, invoquée aussi à l'occasion des grandes sécheresses.
  • Chapelle Saint-Antoine-de-Padoue, Saint-Donat à Singling, dédiée à saint Donat, construite et bénite en 1815. A remplacé une chapelle dédiée à saint Antoine de Padoue, construite et fondée en 1698 aux frais du sieur Georges Poncet, bourgeois marchand de Bitche.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Dialecte[modifier | modifier le code]

Article connexe : Francique rhénan de Lorraine.

Sur le plan culturel, la seconde moitié du XXe siècle se caractérise par la diffusion de la langue française dans le village et plus largement dans l'ensemble de la population alsacienne et mosellane. Depuis le traumatisme de l'occupation nazie de 1940-1945, la langue allemande et le dialecte francique sont en net recul même si le canton de Rohrbach comptait encore 80 à 90% de locuteurs du francique lorrain en [24].

Dans les conversations en français de Moselle germanophone, outre les spécificités de l'accent francique lorrain (non distinction entre le p et le b, le ch et le j, le d et le t), la syntaxe est fréquemment bousculée par celle de l'allemand. Parmi les autres tendances lourdes figurent l'inversion entre le prénom et le nom (Muller Michel), l'usage fréquent d'abréviations pour les noms de localités (Gros-Réd', Petit-Réd', Schmitt', 'Bruck, Stras'), et l'emprunts de mots à la langue francique rhénane (Bix, Flammkuche, Schnaps, Scheslon, Kirb).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jean Eguether ou Equeter, sous-lieutenant et porte-étendard sous Napoléon, né à Gros-Réderching le [25]. Il fut décoré de la Légion d’honneur en et maire du village de à [1].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Gros-Réderching Blason De gueules à la tour d'argent sommée d'un lion d'or issant, accostée de deux alérions d'argent[26]
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Joël Beck, Rohrbach-lès-Bitche et son canton, Sarreguemines, Éditions Pierron, , 362 p.
  • (fr) Joël Beck, Moulins : huileries, tailleries, scieries du pays de Bitche, Sarreguemines, Éditions Pierron, , 503 p. (lire en ligne)
  • (fr) Joël Beck, Le canton de Rohrbach-lès-Bitche, Éditions Sutton, , 127 p.
  • (fr) Joël Beck, Le Pays de Bitche 1900-1939, Éditions Sutton, , 128 p.
  • (fr) Paul-Édouard Glath, Du pays de Bitche en Charente-Maritime : Souvenirs de 1939-40, , 94 p.
  • (fr) Marie-France Jacops, Jacques Guillaume et Didier Hemmert, Le Pays de Bitche (Moselle), Metz, Éditions Serpenoise, , p. 81-82
  • (fr) Francis Kochert, Laurette Michaux et Gérard Michaux, Moselle : Metz et le pays messin, pays de Bitche, Nied, Sarrebourg, Saulnois, trois frontières et bassin houiller, , 345 p.
  • (fr) Joseph Schaefer, Le Pays de Bitche, passionnément, , 174 p.
  • (fr) André Schutz, Bitche et son pays,

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l « Histoire d'un village », sur gros-rederching.fr (consulté le 16 janvier 2017).
  2. « Orthodromie », sur le site Lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 16 janvier 2017).
  3. Fiche climatologique du Deutscher Wetterdienst
  4. a, b et c Ernest de Bouteiller, Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en .
  5. « Kräse vun der Mosel - Saargeminn », sur Geoplatt (consulté le 16 janvier 2017).
  6. « Céleste Lett », sur nosdeputes.fr (consulté le 16 janvier 2017).
  7. « Les Conseillers Départementaux », sur le site du conseil départemental de la Moselle (consulté le 16 janvier 2017)
  8. « Liste des juridictions compétentes pour une commune » (consulté le 21 mars 2016).
  9. « Brigade la plus proche / Gros-Réderching », sur le site de la Gendarmerie nationale (consulté le 21 mars 2016).
  10. « La communauté de communes » (consulté le 16 janvier 2017).
  11. Ministère de l'Intérieur - Moselle (Lorraine), « Résultats de l'élection présidentielle de à Gros-Réderching »,‎ (consulté le 16 janvier 2017)
  12. Ministère de l'Intérieur - Moselle (Lorraine), « Résultats de l'élection présidentielle de à Gros-Réderching »,‎ (consulté le 16 janvier 2017)
  13. Ministère de l'Intérieur - Moselle (Lorraine), « Résultats de l'élection présidentielle de à Gros-Réderching » (consulté le 16 janvier 2017)
  14. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  18. « École maternelle publique de Gros-Réderching », sur le site de l'Éducation nationale (consulté le 16 janvier 2017).
  19. « École élémentaire publique de Gros-Réderching », sur le site de l'Éducation nationale (consulté le 16 janvier 2017).
  20. « École maternelle », sur gros-rederching.fr (consulté le 16 janvier 2017).
  21. « École primaire », sur gros-rederching.fr (consulté le 16 janvier 2017).
  22. Le Républicain lorrain, « Gros-Réderching » (consulté le 16 janvier 2017).
  23. Radio Mélodie, « Gros-Réderching » (consulté le 16 janvier 2017).
  24. S. Legrand - d'après les chiffres de l'INSEE.
  25. « Notice no LH/900/3 », base Léonore, ministère français de la Culture
  26. « armorial des communes de Moselle », Union des cercles généalogiques Lorrains (consulté le 28 février 2013)