Rebecca Rogers

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Rebecca Rogers
Biographie
Naissance Voir et modifier les données sur Wikidata (59 ans)
à ChicagoVoir et modifier les données sur Wikidata
Pays de nationalité États-UnisVoir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Profession Historien et professeur d'université (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions Chevalier de la Légion d'honneur‎ (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Rebecca Rogers, née le , est une historienne d'origine américaine, professeure à l'université Paris Descartes et spécialiste de l'histoire de l'éducation féminine en France au XIXe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après un Bachelor of Arts obtenu à l'université Harvard, elle poursuit ses études en France, obtenant un DEA (1983) puis un doctorat en histoire (1987) à l'École des hautes études en sciences sociales sous la direction du professeur Dominique Julia. En 2001, elle obtient son habilitation à diriger des recherches à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne. Longtemps maître de conférences à l'université de Strasbourg, elle est depuis 2006 professeure d'histoire de l'éducation à l'université Paris Descartes, où elle est membre du CERLIS (Centre de recherche sur les liens sociaux). À l'université Paris Descartes, elle a assuré la direction du master sciences de l'éducation, entre 2008 et 2014, et dirige des travaux de doctorat sur différentes questions relatives à l'histoire de l'éducation.

Depuis la réalisation de son travail de doctorat sur les demoiselles dans les Maisons d'éducation de la Légion d'honneur (L'Éducation des filles. Les Maisons d'éducation de la Légion d'honneur (1810-1881) : De la sociologie scolaire à la construction des identités) publiée dès 1992 chez Plon (et rééditée chez Perrin en 2005), Rebecca Rogers est reconnue internationalement comme une spécialiste de l'histoire de l'éducation des filles, comme en témoignent ses nombreuses publications dans différentes revues françaises et anglo-saxonnes (voir liste partielle d'articles publiés). Depuis ce temps, elle n'a cessé de poursuivre ses investigations autour de l'histoire de l'éducation féminine au XIXe siècle, allant également vers des questions plus contemporaines comme la mixité et désormais à l'histoire de l'éducation des filles en contexte colonial. Son livre le plus récent est une biographie d'une institutrice française, Eugénie Luce (1804-1882), qui a créé la première école pour jeunes filles musulmanes à Alger en 1845[1]. Ce livre a reçu le Prix Mary and Philip Boucher de la French Colonial History Society.

Depuis plusieurs années, elle est aussi reconnue pour ses nombreuses publications à portée historiographique : dans le domaine de l'histoire des femmes et du genre et dans le domaine de l'histoire de l'éducation. En 2014 elle a été élue membre du comité exécutif de ISCHE (International Standing Conference for the History of Education); à l'Assemblée Générale en 2015 elle est élue Présidente[2].

Elle fait partie de plusieurs comités de rédaction de revues scientifiques : (Histoire de l'éducation, Clio. Femmes, genre, histoire, History of Education Quarterly, Paedagogica Historica[3], etc.). Elle a participé à la constitution de la revue Genre&Histoire (en ligne) pour laquelle elle a assuré le rôle de directrice de publication entre 2007 et 2009.

En outre, elle a participé à la fondation de l'association Mnémosyne au début des années 2000. Cette association s'est donnée pour but « le développement de l'histoire des femmes et du genre en France, dans les universités comme dans tous les lieux, institutionnels, associatifs et culturels d'enseignement, de formation, de recherche et de conservation » (selon le second article de ses statuts).

Elle est membre du comité directeur de l'Institut du genre du CNRS crée en 2012 et chargée de mission pour la parité hommes/femmes de l'Université Paris Descartes depuis 2012 Études de genre[4]. Elle est chevalière de la Légion d'honneur (2015)[5]

En 2015, elle soutient la réforme du collège portée par Najat Vallaud-Belkacem en signant une tribune dans Le Monde[6].

Publications: Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Les Espaces de l'historien, avec Jean-Claude Waquet et Odile Goerg, Presses Universitaires de Strasbourg, 2000.
  • La Mixité dans l’éducation : enjeux passés et présents, ENS Éditions, 2004.
  • (en) From the Salon to the Schoolroom : Educating Bourgeois Girls in Nineteenth-Century France, Penn State University Press, 2005.
  • Les Demoiselles de la Légion d'honneur. Les maisons d'éducation de la Légion d'honneur au XIXe siècle, Plon, 1992 ; Perrin, 2005.
  • Les Bourgeoises au pensionnat. L’éducation féminine au XIXe siècle, Presses universitaires de Rennes, 2007 (traduction de l'Américain par Céline Grasser de : From the Salon to the Schoolroom : Educating Bourgeois Girls in Nineteenth-Century France, Pennsylvania State University Press, 2005).
  • L’Éducation des filles. XVIIIe-XXe siècles. Hommage à Françoise Mayeur, avec Pierre Caspard, Jean-Noël Luc, numéro spécial de la revue Histoire de l'éducation, no 115-116, 2007.
  • (en) Girls’ Secondary Education in the Western World. From the 18th to the 20th Century, avec Joyce Goodman et James C. Albisetti, Palgrave Macmillan, 2010.
  • La Fabrique des filles. L’éducation des filles de Jules Ferry à la pilule (Avec Françoise Thébaud), Paris, éditions Textuel, 2010
  • (en) A Frenchwoman’s Imperial Story : Madame Luce in Nineteenth-Century Algeria, Stanford, Stanford University Press, 2013
  • avec Pascale Molinier,dir., Les femmes dans le monde académique. Perspectives comparatives, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2015.

Liste partielle d'articles publiés[modifier | modifier le code]

  • (en) "Competing Visions of Female Education in Post-Revolutionary France", History of Education Quarterly, 34, 1994, p. 147-170.
  • (en) "Boarding Schools, Women Teachers and Domesticity : Reforming Girls' Education in the First Half of the XIXth Century", French Historical Studies, 19, 1995, p. 153-181.
  • (en) "Schools, Discipline and Community : Diary-Writing and Schoolgirl Culture in Late XIXth-Century France", Women's History Review, 4, 1995, p. 525-554.
  • "Le professeur a-t-il un sexe ? : les débats autour de la présence d'hommes dans l'enseignement secondaire féminin, 1840-1880", Clio : Histoire, Femmes et Société, 4, 1996, p. 221-239. http://clio.revues.org/index445.html
  • (en) "Retrograde or Modern ? : Unveiling the Teaching Nun in Nineteenth-Century France", Social History [GB], 23, 1998, p. 146-164.
  • (en) "French Education for British Girls in the Nineteenth Century", Women’s History Magazine, 42, 2002, p. 21-29.
  • "La sous-maîtresse française au XIXe siècle : domestique ou enseignante stagiaire ?", Histoire de l’education, 98, 2003, p. 37-60. http://histoire-education.revues.org/index1009.html
  • (en) "Telling Stories about the Colonies : English and French Women in Algeria in the 19th century", Gender and History, vol. 21, 1, 2009, p. 39-59.
  • (en) "Teaching morality and religion in nineteenth-century colonial Algeria: gender and the civilizing mission », History of Education, 40/6, 2011, p.741-759.
  • (en) "Language learning versus vocational training : French, Arab and British voices speak about indigenous girls’ education in 19th-century colonial Algeria, » Paedagogica Historica,48/3, 2012, 369-379.
  • "Relations entre femmes dans l’Alger colonial : Henriette Benaben (1847-1915) et son école de broderies « indigènes »", Genre & Colonisation, 1, printemps,2013, 147-169. 

Articles à portée historiographique[modifier | modifier le code]

  • "Écrire l’histoire des enseignantes : une historiographie aux contours internationaux", Histoire de l’éducation, 98, 2003, p. 5-35. http://histoire-education.revues.org/index990.html
  • "État des lieux de la mixité. Historiographies comparées en Europe", Clio. Histoire, Femmes et Société, 18, 2003, p. 177-202. http://clio.revues.org/index620.html
  • "Les femmes et le genre dans l’histoire de l’éducation contemporaine", Historiens et géographes, 394, 2006, p. 111-120.
  • "The Politics of Writing the History of French Girls’ Education", History of Education Researcher, 80, 2007, p. 136-144.
  • "L’éducation des filles : Un siècle et demi d'historiographie", Histoire de l’éducation, 115-116, 2007. http://histoire-education.revues.org/index1422.html
  • "Réflexions méthodologiques et historiographiques sur les études ‘genre’ et l’histoire des religions", dans Nadine Weibel, Weiblicher Blick-Männerglaube. Religions d’hommes, regards de femmes : Beiträge zur Genderperspektive in den Weltreligionen, Waxmann, 2008, p. 15-27.
  • "Le catholicisme au féminin. Thirty Years of Women’s History », Historical Reflections, 39/1, 2013, 82-100.
  • "Congregações femininas e difusão de um modelo escolar: uma história transnacional », Pro-Posições vol.25 no.1 Campinas Jan./Apr.2014, p.

55-74. https://dx.doi.org/10.1590/S0103-73072014000100004.    

  • « Paedagogica Historica : Trendsetter or Follower? », Paedagogica Historica, 50/6, 2014, p.717-736. 

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Rebecca Rogers, A Frenchwoman’s Imperial Story : Madame Luce in Nineteenth-Century Algeria, Stanford, Stanford University Press, 2013. Voir aussi le page wikipedia d'Eugénie Luce
  2. « ISCHE »
  3. (en) « Paedagogica Historica online »
  4. « Membres du comité du GIS Institut du Genre » (consulté le 17 octobre 2013)
  5. Rebecca Rogers, CV en ligne [PDF] [1].
  6. Enseignement de l’histoire au collège : halte aux mensonges et aux fantasmes !, lemonde.fr, 14 mai 2015

Liens externes[modifier | modifier le code]