Rayonnement non-ionisant

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Symbole d'avertissement des rayonnements non-ionisants.

Un rayonnement non-ionisant désigne un type de rayonnement pour lequel l'énergie électromagnétique transportée par chaque quantum est insuffisante pour provoquer l'ionisation d'atomes ou de molécules. Ces radiations peuvent cependant avoir suffisamment d'énergie pour provoquer le passage d'un électron sur un niveau d'énergie plus élevé. Certains de ces rayonnements peuvent avoir des effets biologiques[1],[2].

Parmi les rayonnements non-ionisants, on compte les rayonnements du proche ultraviolet, la lumière visible, l'infrarouge, les micro-ondes et les ondes radio[3],[2].

Parmi les rayonnements cités comme non-ionisants, les plus énergétiques (ultraviolet proche, lumière visible) peuvent dans certains cas ioniser quelques molécules.

La lumière du soleil, largement filtrée par l'atmosphère terrestre, arrive à la surface de la terre essentiellement composée de rayonnements non-ionisants (à l'exception notable de certains rayonnements ultra-violets).

Risques pour la santé[modifier | modifier le code]

L'utilisation des rayonnements non-ionisants dans le champ médical comme dans la vie de tous les jours pose donc moins de problèmes que les rayonnements ionisants. L'un des principaux effets des rayonnements non-ionisants est un chauffage du corps.

En termes d'effets biologiques potentiels, les rayonnements non ionisants peuvent être divisés en

  1. Les radiations de la gamme optique et de l'infra-rouge peuvent exciter des électrons ;
  2. Les radiations dont la longueur d'onde est plus petite que le corps peuvent induire un chauffage du corps par courants induits (micro-ondes et rayonnements électromagnétiques de haute fréquence) ;
  3. Les radiations dont la longueur d'onde sont bien plus grandes que le corps humain peuvent plus rarement causer un chauffage via courants induits[2].
[1] Source Longueur d'onde Fréquence Effet biologique
Ultraviolet C Lumière destinée à la stérilisation par rayonnement 100 - 280 nm Érythème, pigmentation de la peau, photokératite
Ultraviolet B Cabine de bronzage 280 - 315 nm photokératite, érythème, pigmentation de la peau, cancer de la peau, réactions photosensitives de la peau, production de vitamine D
Ultraviolet A lumière noire, lumière du soleil 315 - 400 nm Cataracte photochimique, érythème, pigmentation de la peau
Lumière visible Lasers, lumière du soleil 400 - 780 nm Vieillissement de la peau, cancer de la peau, lésions rétiniennes photochimiques et thermiques.
Infrarouge A Lasers, télécommandes 780 nm - 1,4 µm Brulure thermique de la rétine, cataracte thermique, coup de soleil
Infrarouge B Lasers, communications à longue distance 1,4 µm - 3 µm 215 THz - 100 THz Brulure de la cornée, cataracte, coup de soleil
Infrarouge C laser Infra-rouge 3 µm - 1 mm 100 THz - 300 GHz Brûlures à la cornée, cataracte, échauffement de la surface du corps
Micro-ondes Téléphones portables dans la gamme PCS, four à micro-ondes, téléphones sans-fil, détecteurs de mouvement, radar, Wi-Fi 33 cm - 1 mm 1 GHz - 300 GHz Chauffage des tissus du corps
Ondes radio Téléphones portables, télévision, émetteurs radio 3 km - 33 cm 100 kHz - 1 GHz Échauffement du corps humain sur une épaisseur allant jusqu'à 1 cm
Basse fréquence câbles de transport de l'électricité > 3 km < 100 kHz Accumulation de charges électriques à la surface du corps, perturbation de la réponse des muscles et des nerfs

Rayonnements ultraviolets[modifier | modifier le code]

Les rayonnements ultra-violets sont connus pour leurs effets sur la peau. Ceux-ci peuvent être bénins comme le bronzage ou plus graves comme le coup de soleil. Sur les yeux, ils peuvent produire des cataractes[4].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Kwan-Hoong Ng Non-Ionizing Radiations – Sources, Biological Effects, Emissions and Exposures, Proceedings of the International Conference on Non-Ionizing Radiation at UNITEN, 20–22 oct. 2003
  2. a, b et c John E. Moulder, '[1], Medical College of Wisconsin
  3. Jacques Foos, Eugène Bonfand, Jean-Noël Rimbert, Manuel de radioactivité : Atome, noyau, désintégrations, énergie nucléaire, interactions, applications, Hermann, 2012
  4. Voir une revue : EH&S Hazards of Ultraviolet Light