Rayon de la mort

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Photographie du soi-disant rayon de la mort « inventé » par Harry Grindell Matthews (en), 1925.

Le rayon de la mort est un thème récurrent en science-fiction : il s'agit d'une arme projetant de l'énergie de façon dirigée, permettant de détruire un être humain ou un objet. Dans la science-fiction, il apparaît le plus souvent sous la forme d'un pistolet laser.

Ce concept de destruction à distance par rayonnement semble remonter à Archimède, qui se serait servi de miroirs pour concentrer la lumière du soleil et ainsi mettre le feu à des navires ennemis qui attaquaient la ville de Syracuse.

Nikola Tesla, scientifique serbe émigré aux États-Unis, avait offert les projets d'un « rayon de la mort » aux services américains mais, n'étant pas pris au sérieux, il vendit finalement ses services à l'URSS où il avait l'intention de créer des bobines Tesla surpuissantes appelées armes Tesla[réf. nécessaire]. À sa mort, il existait selon la rumeur un prototype de « canon antichar », mais le FBI ne put le récupérer et il n'est pas impossible qu'il ait été emporté par un espion soviétique. L'arme n'a pas été développée plus avant par les ingénieurs russes, et on peut donc en déduire que, si la rumeur est vraie, l'arme ne fut jamais opérationnelle.

Au XXIe siècle, malgré les progrès scientifiques et techniques, il est toujours difficile de créer un rayon de la mort, étant donné que chaque arme de ce genre serait bien trop gourmande en énergie pour reproduire ne serait-ce que le même potentiel destructeur qu'un pistolet normal. Cependant, les recherches se poursuivent, principalement autour du laser.

Des armes aveuglantes au laser ont pu être mises au point ces dernières années, mais elles ont été interdites avant même que leur production ne passe à une échelle industrielle (une première dans l'histoire de l'armement si l'on excepte l'interdiction de l'arquebuse par la papauté, qui ne fut alors pas observée)[1],[2].

Actuellement la seule arme, encore au stade expérimental, se rapportant à ce type est le système ABL qui consiste en un laser monté dans le nez d'un Boeing 747 destiné à détruire les missiles balistiques lors de leur phase d'accélération uniquement, soit dans les minutes qui suivent le lancement[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Stephen Dedman, « Murder in the Air : The Quest for the Death Ray », Extrapolation, vol. 51, no 1,‎ , p. 113-133 (DOI 10.3828/extr.2010.51.1.8)
    article repris dans : (en) Stephen Dedman, May the Armed Forces Be with You : The Relationship Between Science Fiction and the United States Military, Jefferson (Caroline du Nord), McFarland & Company, (ISBN 978-0-7864-9742-3), chap. 7 (« Murder in the Air : The Quest for the Death Ray »), p. 123-146.
  • (en) William J. Fanning, Jr., « The Historical Death Ray and Science Fiction in the 1920s and 1930s », Science Fiction Studies, Greencastle (Indiana), SF-TH Inc., vol. 37, no 2,‎ , p. 253-274 (JSTOR 25746409)
    article repris dans : (en) William J. Fanning, Jr., chap. 14 « The Historical Death Ray and Science Fiction in the 1920s and 1930s », dans Arthur B. Evans (dir.), Vintage Visions : Essays on Early Science Fiction, Middletown (Connecticut), Wesleyan University Press, (ISBN 978-0-81957-438-1), p. 298-324.
  • (en) William J. Fanning, Jr., Death Rays and the Popular Media, 1876-1939 : A Study of Directed Energy Weapons in Fact, Fiction and Film, Jefferson (Caroline du Nord), McFarland & Company, , 280 p. (ISBN 978-0-78649-922-9).
  • (en) Christopher Haley, « Science fiction and the making of the laser », dans Matthew Higgins, Geoff Lightfoot, Martin Parker, Warren Smith (dir.), Science Fiction and Organization, Londres / New York, Routledge, (ISBN 0-415-21588-9), p. 31-40.
  • (en) Jeff Hecht, « Half a Century of Laser Weapons », Optics and Photonics News, OSA Publishing, vol. 20, no 2,‎ , p. 14-21 (DOI 10.1364/OPN.20.2.000014).
  • (en) Cyndy Hendershot, « Paranoia and the Delusion of the Total System », American Imago, Johns Hopkins University Press, vol. 54, no 1,‎ , p. 15-37 (DOI 10.1353/aim.1997.0001).
  • (en) Mark H. Maier et Thomas J. Venanzi, « Return of the Death Ray : The Star Wars Defense Plan is a Costly Remake of an Old Fantasy », The Sciences, The New York Academy of Sciences, vol. 25, no 2,‎ , p. 30-33 (DOI 10.1002/j.2326-1951.1985.tb02778.x).
  • (en) David Seed, « The Strategic Defence Initiative : A Utopian Fantasy », dans David Seed (dir.), Future Wars : The Anticipations and the Fears, Liverpool University Press, (ISBN 978-1-84631-755-2), p. 180-200.
  • (en) Angela M. Smith, Hideous Progeny : Disability, Eugenics, and Classic Horror Cinema, Columbia University Press, coll. « Film and Culture Series », , 368 p. (ISBN 978-0-2311-5717-9 et 978-0-2311-5716-2), « Shock Horror and Death Rays Disabling Spectatorship », p. 195-232.
  • (en) Frank Thone, « Death Rays ? No ! », The Science News-Letter, Society for Science & the Public, vol. 27, no 728,‎ , p. 186-188 (DOI 10.2307/3911621, JSTOR 3911621).
  • (en) Stephen Vaughn, « Cinema and National Defense : Another Look at Ronald Reagan and Hollywood », dans J. Gary Clifford et Theodore A. Wilson (dir.), Presidents, Diplomats, and Other Mortals : Essays Honoring Robert H. Ferrell, Columbia / Londres, University of Missouri Press, (ISBN 978-0-8262-1747-9), p. 208-230.