Raymond Trouard

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Raymond Trouard
Description de cette image, également commentée ci-après
Raymond Trouard
(dessin de Georges Muguet).

Naissance
Étampes, Drapeau de la France France
Décès (à 92 ans)
Paris, Drapeau de la France France
Activité principale Pianiste
Site internet raymondtrouard.fr

Raymond Trouard est un pianiste français, né le à Étampes et décédé le à Paris.

Disque 78 tours de Raymond Trouard - Liszt

Biographie[modifier | modifier le code]

Au Conservatoire de Paris il a pour professeurs André Bloch, Joseph Morpain, Victor Staub, Emil von Sauer, Marcel Dupré, Paul Dukas, Philippe Gaubert et Bruno Walter. Il a pour camarades de classe Maurice Baquet, Henri Betti, Paul Bonneau, Léo Chauliac, Henri Dutilleux, Louiguy et Pierre Spiers. Il obtient son 1er Prix de piano en 1933 et un second Prix de direction d’orchestre en 1937. Il parfait ses études musicales avec Yves Nat, Sergueï Rachmaninov, Manuel Infante, Maurice Ravel.

Il donne son premier récital de piano en 1935. Il remporte le 1er Grand Prix Louis Diémer en 1939. Commence alors pour lui une grande carrière internationale qui le mènera dans le monde entier : en France bien sûr, mais partout en Europe, Angleterre, Allemagne, Autriche, Belgique, Italie, Espagne, Suisse, Norvège, Suède, Finlande, Danemark, Hollande. Il joue également en Amérique du Sud et en Amérique du Nord (États-Unis, Canada). Il joue en récital, et avec orchestre sous la direction des plus grands chefs : Philippe Gaubert, Pierre Monteux, Eugène Bigot, André Cluytens, Pierre Dervaux, Richard Beck, Carl Schuricht … Son répertoire est vaste, de Bach à Dutilleux. Il excelle dans Liszt dont il détient non seulement la technique mais aussi l’esprit par la filiation avec Emil von Sauer.

La critique française voit en lui l’un des maîtres du piano du XXe siècle :

  • « Une technique légendaire… des mains merveilleuses… une source de joie ». Bernard Gavoty - Clarendon – Le Figaro.
  • « Le piano, le somptueux piano d’Émile Sauer, de Rachmaninoff, et de Vladimir Horowitz, peut être fier de Monsieur Trouard ». (Jean Wiéner).
  • « La plus magnifique exécution du concerto en mi bémol de Liszt, dont il me souvienne depuis Busoni… ». (Jean Chantavoine).
  • « L’appassionata fut la plus belle ou la plus sublime - j’use sans hésiter du superlatif absolu – que j’entendis depuis Yves Nat ». (José Bruyr).

La critique internationale n’est pas moins élogieuse :

  • « Depuis longtemps Debussy n’a pas été interprété avec une force aussi ingénue, dans une approche aussi intuitive qu’à cette soirée donnée par Trouard ». Der Tagespiegel – Berlin.
  • « L’événement central du concert fut le concerto de Ravel avec Raymond Trouard. Le public comme l’orchestre (symphonique de Vienne) subirent la fascination du pianiste qui fut fêté avec enthousiasme ». Neues Osterreich – Vienne.
  • « Le jeu de Raymond Trouard fit de la Burlesque de Richard Strauss, un succès incontestable pour lui-même et pour l’œuvre ». Volkstimme – Vienne.
  • « C’est un artiste spirituel, plein de poésie, prenant, et du point de vue technique … légendaire ». Svenska Dagbladet – Stockholm.
  • « Raymond Trouard a l’ardeur intrépide, la technique d’acier, la sonorité claire et brillante, la franchise et la sûreté rythmique du grand virtuose ». Le Soir – Bruxelles.

Raymond Trouard figurait au rang des grands interprètes de Frédéric Chopin. Au disque, il donna une version de référence des 14 valses [1]. Il fit de nombreux enregistrements pour les firmes Odéon, puis CBS, ainsi qu'EMI. Ces enregistrements ont été remastérisés, et sont réédités (mai 2008) en un coffret de 11 CD par la firme Sony, coffret intitulé « Raymond Trouard : Une vie pour le piano ». Un livret y est inclus, avec une interview récente de l’artiste par Frédéric Gaussin (2007). De nombreux autres enregistrements sont en attente d'une future édition commerciale.

En 1953, il participe au court-métrage Trois hommes et un piano d'André Berthomieu où il joue au piano trois musiques classiques ainsi que C'est si bon avec Henri Betti et Léo Chauliac.

Raymond Trouard a eu de nombreux élèves tels que Michel Dalberto, Jean-Gabriel Ferlan, Eric Ferrer ou Marc-Henri Lamande, au Conservatoire National Supérieur de Paris où il fut professeur de 1969 à 1985.

Discographie[modifier | modifier le code]

LP 
  • Beethoven, Sonates pour piano nos 8, 14 et 23 (1962, LP Odéon XOC 813 / Senator WSR-814 / CBS 51013)
  • Chopin, Récital (LP Odéon ODX 143)
  • Chopin, « Récital Chopin au Palais de Chaillot » (LP Odéon XOC 810)
  • Chopin, Valses (1965, LP Odéon XOC 803 / CBS 51003)
  • Liszt, Concertos pour piano - Raymond Trouard, piano ; Orchestre Colonne, dir. Eugène Bigot (Odéon XOC 808 / CBS 51008)
  • Liszt, Rêve D'amour, La Campanella, Rhapsodies hongroises 2, 6 et 15... (LP Odéon XOC 806 / CBS 51006)
  • Liszt, Sonate en si mineur, Funérailles, Légendes (LP CBS 51086)
CD 
  • « Raymond Trouard, une vie pour le piano » (1948-1965, 11CD Sony 88697 318462) (OCLC 658359800)

Notes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]