Raymond Roussel

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Raymond Roussel
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Raymond Roussel à 19 ans (1896)

Naissance
Paris, Drapeau de la France France
Décès (à 56 ans)
Palerme, Sicile, Drapeau de l'Italie Italie
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture français
Mouvement surréalisme

Œuvres principales

Signature de Raymond Roussel

Raymond Roussel, né à Paris, le [1] et mort à Palerme, en Italie, le , est un écrivain, dramaturge et poète français.

Biographie[modifier | modifier le code]

L'auteur âgé de 18 ans : c'était là son portrait préféré[2].

« On en sait plus sur Virgile que sur lui » écrit Jean Ferry. Pour résoudre certaines énigmes de sa biographie, on peut interroger Roussel lui-même en consultant Comment j'ai écrit certains de mes livres, publié deux ans après sa mort.

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Raymond Roussel est né le samedi 20 janvier 1877 à h du matin[3] au 25 boulevard Malesherbes (Paris) dans un milieu extrêmement aisé. Ses parents sont Eugène Roussel, 47 ans, agent de change et fils d'un avoué normand, et Marguerite Moreau-Chaslon, 30 ans, fille du président du conseil d'administration de la Compagnie générale des omnibus, Aristide Moreau. Il est le cadet d'une famille de trois enfants : un frère, Georges, et une sœur, Germaine. Après des études musicales, durant lesquelles il s'est essayé à la composition, mais vainement, « la musique restant rebelle »[4], il décide à dix-sept ans de ne plus faire que des vers, dans une versification parfaite, il écrit nuit et jour pendant de longues périodes.

En 1883, la famille Roussel quitte le boulevard Malesherbes pour s'installer dans un hôtel particulier[5], au 50 rue de Chaillot qui deviendra le 20 rue Quentin-Bauchart, et sera l'adresse de Raymond de 1928 jusqu'à sa mort. Il a 16 ans quand il est admis au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, en classe de piano.

Premiers écrits[modifier | modifier le code]

En 1894, sa mère, sa sœur et lui-même héritent de la fortune du père, ancien agent de change, mort le 6 juillet. Cette fortune, qui sera gérée par le père de Michel Leiris, est alors estimée à environ 40 millions de francs-or. Raymond Roussel commence à écrire des vers pour accompagner ses compositions musicales. À 17 ans, il écrit Mon Âme[6], un long poème publié trois ans plus tard dans Le Gaulois.

En 1896, il commence l'écriture d'un long poème intitulé La Doublure. Pendant la rédaction de cette œuvre, il a ce qu'il appellera une « curieuse crise » où, durant quelques mois, il éprouve une « sensation de gloire universelle d'une intensité extraordinaire ». En octobre, il est à Milan avec sa mère. Il s'éveille à la vie et à la poésie.

La Doublure, paru le 10 juin 1897, reste son premier livre mais s'avère cependant un échec complet : « J'eus l'impression d'être précipité jusqu'à terre du haut d'un prodigieux sommet de gloire », témoigne Roussel. Il tombe alors en dépression. Il est soigné par le psychiatre Pierre Janet qui décrira son cas dans De l'angoisse à l'extase (1926)[7]. Ses insuccès provoquent chez lui de véritables crises de délire.

Raymond Roussel fréquente les salons mondains, y rencontre Marcel Proust. En 1899, il rend visite à Jules Verne[8]. Il admirait aussi Pierre Loti et Paul Bourget.

L'écrivain et le dramaturge[modifier | modifier le code]

Au moment de la parution d'Impressions d'Afrique, en 1910, il est de nouveau déçu. Le roman reçoit peu d'échos. Personne ne s'y intéresse, sauf Edmond Rostand qui propose d'en faire une « pièce extraordinaire ». Roussel en fait alors jouer successivement trois versions, mais la critique s'acharne sur la pièce qui s'avère un échec.

L'année 1911 est marquée par la mort de sa mère. Sa sœur, Germaine Roussel (1873-1930), duchesse d'Elchingen, s'installe dans l'hôtel particulier familial.

En janvier 1914, c'est la parution du roman Locus Solus qui n'est guère mieux accueilli que les précédents.

En 1920 et 1921, Roussel effectue un tour du monde. Il séjourne notamment à Tahiti, sur les traces de Pierre Loti.

La fameuse roulotte automobile présentée ici sur une carte postale (1925) imprimée aux frais de l'auteur.

En 1923, Roussel charge Pierre Frondaie de faire une adaptation théâtrale de Locus solus, qui rencontre aussi un notable insuccès et provoque même des disputes. Roussel accède ainsi à une forme de célébrité par le scandale.

Le , pensant que ses pièces échouaient parce qu'elles n'étaient que des adaptations, Roussel écrit directement pour la scène L'Étoile au front, mais c'est encore un échec accompagné de protestations et de bagarres : « Pendant le second acte, un de mes adversaires ayant crié à ceux qui applaudissaient : « Hardi la claque », Robert Desnos lui répondit : « Nous sommes la claque et vous êtes la joue ». Le mot eut du succès et fut cité par divers journaux. »[9]

Le , La Poussière de soleils, sa dernière pièce, est jouée au Théâtre de la Porte-Saint-Martin, dans les décors de Numa et Chazot : « On s'arracha les places, et l'affluence y fut énorme. Beaucoup ne venaient que pour avoir le plaisir d'assister à une séance houleuse et d'y jouer leur rôle. Cependant la représentation fut calme. »[9] La critique fut toutefois encore assez négative.

En 1932 paraît le dernier livre publié de son vivant, Nouvelles Impressions d'Afrique.

tombeau
Tombe de Raymond Roussel au cimetière du Père-Lachaise.

Ces Nouvelles impressions comportent notamment une impressionnante succession de parenthèses emboîtées. Dans Une étude sur Raymond Roussel [10] Jean Ferry suppose que cette disposition cache un message dans l’alphabet inventé par le peintre Samuel Morse. Il a l’idée de transcrire la succession de parenthèses du second chant en considérant chaque parenthèse comme une brève et le texte inclus comme une longue — mais il manque les espaces qui séparent les lettres. La suite de brèves et de longues reste donc l’hypothèse d’un “message” jusqu’en 1993, avec son décryptage par (un autre peintre) Jean-Max Albert. Il révèle ( au moins en partie) une recommandation pour le moins rousselienne, inspirante pour les surréalistes et qui ne peut être fortuite : REVIS TES REVES EN EVEIL. [11],[12]

La mort : suicide ou intoxication ?[modifier | modifier le code]

Début juin 1933, Roussel décide de partir se reposer à Palerme[13], loue une voiture et embauche un mystérieux jeune chauffeur, conducteur de taxi, dont le nom est resté inconnu : son neveu Michel Ney assiste à leur départ de Paris, rue Quentin-Bauchard. Charlotte Fredez dite « Dufrêne », 53 ans, n'est pas du voyage, elle rejoint Roussel plus tard.

Le , il est retrouvé mort dans sa chambre d'hôtel, au Grand Hotel Et Des Palmes[14], à Palerme, à la suite, selon le rapport du médecin légiste, d'une « ingestion excessive de barbituriques » (du Sonéryl, un somnifère). Le 2 juillet, il avait cependant tenté de s'ouvrir les veines avec son rasoir, mais fut soigné par son majordome, Tomasso Orlando di Gaetano, 29 ans, embauché vers le 14 juin, qui logeait au Savoia[15], l'hôtel voisin, et par sa « gouvernante ou infirmière », Charlotte, qui elle, résidait dans la chambre voisine de celle de Roussel[16]. Le chauffeur n'a jamais été inquiété ni n'est nommé dans le rapport de police : il se serait présenté par la suite à Michel Ney en réclamant de l'argent. Le rapport précise par ailleurs que, parmi les biens retrouvés dans la chambre de Roussel (la 204), se trouvaient, outre une quantité importante de médicaments[17], un manuscrit contenant un journal intime (tenu par Charlotte) énumérant, jour après jour, l'ingestion de différentes substances : Leonardo Sciascia, ainsi que Caradec, laissent entendre par là que Roussel cherchait, non pas à se tuer, mais à expérimenter une forme d'extase, trait caractéristique de la personne qui consomme des stupéfiants. Autrement dit, Roussel serait mort des suites d'une « overdose ».

Le 3 août 1933, la nouvelle de sa mort est enfin publiée dans Paris-Midi et l'article est signé Pierre Lazareff.

Son neveu Michel Ney est nommé principal héritier : Roussel lui a écrit quelques mois avant son décès, en s'excusant de ne plus avoir un sou.

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise.

Deux ans plus tard est publié un ouvrage posthume, Comment j'ai écrit certains de mes livres.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Ordre chronologique de l'édition originale :[18]

  • La Doublure, roman en vers, Alphonse Lemerre éditeur, 1897
  • « Mon Âme »[19], poème publié dans Le Gaulois, 12 juillet 1897
  • Chiquenaude, récit, Alphonse Lemerre éditeur, 1900
  • « La Vue », poème, in Le Gaulois du dimanche[20], 18-19 avril 1903
  • « Le Concert » in Le Gaulois du dimanche, 27-28 juin 1903
  • La Vue, suivi de Le Concert et La Source, Alphonse Lemerre éditeur, 1904
  • « L'Inconsolable » in Le Gaulois du dimanche, 10-11 septembre 1904
  • « Têtes de carton du carnaval de Nice » in Le Gaulois du dimanche, 26-27 septembre 1904
  • « Nanon » in Le Gaulois du dimanche, 14-15 septembre 1907
  • « Une Page du folk-lore breton » in Le Gaulois du dimanche, 6-7 juin 1908
  • Impressions d'Afrique, roman publié en feuilleton in Le Gaulois du dimanche du 10 juillet au 20 novembre 1909 ; puis édité par Alphonse Lemerre, 1910
  • Locus Solus, Alphonse Lemerre éditeur, 1914[21].
  • « Quelques heures à Bougival » in Le Gaulois du dimanche du 6 décembre 1913 au 28 mars 1914
  • L'Allée aux lucioles, roman commencé en 1914 et inachevé[22]
  • Pages choisies d'Impressions d'Afrique et de Locus Solus, Alphonse Lemerre, 1918
  • L'Étoile au Front, théâtre, Alphonse Lemerre, 1925
  • La Poussière de Soleils, théâtre, Alphonse Lemerre, 1927
  • Nouvelles Impressions d'Afrique, suivi de L'Âme de Victor Hugo, Alphonse Lemerre, 1932
  • Comment j'ai écrit certains de mes livres, Alphonse Lemerre, 1935
  • Indications pour 59 dessins, Cahiers GLM, mars 1939
  • Flio, texte inédit présenté par Michel Leiris in Bizarre, 1964, p. 2-13
  • Épaves (1911-1932), À la Havane, Damiette, inédits, Pauvert, 1972
  • La Seine suivi de La Tonsure, inédits, « Œuvres III », Fayard, 1994
  • Les Noces, roman en vers inédit et inachevé, « Œuvre inédite » tome V-VI, Fayard, 1998

Une littérature exigeante[modifier | modifier le code]

Ses premiers livres, La Doublure, La Vue, Impressions d'Afrique, n'obtinrent aucun succès. Tous ses autres ouvrages, comme Locus Solus ou L'Étoile au front, furent perçus comme des œuvres déroutantes. En 1932, il fit paraître ses Nouvelles Impressions d'Afrique, suivies de 59 énigmatiques photogravures issues de dessins à la plume commandés[23] à Henri-Achille Zo.

Dans Comment j'ai écrit certains de mes livres (1935), Raymond Roussel explique les mécanismes de son écriture imaginaire, en insistant notamment sur :

  • l'homophonie, la paronymie, les métagrammes, pratiques relevant de la langue des oiseaux[24] ;
  • les bouts-rimés, contrainte formelle essentiellement poétique au cœur de la dialectique entre nécessité et signification de la langue;
  • l'enchâssement, mode d'écriture consistant à placer des incises dans des incises, à l'image de la règle dite des parenthèses en calcul algébrique[25].

Son faible succès auprès de ses contemporains, voire le mépris ou l'incompréhension qu'il en reçoit, l'amènent à publier à compte d'auteur, d'où le jeu de mots dans le titre de son ouvrage Impressions d'Afrique, à comprendre « impressions à fric », conformément aux mécanismes de construction/déconstruction du langage et du double sens employés dans ses ouvrages.

Personnalité[modifier | modifier le code]

Une imagination débordante[modifier | modifier le code]

Raymond Roussel fut un inventeur dans bien des domaines :

  • pour son propre agrément et en prévision de nombreux voyages, il conçoit un modèle de roulotte automobile[26] (ancêtre du camping-car).
  • pour faciliter la lecture de ses livres il imagine une « machine à lire » ;
  • il enregistre le dépôt d'un brevet sur l'utilisation du vide ;
  • il est l'auteur de la formulation aux échecs d'une méthode de mat dans le cas de la finale roi, fou et cavalier contre roi seul[27] ;
  • il aurait fait la découverte d'un théorème mathématique, etc.

Excellent pianiste, il a aussi été médaille d'or de tir au pistolet.

Il était, par ailleurs, l'oncle de Michel Ney, descendant du Maréchal Ney : à la suite du mariage de sa sœur, il fut lié aux Bonaparte[28].

Un homosexuel contraint à la discrétion[modifier | modifier le code]

Longtemps objet de débat, par manque de sources sur l'écrivain, l'homosexualité de Raymond Roussel ne fait aujourd'hui aucun doute. Son premier biographe, François Caradec, l'évoque à plusieurs reprises[29], s'appuyant sur les travaux du psychiatre Pierre Janet qui présenta le cas de son patient, Raymond Roussel donc, dans De l'angoisse à l'extase (sans jamais parler explicitement d'homosexualité)[30], mais également sur les témoignages d'amis et de proches comme Michel Leiris ou son neveu Michel Ney.

Toutefois, il est à noter qu'en 1904, le journal financier et antisémite La Cocarde dévoila sur ses deux premières pages l'homosexualité de Roussel : il y est accusé de « délits ou crimes » et sont évoquées ses rencontres avec « de nombreux mineurs de sexe masculin ». Le scandale fut étouffé grâce à l'intervention de la mère de Raymond[31].

S'il n'en fit jamais publicité ou ne s'exprima pas sur cette histoire de manière explicite, il ne fut pas non plus un militant de la cause homosexuelle, et en cela, son attitude peut être comparée à celle de Marcel Proust. Dans les notes publiées en 1930 sous le titre Opium, Jean Cocteau évoque la similitude entre Roussel et Proust :

« C'est une similitude sociale et physique de silhouettes, de voix, d'habitudes nerveuses prises dans un même milieu où ils vécurent leur jeunesse. Mais la différence de l'œuvre est absolue. Proust voyait beaucoup de monde. Il menait une vie nocturne très complexe. Il puisait dehors les matériaux de ses grandes horlogeries. Roussel ne voit personne. Il ne puise qu'en lui-même. Il invente jusqu'aux anecdotes historiques. Il machine ses automates sans le moindre secours extérieur[32]. »

Postérité[modifier | modifier le code]

Adulé des jeunes surréalistes (dont André Breton), défendu par Jean Cocteau, Louis Aragon, Michel Leiris[33], Paul Éluard, Marcel Duchamp, Georges Perec, François Caradec[34] ou Michel Foucault[35], cet écrivain fut assez peu lu, compte tenu en définitive moins de la complexité de ses ouvrages que du caractère singulier de ce qui s'y passe.

En 1963, l'éditeur Jean-Jacques Pauvert amorce la réédition de son œuvre entière.

En 1989, une malle contenant de nombreux documents et manuscrits appartenant à Raymond Roussel est retrouvée chez un garde-meuble[36]. On y découvre en particulier plusieurs textes inédits, notamment, La Seine.

En 1991 a lieu la « Décade Roussel », colloque de Cerisy-la-Salle. L'année suivante, une exposition à la BNF présentent des manuscrits inédits.

En 1993 est signé un accord de publication entre les Éditions Fayard et la BNF pour publier les Œuvres complètes de Raymond Roussel. L'année suivante, une adaptation théâtrale de La Seine, présentée au Festival d'Avignon, est retransmise par France Culture.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages généraux[modifier | modifier le code]

Monographies[modifier | modifier le code]

Études et articles[modifier | modifier le code]

  • Collectif, Raymond Roussel, numéro spécial 34-35, Paris, Jean-Jacques Pauvert, 2e trim.1964, 160 p.
    Vingt articles de présentation et analyses, sous la direction de Jean Ferry
  • Leonardo Sciascia, Actes relatifs à la mort de Raymond Roussel, préface de Jean Ricardou, postface de Gérard-Julien Salvy, L'Herne, 1972. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • « Raymond Roussel », revue L'Arc no 68, 1977, rééd. Duponchelle, 1990.
  • Sjef Houppermans, Raymond Roussel. Écriture et Désir, Paris, José Corti, 1985.
  • « Raymond Roussel », revue Europe, octobre 1988 — numéro dirigé par Pierre Bazantay et Patrick Besnier
  • Georges Perec & Harry Mathews (1975-76) : « Roussel et Venise, esquisse d'une géographie mélancolique » in Cantatrix Sopranica L. et autres écrits scientifiques, Éditions du Seuil, coll. « Librairie du XXe siècle », 1991 (ISBN 2-02-013650-3)
  • Collectif, Raymond Roussel : Perversion classique ou invention moderne ?, Paris, PUR, , 282 p. (ISBN 2-86847-081-5)
    Dix-huit conférences du colloque de Cerisy du 10 au 20 août 1991, sous la direction de Pierre Bazantay et Patrick Besnier
  • Pierre Courteau, Tombeau de Raymond Roussel, éd. L'incertain, 1993
  • Laurent Busine, Raymond Roussel Contemplator Enim. Sur les Nouvelles Impressions d'Afrique, ouvrage orné de 59 illustrations d'Henri-Achille Zo, Bruxelles, La Lettre volée, 1995.
  • (en) Mark Ford, Raymond Roussel and the Republic of Dreams, Cornell University Press, 2000 - préface de John Ashbery

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives numérisées de l'état civil de Paris, acte de naissance no 8/101/1877 (consulté le 13 novembre 2012)
  2. Dans son testament rédigé le 30 mai 1933, Roussel note, à l'intention des éditeurs, qu'il souhaite voire imprimée cette photo : « En tête de tous mes livres sur les tirages posthumes » (cité par François Caradec, Raymond Roussel, éd. Fayard, 1997).
  3. Réf. : Fr. Caradec, Biblio..
  4. Raymond Roussel, Comment j'ai écrit certains de mes livres, Paris, Pauvert, , 324 p. (ISBN 2-72020-187-1), p. 28.
  5. L'hôtel fut démoli dans les années 1950.
  6. Poème paru le 12 juillet 1897 dans Le Gaulois.
  7. (Consulter ce texte en ligne.).
  8. cf. Alexandre Tarrieu, « Un peu de Jules Verne chez Raymond Roussel », Revue Jules Verne, no 12, 2001.
  9. a et b Raymond Roussel, Comment j'ai écrit certains de mes livres, éd. Gallimard, coll. L'imaginaire, p. 32. On retrouve ce dialogue dans le film d'Henri Jeanson "Lady Paname" (1950), entre le photographe Gambier dit Bagnolet (Louis Jouvet) à Chacaton, président d'une ligue de vertu (Maurice Nasil), lors du tour de chant de Caprice (Suzy Delair).
  10. Jean Ferry, Une étude sur Raymond Roussel, Ed. Arcanes, Paris, 1953
  11. Digraphe N°67, Albert et Roussel, Mercure de France, Paris 1994.
  12. Richard Khaitzine, Fulcanelli et le cabinet du chat noir, Editions Ramuel, Paris 1997.
  13. Pourquoi choisir Palerme, ville suffocante en été ? L'hypothèse émise par ses biographes est la suivante : au début des années 1930, Palerme, tout comme Naples, est un port ouvert au trafic de marchandises réglementées, comme les médicaments. Charlotte Fredez, au service de Roussel depuis 23 ans, avoue avoir récupéré la somme de 15 000 francs avant de revenir au Grand Hôtel Et Des Palmes, sans doute avec les substances : le journal de prises de doses ne commence que le 25 juin, or Roussel est à Palerme sans doute depuis deux semaines déjà.
  14. Selon la graphie officielle de cet établissement.
  15. L. Sciascia (1972), op.cit., p. 43-44 : la note 5 précise qu'Orlando se souvenait d'un détail troublant, « que Roussel avait eu cette nuit-là, probablement pendant qu'il mourrait, une éjaculation ».
  16. Selon l'enquête menée par L. Sciascia (1972), cf. biblio, renvoyant à un article publié dans L'Ora le 10 décembre 1964 signé Mauro De Mauro (id., p. 56, note 10.
  17. La liste fournie par Sciascia dénombre les produits suivants : Phonadorme, Hipalène, Vériane, Rutonal, Sonéryl, Somnothyril, Neurinase, Acetile, Veronidin...
  18. D'après les travaux de Ginette Adamson, Le procédé de Raymond Roussel, Amsterdam, Rodopi, 1991, p. 101-103
  19. Les premiers jets remontent à 1894.
  20. Il s'agit du supplément dominical du quotidien Le Gaulois.
  21. Achevé d'imprimé le 24 octobre 1913.
  22. Publié au Presses du Réel en 2008 puis chez Pauvert en 2009 (in Raymond Roussel, Œuvre, tome IX).
  23. En réalité, Roussel passe par une agence de détective, laquelle lui recommande cet artiste (d'apr. Caradec (1972), cf. infra).
  24. In : Philippe G. Kerbellec, Comment lire Raymond Roussel : Cryptanalyse, Paris, J.-J. Pauvert et compagnie, coll. « Bibliothèque rousselienne », 1988, 264 p. (ISBN 978-2-8769-7035-9), p. 9 à 12
  25. L'auteur Ian Watson rendra hommage à Roussel et cette technique avec L'Enchâssement (The Embedding), prix Apollo et Nebula 1975, considéré comme l'un des chefs-d'œuvre de la science-fiction post-moderne.
  26. Les plans sont sans doute antérieurs à l'année 1920, mais c'est en 1925 qu'il prend la route, accompagné d'un chauffeur. Michel Leiris cite un curieux voyage entre Paris et Rome à la fin de l'année 1926 durant lequel Roussel ne quittait jamais son « logement mobile ». Sources : Revue La Bête noire, no 1, 1er avril 1935.
  27. Dans le numéro de novembre 1932 du journal L'Échiquier, d'après l'ouvrage Fischer : le roi maudit de Fernando Arrabal, qui reproduit l'explication de Roussel page 131.
  28. Précisions à lire à la fin de Comment j'ai écrit certains de mes livres.
  29. François Caradec, Raymond Roussel, Fayard, 1997 : « Ce qui semble avéré en tous cas, et que plusieurs témoins ont confirmé à Michel Leiris, c'est que jamais il ne coucha avec une femme. Il ne l'aurait toléré à aucun prix. » (p. 123). « Michel Ney [neveu de Roussel], dans une confidence à Jean Chatard, fait allusion à des bagarres dans des boîtes à matelots. Marins, plombiers, terrassiers... Mais il se fait aussi taper [c'est-à-dire qu'on lui demande de l'argent] par des comédiens douteux ou des camarades de régiment, sans qu'on sache toujours bien s'il s'agit de services ou de chantages. » (p. 125). Voir aussi Sjef Houppermans (1985), op. cit.
  30. P. Janet (1926), op.cit.
  31. Janine Germond, Raymond Roussel à la Une, Cahiers de l'Unebévue/EPEL, 2000 (ISBN 2908855585).
  32. Jean Cocteau, Opium, Le livre de poche, p. 92-93.
  33. Leiris, dont le père, Eugène, agent de change et homme de confiance de Roussel (qui lui confia des manuscrits), œuvra grandement à la reconnaissance posthume de ce dernier.
  34. François Caradec est l'auteur de Raymond Roussel 1877-1933 : biographie d'un écrivain excentrique et génial, Fayard, 1997.
  35. Michel Foucault est l'auteur de Raymond Roussel, Paris, Gallimard, 1963, 256 p. (ISBN 2-07-032728-0)
  36. Celui de la Société Bedel Lire la notice fournie par les Éditions Fayard.