Raymond Rallier du Baty

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Rallier du Baty.
Raymond Rallier du Baty
Captain Raymond Rallier du Baty on board the J.B. Charcot.jpg
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 96 ans)
Nationalité
Activité

Raymond Rallier du Baty était un navigateur français, né à Lorient (Morbihan) le et mort à Talant (Côte-d'Or) le . Il mènera deux expéditions dans l'archipel des Kerguelen.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des études en hydrographie à Nantes, il offre ses services à Jean-Baptiste Charcot, qui part en 1903 pour sa première expédition au pôle Sud. Engagé comme matelot, il assiste néanmoins les scientifiques. Pendant ce séjour, Charcot baptise un îlot du nom de Rallier du Baty.

Au retour, il obtient son diplôme de capitaine au long cours.

En 1907, il monte sa première expédition, à bord d'un ketch de 45 tonneaux acheté à Boulogne, qu'il rebaptise le J.B. Charcot dont son frère Henry Rallier du Baty sera le capitaine[1]. Il atteint l'archipel des Kerguelen en mars 1908 (en mouillant à Port-Christmas), dont il dresse la première carte exacte.

Il y retourne en 1913 à bord de La Curieuse, mais l'expédition, qui doit s'achever en 1918, est interrompue en 1914 en Australie. En effet Raymond Rallier de Baty, apprenant que la France est en guerre, décide de rentrer défendre son pays.

Mobilisé, il sert comme pilote d'hydravion au centre d'aviation maritime de Dunkerque, et fonde le centre d'hydravion du Havre.

Après la guerre, il est capitaine de navire La Tanche qui mène des expéditions scientifiques et techniques visant à mieux comprendre le comportement des poissons pour mieux les pêcher, pour le compte du Conseil international pour l'exploration de la mer[2].

En 1925, il acquiert à Locmiquélic (Morbihan) l'île de l'ancien couvent des récollets, appelée Sainte-Catherine.

Il meurt le 7 mai 1978 à Talant (Côte-d'Or). Il est enterré au cimetière de Kerdeff à Locmiquélic.

Toponymie de l'archipel des Kerguelen[modifier | modifier le code]

On doit à Rallier du Baty une grande part de la toponymie de l'archipel des Kerguelen[3]. Si pour un grand nombre de toponymes, les noms choisis réfleteront la principale caractéristique du lieu, il utilisera largement aussi :

  • le nom de savants français comme Ampère, Lavoisier ou Pasteur, les noms d'hommes politiques français de son époque comme Clemenceau ou Poincaré[3].
  • le nom des mécènes de ses expéditions comme Prince de Monaco, Société de Géographie, Yacht-Club ou la marque de moteur Bolinders[3].
  • les toponymes existants de sa région d'origine, le sud de la Bretagne, comme Morbihan ou Port-Navalo.
  • le nom de ses compagnons de précédentes expéditions en Antarctique comme Charcot ou Matha.
  • des noms liés à l'aviation qu'il pratiquait comme aéronavale ou Blériot[3]
  • les prénoms ou noms de membres de sa famille comme son frère, Henri Rallier du Baty, Levallois, Léontine, Jules ou Suzanne[3].
  • les noms de personnes ayant participé ou aidé à ses deux expéditions dans l'archipel des Kerguelen comme celui de son mécanicien, Carels ou des matelots Agnes, Boudoux et Larose[3].

Hommages[modifier | modifier le code]

Sont nommés d'après lui :

Une rue dans le centre de Rennes honore la mémoire de son ancêtre Toussaint-François Rallier du Baty, ancien maire de la ville sous Louis XV.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Gall, Erwan, « Rallier les Kerguelen », En Envor, consulté le 2 mars 2014.
  2. Henri Heldt. Le Thon commun en mer du Nord (Notes et mémoires de l'Office scientifique et technique de pêches maritimes), n° 22, texte de 1922 publié en 1923 (Archives d'Ifremer)
  3. a, b, c, d, e et f kerguelen-voyages.com

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]