Raymond Las Vergnas

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Raymond Las Vergnas, né le à Saint-Junien en Haute-Vienne et mort le à Paris, est un professeur de lettres universitaire, romancier, traducteur et critique littéraire français. Son domaine de prédilection est la littérature anglaise du XVIIIe siècle et du XXe siècle. Il a collaboré en tant que critique aux Nouvelles littéraires, à la Revue des annales et la Revue des deux mondes. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est prisonnier de guerre durant trois ans.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après avoir été professeur à l'Université de Lille[1], puis à l'Université de Besançon, Raymond Las Vergnas enseigne à partir de 1939 à la faculté des lettres de l'université de Paris (à la Sorbonne) dont il dirigera l'institut d'études anglaises et nord-américaines jusqu'en 1968.

Lorsque les événements de mai 68 débutent, il est aussi assesseur du doyen de la faculté des lettres et sciences humaines de l'université de Paris[2], Marcel Durry (nl) ; au cœur de ces événements, début juin, il est élu doyen de la faculté des lettres et sciences humaines de l'université de Paris, par deux assemblées différentes, une ne réunissant que les professeurs et une autre mélangeant professeurs et maîtres de conférences. Il restera à cette fonction de doyen de la Sorbonne jusqu'à l'éclatement de la faculté en 1971 et devient alors président de l'université Paris III « Sorbonne Nouvelle » poste qu'il occupera jusqu'à sa retraite en 1975. Après celle-ci, il se consacrera à plein temps à ses activités de conférencier pour l'Alliance française dont il a été vice-président aux côtés de Marc Blancpain ainsi qu'à de nombreuses traductions littéraires.

Pendant le Front populaire, de mai 1936 au début de 1937, Raymond Las Vergnas est chef de cabinet adjoint du jeune ministre de l’Éducation nationale et des Beaux-Arts, Jean Zay, aux côtés de Marcel Abraham et de Lucien Coudor, Pierre Boivin et René Paty[3]. En 1957, il est le fondateur universitaire du Centre d'études littéraires et scientifiques appliquées (CELSA) en lien avec plusieurs industriels comme Marcel Bleustein-Blanchet et François Dalle.

À la suite des événements de mai 1968, il propose en août 1968 à Edgar Faure la création du centre universitaire de Vincennes[4], université expérimentale ouverte aux non bacheliers dont il pilotera la création en s'appuyant sur de nombreuses personnalités intellectuelles et sera le premier président, mission qu'il quitte en 1969 pour se concentrer sur sa charge de doyen de la faculté des lettres et sciences humaines de l'université de Paris.

Il est professeur visitant titulaire de la Melodia E. Jones Chair de l'université de Buffalo en 1938-39 et en 1949-50. Il est président d'honneur de la Société française d’études victoriennes et édouardiennes et de la Société conradienne française.

On lui doit notamment une traduction en français du Livre des snobs de Thackeray, parue en 1945 et qui fait autorité. En 1964, il a reçu le prix du rayonnement de la langue et de la littérature françaises de l'Académie française[5] et fut second au Goncourt en 1954[6] derrière Simone de Beauvoir. Il a également traduit Joseph Conrad et Julian Barnes.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il a épousé le 27 décembre 1938, Anne-Marie Luc, femme de lettres, de son nom de plume Anne-Marie Soulac, union dont sont nés deux enfants, Marie-Laure Las Vergnas, ingénieur des Mines et l'astrophysicien et vulgarisateur Olivier Las Vergnas.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Œuvre[modifier | modifier le code]

Travaux universitaires[modifier | modifier le code]

Romans et essais[modifier | modifier le code]

  • L'Affaire Sartre, Haumont, 1946
  • Les Sabots de Nuremberg, Essays 4, L'homme méditant, 1947
  • La Flèche d'Idas, Bader-Dufour, 1949
  • La guerre plaît à Dieu, 4 vol, Albin Michel 1951-1954
  • Le bal continue, Albin Michel, 1952
  • Heure exquise, Albin Michel, 1954
  • La Vierge des brumes, Les Œuvres libres, Nouv. sér., vol. 110, 1955
  • Le Mystère Niagara, 1956
  • L'Angleterre change de cap, Hachette, 1957
  • Adieu, Cécilia, Les Œuvres libres, Nouv. sér., vol. 150, 1958
  • Les Enquêtes de Colette Lambert. Les yeux de la Sicile, Albin Michel, 1959
  • Charmante Bérénice, Les Œuvres libres, Nouv. sér., no 165, 1960
  • Cavalerie légère, Albin Michel, 1960
  • Mon ami Steve, Les Œuvres libres, Nouv. sér. vol. 179, 1961
  • Les Enquêtes de Colette Lambert. Rendez-vous à Piccadilly, Albin Michel, 1961
  • Cavalerie lourde, Albin Michel, 1962
  • Les Enquêtes de Colette Lambert. Le corbillard portugais, Albin Michel, 1963
  • Cavalerie céleste, Albin Michel, 1964
  • Les Enquêtes de Colette Lambert. Meurtres à Quiberon, Albin Michel, 1967
  • Le Tramway des Grands Bassins, Gallimard, 1976

Traductions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Biographies - Las Vergnas », sur irhis.recherche.univ-lille3.fr (consulté le 24 mai 2015)
  2. « Le Deuxième Sexe de Simone de Beauvoir »|, par Ingrid Galster, 2004, 332 p.
  3. « Jean Zay ministre de l'Éducation nationale et des Beaux-Arts - Archives Portal Europe », sur archivesportaleurope.net (consulté le 24 mai 2015).
  4. Voir sur ipt.univ-paris8.fr.
  5. « Raymond Las Vergnas | Académie française », sur academie-francaise.fr (consulté le 24 mai 2015).
  6. « Simone de Beauvoir, l'engagée » (consulté le 24 mai 2015)
  7. Réunit : La Folie Almayer ; Un paria des îles ; Le Nègre du Narcisse ; Inquiétude ; Lord Jim.

Liens externes[modifier | modifier le code]