Raymond Lafage

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Raymond Lafage
Raymond lafage buste lisle.jpg

Buste de Raymond Lafage, à Lisle-sur-Tarn (81)

Naissance
Décès
Activité

Raymond Lafage, né en 1656 à Lisle-sur-Tarn et mort en 1684 près de Lyon, est un dessinateur et graveur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formé par Jean-Pierre Rivalz, il forma en retour son fils, Antoine Rivalz[1].

À 16 ans, il se rend à Toulouse, chez un chirurgien où il pourra travailler l'anatomie[2].

Il rejoint l’Académie Royale à Paris où son talent lui vaut une pension du roi pour se rendre à Rome[3],[4],[Note 1].

À Rome, il remporte en 1679[5] le 1er prix de l’Académie St Luc pour son dessin « Moïse sauvé des eaux »[6].

Il meurt vers 28 ans: « La légende dit qu’il serait mort d’une chute d’âne en entrant dans une auberge ; sa tête aurait violemment heurté le linteau de celle-ci et aurait entraîné sa mort. »[7]

Œuvre[modifier | modifier le code]

Son œuvre s'inspire de scènes mythologiques[8]. Bien que mort très jeune, l'artiste a malgré tout atteint une renommée internationale, excellant dans les représentations de bacchanales[8] et inspirant de nombreux artistes comme Honoré Coussin[9] (1709-1779) et Franz Ertinger (1640-c.1710)[10].

Son ami le graveur et éditeur flamand Jean Vander Bruggen, impressionné par sa vitesse d'exécution et la qualité de son trait, lui assure une réputation auprès des marchands et des cabarets[11].En 1669, celui- ci publie un ouvrage intitulé "Recueil des Meilleurs Desseins de Raymond La Fage" regroupant cinquante sept reproductions de dessins de Lafage, auquel six graveurs de renom contribuent ( Gérard Audran, Gérard Edelink, François Ertinger, Charles Simonneau, Cornélis Vermeulen, Claude- Auguste Berey ). Ce sera un échec.

Les cabinets de dessins des musées de Toulouse (Musée Paul-Dupuy), de Rabastens (Musée du Pays rabastinois) et Lisle-sur-Tarn (Musée Raymond Lafage) conservent et exposent de nombreux dessins et gravures de l'artiste.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Pension royale ou mécène toulousain? Les deux sources diffèrent sur le financement de ce voyage

Références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jeanne Arvengas, Raymond Lafage Dessinateur, Toulouse, Editart Toulouse, impr. E. Privat, (ASIN B0014YI08K)
  • Pierre Maillard, Raymond Lafage graveur et ses graveurs : les raisons d'un échec, Mémoire pour la maîtrise de second cycle, Paris IV, 1978

Liens externes[modifier | modifier le code]