Raymond H. A. Carter

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Raymond H. A. Carter
Raymond H. A. Carter
Raymond H. A. Carter

Naissance
Rochefort-sur-Mer
Origine France
Allégeance France
Arme Gendarmerie Nationale
Grade Colonel
Années de service 1973-2006
Distinctions Chevalier de la Légion d’Honneur, Chevalier de l’Ordre National du Mérite, titulaire de la Croix de la Valeur Militaire, Officier de l’Ordre des Palmes académiques, Croix du Combattant, Médaille d’or de la défense nationale, Deux décorations pour Actes de courage et dévouement, Médaille d’or de la Jeunesse et des sports ainsi que d’autres décorations françaises et étrangères.

Raymond H. A. Carter, né le 17 avril 1955 à Rochefort-sur-Mer, est un officier supérieur de la gendarmerie nationale française ; il a effectué une carrière durant 35 ans au sein de cette Arme d’Elite[réf. nécessaire][pas clair] tout en travaillant avec les autres armées. Il est spécialisé dans le droit pénal international, l’aéronautique, la défense, la sûreté et la sécurité. Il est connu et reconnu au niveau international et notamment dans le monde des arts martiaux.

Enfance[modifier | modifier le code]

Raymond H. A. Carter est né à Rochefort-sur-Mer (Charente-Maritime) le 17 avril 1955, d'un père britannique et d'une mère portugaise[1].

Son père, Raymond A. D. Carter (né à Sydenham (Angleterre) en 1929) ancien élève des Universités de Genève et de Madrid, était l’interprète officiel du commandant des forces militaires interalliées américaines à La Rochelle (Charente-Maritime), bien qu’il ait été par ailleurs élève à l’École des Beaux Arts en Sculpture

Le Fou aux œufs

et Peinture (Voir « Le fou aux œufs » ci-joint, une de ces œuvres) et réalisa un certain nombre d’autres œuvres d’art. Musicien et écrivain, il est à l’origine de plusieurs ouvrages et études dont « le Scandale d’Oradour » majeur intitulé « Du Big Bang à l’Apocalypse » à paraître. Il parle couramment l’anglais, le français, l’allemand, le portugais, l’espagnol et le russe. Il fut également professeur d’anglais, d’allemand et d’espagnol à l’École Nationale de Douanes de La Rochelle où il créa une Méthode d’étude et un Manuel d’étude de l’anglais parlé et technique spécifiques au profit de cette administration.

Sa mère, Lucinda Carter née Da Silva Peixoto (née a Braga (Portugal) en 1932), de nationalité portugaise, anglaise puis française, était dans le commerce et géra durant de longues années la crêperie « La Fleur de Lys » à La Rochelle ; en l’absence de son mari souvent en mission sur le terrain, elle assurera l’éducation de Raymond ainsi que de son frère Gilles, pilote de ligne et commandant de bord ainsi que restaurateur d'avions anciens[2], et de ses deux sœurs, Lucinda, artiste peintre[3], et Anita, attachée de direction.

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

C’est à la Rochelle que Raymond H. A. Carter s’engage comme gendarme auxiliaire en 1973. Il intègre l’année suivante l’École de formation des sous-officiers de Châtellerault-Leblanc où déjà la reconnaissance de ses capacités en arts martiaux lui permet d’occuper un poste d’aide moniteur. Il commence ensuite une carrière en gendarmerie départementale, notamment en unité nautique (Il y interviendra en tant que Maître-Nageur-Sauveteur, pilote vedette et plongeur autonome) et de montagne (Stage de skieur militaire, etc.) jusqu’en 1980.

Major de promotion de l’École de formation des sous-officiers du Blanc, il est nommé maréchal-des-logis-Chef, après l’obtention de sa qualification d’Officier de Police Judiciaire, puis intègre ensuite l'École des officiers de la gendarmerie (EOGN)[4] de Melun et embrasse ainsi sa carrière d’officier dès 1981. Il a alors 26 ans.

Entre 1983 et 1987, il effectue quatre années en gendarmerie mobile et commande notamment le peloton isolé d’Égletons (Corrèze) chargé de la sécurisation de la résidence privée de Jacques Chirac alors Chef du gouvernement.

En 1987, il intègre les formations aériennes de la gendarmerie en France et à l’étranger en tant que pilote professionnel hélicoptère et avion puis sera instructeur en Afrique ; il commandera plusieurs unités aériennes, y menant notamment des missions de secours et de police judiciaire notamment au niveau transnational avec plusieurs pays (Luxembourg, Belgique, Allemagne, etc.). En 1997, il est nommé adjoint au commandant du groupement de gendarmerie départementale de la Vendée.

En 1999, il est affecté au Groupement des Opérations Extérieures et opère en Ex-Yougoslavie au sein de l’OTAN où il est notamment l’Officier de Liaison avec le Tribunal Pénal International pour l’ex-Yougoslavie (T.P.I.Y.) en contact avec Madame La Procureur Carla DEL PONTE. Il rejoint ensuite la Mission des Nations-Unies en Bosnie-Herzégovine en 2000 comme chef de cabinet du Haut-Commissaire Chef du Groupe International de Police (G.I.P.) où il supervise mille six-cent quarante sept (1647) policiers de quarante-six (46) pays différents ; il y prendra notamment la direction de la cellule antiterroriste des Nations-Unies à Sarajevo et travaillera également dans la lutte contre le crime organisé transnational et les crimes de guerre, génocides et crimes contre l’humanité, toujours en contact avec le T.P.I.Y.

En 2002, à la demande de Madame le Procureur Carla DEL PONTE auprès de la ministre française de la défense, Madame Michèle ALLIOT-MARIE, il intègre T.P.I.Y. et rejoint La Haye comme conseiller sûreté/sécurité pour cette magistrate internationale. Il crée et dirige à la demande du Procureur du T.P.I.Y. le ‘Tracking, Intelligence & fugitive Unit », unité chargée de la recherche du renseignement et des criminels de guerre en fuite. En 2004, il revient en France où il est chargé de la sûreté aérienne des principaux aéroports français en tant que commandant en second de la Gendarmerie des Transports Aériens au sein de laquelle il s’occupera notamment de la Section de Recherche de la GTA (5). Il continue de s’investir dans la lutte contre le terrorisme. De 2005 à 2006, il est sollicité auprès du Secrétaire Général de la Défense Nationale, services du Premier Ministre, et intègre la direction de la Protection et Sécurité de l’Etat. Il est chargé de mission dans la sécurisation des transports et leur sûreté dans le cadre du contre-terrorisme. Il assure également le contact pour le G8.

Carrière sportive[modifier | modifier le code]

C’est à l’âge de 14 ans que Raymond H. A. Carter entame sa « carrière » dans les arts martiaux et les sports de combat avec ses premiers compagnons et amis, Hervé Queffelec et Alain Verdon. Après l’obtention de son brevet de secourisme, il commence le karaté-do et l’aïkido en 1969 au sein du Club Rochelais d’Aïkido-Karaté (C.R.A.K.) avec ses professeurs André Guillon et Christian Orny rejoints par maître Claudy Valin qui deviennent ses amis.

À la suite de l’obtention de sa ceinture noire d’Aïkido 1er dan, il ouvre le premier club d’aïkido des Hautes-Alpes en 1979, l’« Aïkido-club haut alpin ». Il recherche l’amélioration des techniques de combat et d'auto-défense en prenant en compte la dimension du risque potentiel quotidien et la nécessité de développer et entretenir la ‘vigilance’ dans ses activités professionnelles notamment. Le manuel des exercices spéciaux à l’usage de la gendarmerie, de la maison d’édition Charles Lavauzelle & Cie, sera l’un des déclencheurs de cette démarche. C’est auprès de grands maîtres d’aïkido tels que maître Nobuyoshi Tamura, rencontré pour la première fois en 1971, maître André Nocquet, rencontré en 1981, ainsi que d’autres maîtres dont notamment le maître de karaté-do Guy Sauvin, et le maître d’aïkido Claude Pellerin qu’il aura la chance de travailler ainsi qu’auprès d’autres experts. Il a depuis créé plusieurs clubs civils de d’arts martiaux, de sports de combats et auto-défense en France et à l’étranger. Raymond H.A. Carter, en collaboration avec Kim Oriol, décide d’écrire un manuel d’une cinquantaine de pages au profit des officiers et des élèves officiers dont la publication sera acceptée par l’EOGN en 1982. Il constitue un aide-mémoire aux officiers élèves de cette école. Par la suite, il écrit l’ouvrage en trois tomes « Technique de Combat au corps à corps » avec son ami Kim, préfacé par le Préfet Christian Prouteau, alors commandant du fameux Groupe d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (G.I.G.N.) au sein duquel il interviendra comme instructeur au combat au corps à corps. Il perfectionne ses techniques avec ce dernier, ainsi qu’avec l’aide de Frédéric « Fred » Perrin, qui apparaît dans son ouvrage Technique de combat au couteau – knife fighting techniques. Il mettra au point et développera notamment les techniques de combat subaquatique, en liaison avec Roger Cadiou, compagnon de « records » de Jacques Mayol et plusieurs fois recordman du monde en apnée, qui donneront naissance à la publication du DVD Scubafighting[5], édité chez Budo international en 2004, ainsi que de deux autres sur les techniques de défense de police. Il est à noter que Raymond H. A. Carter s’illustre également dans la pratique des techniques de judo, jiu-jutsu, aïkijutsu, bujustsu, auto-défense, kobudo, tanto jitsu, et du combat au couteau ainsi que dans la pratique de la boxe : anglaise, française, thaï et kick-boxing. Raymond H. A. CARTER a été récompensé à plusieurs reprises au niveau international pour son travail et ses apports dans les arts martiaux et a notamment été nominé à trois reprises par l’École International des Arts Martiaux – Hall of Fame avec d’autres de ses amis dont Don « The Dragon » Wilson, 11 fois champion du monde de Kick Boxing, Ljubomir Vracarevic, 10e Dan « Real Aïkido », Charles Joussot, spécialiste notamment du Penchak Silat et en Self-Défense et Russell McCartney, spécialiste en iaïdo, pour ne citer que ces experts internationaux connus et reconnus.

Aujourd'hui, Président de la Fédération de Close Combat et de Recherche en Défense Tactique [6], il soutient et participe au travail des Jumeaux Saint-Vincent en développant la pédagogie et la didactique de cet art de combat au travers de supports écrits et visuels, et à la fois dans la volonté constante de revenir à l’origine de la discipline, conçue comme « art de la neutralisation » et améliorer et adapter les techniques aux besoins de la ‘société moderne‘. Il travaille avec eux sur d’autres manuels techniques et pédagogiques.

Retour à la vie civile[modifier | modifier le code]

Après près de 35 années au sein de la gendarmerie nationale française, il rejoint le rang des consultants-experts[7] internationaux dans plusieurs domaines liés à la sûreté  - sécurité des transports et des infrastructures / superstructures[8] (ports, aéroports, entreprises privées, etc.) sur les plans national et international. Il travaille en France ainsi qu'à l'étranger, notamment en Afrique[9], où il demeure aujourd'hui en Côte d’Ivoire et au Mali notamment.

Raymond H. A. Carter a parcouru un cursus universitaire durant de nombreuses années ; titulaire notamment d’un doctorat en droit public et d’un doctorat en droit pénal international, il est professeur[10] de droit pénal international au Centre d'études diplomatiques et stratégiques (C.E.D.S.) de Paris depuis 2004,il est également professeur associé de droit pénal international et de sécurité internationale au profit des Universités de Paris II Panthéon – ASSAS et Paris V – René Descartes depuis 2004 ; professeur de droit pénal international et de sécurité internationale intervenant au sein du Centre de Recherches et d’Actions pour la Paix (C.E.R.A.P.)[11], institut de la dignité et des droits humains rattaché à l’Université d’Abidjan depuis 2008 ; En 2007, il interviendra comme conseiller pédagogique expert au sein du Collègue Européen des Polices et pour d’autres organismes internationaux tout en effectuant diverses intervention (Conférences-débat le 05 décembre 2013 à la Sorbonne sur la Gendarmerie Nationale et la Piraterie et le terrorisme Maritime, etc.).

Expert international auprès de la Commission Européenne (C.E.) et de l’Organisation des Nations Unies (O.N.U.) en effectuant des missions en Afrique (Mali, Mauritanie, Niger, Tchad, etc.), il est également intervenant au sein du Centre Régional de Formation à la Lutte contre la Drogue (C.R.F.L.D.) de Grand-Bassam (Côte d’Ivoire) au profit des magistrats, policiers, gendarmes et douaniers des pays de l’Afrique du Centre et de l’Ouest.. Il continue à former divers personnels tant dans les domaines subaquatique, aquatique, terrestre et aérien tout en prodiguant ses enseignements techniques spécialisés et universitaires en France comme à l'étranger. Il s'intéresse aujourd'hui au niveau de l'expertise aux problèmes liés à la criminalité internationale comme la piraterie et le terrorisme maritime (voir notamment son récent article publié dans la revue « Enjeux Diplomatiques et Stratégiques – 2013 » du C.D.E.S. intitulé « La piraterie maritime : à la vois ‘brigandage’ et ‘terrorisme maritime’ dans le Golfe de Guinée et notamment en Côte d’Ivoire – p. 321 à 330), le terrorisme international, la criminalité organisée, la cybercriminalité et les crimes de guerre et crimes contre l'Humanité. Il a fondé en 1995 « l’Académie du Couteau et de Défense en Situation » (A.C.D.S.) représentée dans plusieurs pays d’Europe et au Mali. Il est également le fondateur en 2006 de l'association loi de 1901 intitulée « Nature & Sport Endurance », et il se consacre aujourd’hui au développement de ce projet notamment dans les techniques de « Survie » en ville et en campagne.

Formation[modifier | modifier le code]

Diplômes universitaires (principaux)[modifier | modifier le code]

  • 2004 : Doctorat en Sciences juridiques – Droit pénal international de l’Université de Poitiers[12].
  • 1998 : Doctorat en droit public de l’Université de Nice-Sophia-Antipolis.
  • 1990 : Diplôme en Criminologie de l’Institut des Sciences criminelles de Bordeaux.
  • 1989 : Diplôme de l’Enseignement Militaires Supérieur Scientifique et Technique – Aéronautique.

Diplômes sportifs[modifier | modifier le code]

  • Brevet d’État d'Éducateur Sportif - Option Aïkido, français
  • Brevet d’État de Professeur d’Arts martiaux et de Sports de Combat malien
  • Diplôme d’État de Maître-Nageur-Sauveteur
  • Brevet d'État d'Éducateur Sportif des Activités de la Natation – B.E.S.A.N.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Technique de combat au corps à corps (3 tomes), 1992[13], en collaboration avec Kim Oriol, Chiron
  • Technique de combat au couteau – Knifefighting technique, Édition Chiron, 1996
  • Combat et Défense Aquatiques, Chiron, 2007
  • La sûreté des transports, les transports face aux risques et menaces terroristes, Presses Universitaires de France, 2008
  • Stress et défense personnelle, bien s'en sortir en cas d'agression, avec Yves Le Mée, Chiron, 2006
  • Le tribunal international pour l'ex-Yougoslavie, préfacé par le professeur Jean Pradel, l'Harmattan, 2005
  • Le piège de la drogue, Chiron, 1998
  • La boxe thaïlandaise et le kick-boxing, avec Pascal Boyard, Chiron, 1997
  • Technique de combat au corps à corps, tome 3, avec Kim Oriol, Chiron, 1992
  • Technique de combat au corps à corps, tome 2, avec Kim Oriol, Chiron, 1992
  • Technique de combat au corps à corps, tome 1, avec Kim Oriol, Chiron, 2003
  • Pharmacodépendance et pharmacodélinquance[14], préface du professeur R. Bourdon et du docteur L. Hovnanian, Chiron, 1990
  • « Comment se défendre verbalement au quotidien » - La Parole, Arme Ultime, de la « communication Spychotactique », Préface du Professeur Emmanuel Caulier, Éditions L’Harmattan, 2014.
  • « Guide pratique de survie en zone urbaine et en campagne », Préface du Professeur Emmanuel Caulier, Éditions L’Harmattan, 2014.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]