Raymond-François Le Bris

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Raymond-François Le Bris
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Fonctions
Membre du Conseil économique, social et environnemental
-
Directeur
École nationale d'administration
-
Directeur général
Chambre de commerce et d'industrie de Paris
-
François Essig (d)
Jean-Daniel Marzolf (d)
Préfet de la Seine-Saint-Denis
-
Léon Saint-Prix (d)
Secrétaire général
Conseil pour l'avenir de la France (d)
-
Préfet de l'Ain
-
Roger Ninin (d)
Philippe Loiseau (d)
Préfet de l'Ariège
-
Alex Gobin (d)
Philippe-Marie Denis (d)
Président de l'université de Bretagne-occidentale (d)
-
Julien Querré (d)
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
Distinctions

Raymond-François Le Bris est un juriste et haut fonctionnaire français né le à Gouesnou (Finistère). Il a notamment été professeur de droit, préfet de l'Ariège (1977-1979), de l'Ain (1979-1981) et de la Seine-Saint-Denis (1986-1990), directeur de l'École nationale d'administration (1995-2000) et directeur général de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris (1990-1995).

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de François Le Bris, commerçant, et de Bernadette Lunven, Raymond-François Le Bris est élève au collège Notre-Dame-de-Bon-Secours à Brest avant de faire des études de droit à la Faculté des lettres et de droit de Rennes. D'abord assistant (1958) puis chargé de cours (1963) à la Faculté de droit de Rennes, il est reçu à l'agrégation de droit et devient professeur agrégé à la Faculté de droit de Bordeaux (1965-1968). Il se spécialise dans le droit civil et le droit international privé.

Le il épouse Jacqueline Pareau, dont il aura trois enfants (Bertrand, Florence, Béatrice). Il est directeur-adjoint de l'Institut Henry-Visioz des Antilles-Guyane (1966) puis professeur à l'Université de Bretagne occidentale (1969) et directeur de l'Institut de droit et des sciences économiques de Brest (1969). En 1971, il devient le premier président de l'université brestoise.

En 1972, il est nommé directeur délégué aux enseignements supérieurs et à la recherche au ministère de l'Éducation nationale où il devient très rapidement directeur général des enseignements supérieurs et de la recherche (1972-1974). Après l'élection de Valéry Giscard d'Estaing à la Présidence de la République, il devient directeur du cabinet de Jean-Pierre Soisson, Secrétaire d'État aux Universités (1974-1976).

Il reprend son enseignement à l'Université de Bretagne occidentale en 1976 mais l'année suivante, il est nommé préfet de l'Ariège (1977-1979) puis de l'Ain (1979-1981). Il démissionne au moment de l'élection de François Mitterrand à la Présidence de la République, estimant ne pouvoir conserver une fonction qu'il tenait de sa proximité personnelle avec Valéry Giscard d'Estaing. Il redevient alors professeur de droit et est élu à l'Université Paris-Dauphine (1981-1986). Parallèlement, il est secrétaire général du Conseil pour l'avenir de la France (1982-1986), fondé par Valéry Giscard d'Estaing.

En 1986, après la défaite de la gauche aux élections législatives, il est nommé préfet de la Seine-Saint-Denis, poste sensible en raison de l'importance de ce département de la petite couronne parisienne, dont le conseil général est alors présidé par le communiste Georges Valbon.

En 1990, après le retour de la gauche au pouvoir, Raymond-François Le Bris est nommé directeur général de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris (1990-1995). Il est ensuite nommé directeur de l'École nationale d'administration (1995-2000). Placé en position hors cadres en 2000, il est chargé de plusieurs missions par le Gouvernement, notamment sur la coopération administrative internationale (pour le ministère de l'Intérieur). Il est admis à faire valoir ses droits à la retraite et nommé préfet honoraire en 2001. Il continue d'être chargé de diverses missions publiques, notamment sur l'organisation et le fonctionnement des services de l'État à l'étranger (pour le Premier ministre et le ministère des Affaires étrangères, 2004-2005), sur la formation initiale des agents de l'État (pour le ministère du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, 2009).

Le , il est nommé au titre des personnalités qualifiées choisies en raison de leur compétence en matière d'environnement et de développement durable au Conseil économique, social et environnemental (CESE)[1].

Il est commandeur de la Légion d'honneur[2], officier de l'Ordre national du Mérite, commandeur des Palmes académiques, grand officier de l'ordre de Rio Branco (Brésil). Il est docteur honoris causa de l'université Loyola de La Nouvelle-Orléans et membre d'honneur de l'Université autonome de Saint-Domingue (République dominicaine).

Œuvres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Décret du 28 octobre 2010 portant nomination au Conseil économique, social et environnemental », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le 21 novembre 2010)
  2. décret du 31 décembre 2005

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Who's Who in France, 34e édition, 2002-2003, p. 1137

Liens externes[modifier | modifier le code]