Ravageurs de la tomate

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Aleurodes sur feuilles de tomate

Les principaux ravageurs de la tomate sont des insectes, en particulier thrips, aleurodes, pucerons, noctuelles et mouches mineuses, ainsi que des acariens et des nématodes. Ils sont dans l'ensemble moins nuisibles que les maladies[1].

Acariens[modifier | modifier le code]

Insectes[modifier | modifier le code]

Les aleurodes des serres, ou mouches blanches des serres (Trialeurodes vaporariorum) sont à redouter dans les cultures sous abri, ainsi qu'une autre espèce apparue plus récemment, l'aleurode du tabac (Bemisia tabaci). Cette dernière transmet le virus de la maladie des feuilles jaunes en cuillère de la tomate (TYLCV). En serre, une méthode de lutte biologique fait appel à un auxiliaire parasitoïde, Encarsia formosa (Hyménoptères) qui pond ses œufs dans les larves d'aleurodes.

Les thrips sont de minuscules insectes piqueurs qui provoquent un jaunissement des feuilles. L'un d'eux, le thrips des petits fruits (Frankliniella occidentalis) est en outre le vecteur du virus de la maladie bronzée de la tomate (TSWV)[2].

Meloidogyne incognita sur racine de tomate (grossi 500 fois)

Les doryphores se voient parfois sur les tomates, mais préfèrent nettement les pommes de terre.

La mineuse de la tomate (Tuta absoluta) est la larve minuscule (moins de 8 mm de long) d'un lépidoptère de la famille des Gelechiidae qui attaque les feuilles et le fruits de la tomate, ainsi que d'autre Solanacées. Ce ravageur, originaire d'Amérique du Sud, est apparu dans le bassin méditerranéen à partir de 2006 et en France en 2008[3]. La lutte contre ce nouveau ravageur passe, outre les mesures de prophylaxie, par des pièges à phéromones et l'emploi d'auxilaires parasitoïdes des œufs et des larves[4].

La chenille du papillon de nuit (hétérocère) suivant se nourrit de tomate :

Nématodes[modifier | modifier le code]

Les nématodes, notamment le nématode à galles, Meloidogyne incognita, sont présents tant en culture de plein champ qu'en serre, sauf en culture hors-sol. Ils provoquent la formation de nodosités sur les racines et freinent le développement des plantes. La lutte passe par la désinfection du sol. Certaines variétés modernes sont résistantes (gène Mi), ouplus exactement tolérantes, mais certaines souches de nématodes peuvent se montrer plus virulentes. Le choix de rotations appropriées est aussi un moyen de limiter les attaques[5].

Mollusques[modifier | modifier le code]

Les limaces, notamment la limace grise, Agriolimax agrestis, peuvent attaquer les jeunes plants.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Claude Chaux et Claude Foury, Production légumières, tome 3 : légumineuses potagères, légumes fruits, Tec & Doc - Lavoisier, Paris 1994, (ISBN 2-85206-969-5), p. 214
  2. Virus de la maladie bronzée de la tomate, Agri-Réseau, Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec, consulté le 30 mai 2009 [PDF]
  3. Tuta absoluta (Meyrick, 1917), fruits-et-legumes - Actualités, consulté le 6 juin 2009, [PDF]
  4. Mesures de lutte contre Tuta absoluta, FREDON-Corse, consulté le 6 juin 2009. [PDF]
  5. Les nématodes de la tomate, Ecological Agriculture Projects, Université McGill, consulté le 30 mai 2009.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]