Rapa Nui (film)

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Rapa Nui
Réalisation Kevin Reynolds
Scénario Kevin Reynolds
Tim Rose Price
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Durée 107 minutes
Sortie 1994

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Rapa Nui est un film américain réalisé en 1994 à l'Île de Pâques par Kevin Reynolds.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Mélodrame autour de l'affrontement de deux castes sur l'île de Pâques au XVIIe siècle, les « courtes oreilles » et les « longues oreilles ». Amis d'enfance, Make et Noro vont s'y disputer l'amour d'une femme, Ramana.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

Scénario[modifier | modifier le code]

Le scénario a été inspiré à Kevin Reynolds par les travaux du géographe Jared Diamond, qui de son côté en a tiré un livre intitulé Collapse. Le film n’est pas un documentaire mais une fable écologique et sociale, à vision géonomique montrant, sur une terre limitée, les interactions entre la démographie, l'économie, la religion, les clivages sociaux, la communauté humaine et l’environnement, et les effets domino qui en découlent. L’île et ses habitants symbolisent dans ce film la Terre et l’humanité actuelle, sans refléter la réalité des traditions pascuanes anciennes[1] :

  • les habitants ne se sont jamais imaginé être « les derniers hommes sur terre » et savaient parfaitement qu’ils faisaient partie du monde maori aux nombreux archipels puisque leur tradition orale conservait le souvenir de Hotu Matu'a, venu de Hiva ;
  • en langue maori, « Rapa-Nui » ne signifie pas « nombril du monde » mais « grande Rapa » (la « petite Rapa » étant située dans les îles Australes) ; Te pito o te fenua, « le nombril de la terre », était simplement le milieu de l’île, espace sacré et neutre pour les palabres et négociations ;
  • les « longues oreilles » n’étaient pas « la tribu des aristocrates » mais une classe sociale (en effet privilégiée) de chacun des neuf vai’hu (clans familiaux) de l’île : Aka’hanga, Anakena, Heiki’i, Mahetua, Taha’i, Tepe’u, Tongariki, Va’i Mata et Vinapu ;
  • les hopu, représentants de chaque clan, sautaient effectivement à la mer depuis la falaise d’Orongo, près du volcan Rano Kau, et nageaient à l’aide d’une gerbe de roseaux totora jusqu’à l’îlot Motu Nui, mais le film retrace cette tradition comme une violente compétition où l’on doit gagner contre les autres et dont le vainqueur fait du chef de son clan l’ariki nui, alors qu’en réalité, cette dignité héréditaire restait sein de la lignée Miru, descendant selon la tradition du fils aîné de Hotu Matu'a ; il n’y avait pas de combat et chaque hopu se postait auprès d’un nid de sterne Manutara afin que la volonté du dieu Make-make se manifeste par l’ordre de ponte des œufs : le hopu qui, le premier, voyait pondre la femelle Manutara qu’il avait choisi, ramenait l’œuf à l’ariki nui qui lui accordait pour un an la dignité de Tangata manu (« homme oiseau », arbitre des conflits entre clans, « neutre » et sacré) ; les autres œufs n’étaient pas prélevés.

Réalisation[modifier | modifier le code]

De nombreuses scènes ont été tournées sur place, mais aussi en studio, les gigantesques moaï que l'on voit dans le film ont été réalisés en polystyrène.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Alfred Métraux: Introduction à la connaissance de l'Île de Pâques, éditions du Muséum national d'histoire naturelle, Paris 1935, relatant les résultats de l'expédition franco-belge de Charles Watelin en 1934.

Liens externes[modifier | modifier le code]