Raoul II de Beaumont-au-Maine

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Raoul II de Beaumont-au-Maine (~ 960-~1015) est vicomte du Maine ; son origine est sujette à caution, la confusion et l'arbitraire présidant à la numérotation et à l'existence même des premiers vicomtes Raoul du Maine.

  • Il est peut-être le fils d'un certain Raoul Ier (vicomte du Maine dans la deuxième moitié du Xe siècle et frère de l'évêque du Mans Mainard) et d'une Godehilde (?) : voir ci-dessous des conjectures sur son origine. Par ailleurs, Raoul II est aussi numéroté Raoul III, car certains auteurs considèrent que son règne et sa vie sont trop longs pour appartenir à un seul vicomte et le décomposent donc en Raoul II et Raoul III ; ou bien font remonter les vicomtes Raoul du Maine à la fin du IXe siècle, bien plus loin que Raoul Ier, voir ci-dessous ; en tout cas, cela décale d'un cran au moins la numérotation des vicomtes Raoul de Beaumont ultérieurs.
  • Il ne fait peut-être qu'un avec Raoul Ier (on remarque à cet égard qu'une Godehilde est donnée comme femme de Raoul II, mais aussi de Raoul Ier). Il serait alors né vers 930-940-950, et disparu avant 1010 plutôt que vers 1010-1020 ? Ce serait donc lui le frère de l'évêque Mainard, et le fils supposé du comte Hugues, voir ci-dessous. Pourraient alors faire corps Raoul Ier, II et III !
  • L'historien Bruno Lemesle ne l'appelle que Raoul II[1], comme le site MedLands[2]. Hélène et Thierry Bianco l'appellent Raoul III[3]. Le Raoul III qui apparaît sur le site Racines&Histoire indexé ci-dessous (p. 3 et 6, par Etienne Pattou) est en fait une combinaison de Raoul Ier, notre Raoul II, et Raoul III.

Généalogie[modifier | modifier le code]

La famille de Beaumont, puis de Beaumont-Brienne, domina cette région du Maine du Xe au XIVe siècle.

Raoul II fut marié : 1° à Godeheut (Godehilde ; peut-être de Bellême) ; et 2° à Wildenoris (Guidenor, Guinar) (dans le cas où Raoul II et III doivent être confondus ; sinon, Wildenoris est l'épouse du seul Raoul III) ; d'où :

  • Raoul III de Beaumont-au-Maine, son fils (issu de Godehilde ou de Wildenoris ?, les deux versions existent), s'il faut distinguer Raoul II et Raoul III. Si Raoul II et Raoul III ne font qu'un, alors le descendant est Raoul IV : cf. la remarque ci-dessus.
Article détaillé : Liste des vicomtes du Maine.

Biographie[modifier | modifier le code]

- Un certain Raoul (Ier), fl. à la fin du IXe siècle, attaché à la cause de Roger que l'historien médiéviste Robert Latouche (1881-1973) reconnaît pour le premier comte héréditaire du Maine, serait, d'après le même auteur et d'après dom Briant, le premier vicomte ayant possédé sa charge non plus à titre viager, mais avec garantie de succession pour ses descendants. Cette opinion est soutenable sans être sûre. Et rien ne prouve de surcroît que ce Raoul, fidèle du comte Roger, est l'ancêtre direct des vicomtes Raoul des Xe-XIIIe siècles.

- Un autre Raoul (II ; à moins que ce ne soit le même que le précédent, à la belle longévité ?), supposé vicomte dans la première moitié du Xe siècle et que l'historien Joseph Depoin (1855-1924) prétend avoir accompagné Hugues Ier du Maine, comte du Maine, dans un gouvernement momentané du Poitou en 937, est donné sans aucune référence, et les auteurs de l'histoire de Poitiers les plus récents n'en parlent pas ; on ne saurait donc l'admettre.Pourtant, il est certain qu'il y eut au moins un degré intermédiaire après Raoul (Ier), voire plusieurs ! D'ailleurs l'historien Christian Settipani, cité par le site d'Hélène et Thierry Bianco référencé ci-dessus, signale qu'un vicomte Raoul du Mans souscrit à un acte de Sénégonde (épouse de Cadélon vicomte d'Aunay ?) vers 936/937. Dans la charte de restauration d'Évron, Raoul II de Beaumont affirme qu'il possédait les terres de cette dotation de succession paternelle. Mais ne connaissant que son existence, nous ne saurions le nommer à son rang. Nous ne pouvons en dire qu'une chose, c'est qu'il était lui-même vicomte du Maine.

- Raoul Ier est le premier vicomte attesté, dans la deuxième moitié du Xe siècle. Il est dit frère de l'évêque du Mans Mainard (évêque en 940-960, ou 948-968, ou 951-971 ; on ne connaît pas son père). Son origine n'est pas connue avec certitude : descend-il du ou des Raoul qui précèdent (fils, petit-fils...), ou bien des comtes du Maine (voir l'hypothèse ci-après) ? Est-il en fait le même que notre Raoul II, ou bien son père ?

Une autre ascendance possible[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Hugonides et Rorgonides.
  • Hugues Ier du Maine serait lui-même le fils de Rotger ou Roger du Maine866 - † dès 31 octobre 900?)[5], comte du Maine (897, après Gauzlin II). D’abord usurpateur, chassé par Robert, frère du Roi, «champion» de Charles le Chauve contre le roi Eudes, expulse l’évêque du Mans, excommunié. Époux en 890 de Rothildis (Rothilde) de France (° ~871 - † 928/929 (22 mars 928 ?) )[6], fille de Charles II « Le Chauve», roi des Francs de l’Ouest, empereur d’Occident, et de Richildis de Provence.
Roger du Maine
│ x Rothildis (Rothilde) de France, fille de Charles le Chauve
│
│
├──> Hugues Ier du Maine 
│    x Bilihilde du Maine (fille de Gauzlin II du Maine ?)
│    │
│    └──> Hugues II du Maine
│    └──> Raoul Ier ou Raoul II de Beaumont-au-Maine ?
│    └──> Gauzlin du Maine
│
├──> Judith (?) du Maine 
     x Hugues le Grand, duc des Francs, comte de Paris, duc de Bourgogne et d'Aquitaine, père d'Hugues Capet.

Ce lien clarifie le passage des comtes du Maine aux vicomtes du Maine; mais cette hypothèse demande encore à être consolidée.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Les vicomtes du Mans », sur La société aristocratique dans le Haut-Maine, par Bruno Lemesle, aux Presses universitaires de Rennes 1999, et OpenEdition Books 2015
  2. « Comtes et Vicomtes du Maine », sur MedLands
  3. « Vicomtes du Maine et de Beaumont », sur Hélène et Thierry Bianco
  4. Mentionné diplôme de Charles « le Simple »; diplôme du duc Robert 914; diplôme Robertien 931).
  5. Peut-être neveu de Hugues, comte de Bourges : thèse Christian Settipani).
  6. Abbesse de Chelles (où elle se retire en 922) et de Notre-Dame et Saint-Jean de Laon, dépossédée de ces monastères par son neveu Charles III le Simple au profit d’Haganon, ce qui provoque son soutien à la rébellion du marquis Robert, père de son gendre Hugues «Le Grand»).

Liens internes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]