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Rallye Monte-Carlo 1970

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Rallye Monte-Carlo 1970
1re manche du Championnat international des rallyes pour marques 1970
Généralités
Édition 39e édition du Rallye Monte-Carlo
Date du 16 au 24 janvier 1970
Spéciales 16 (403,5 km)
Surface asphalte/neige/verglas
Équipes 184 au départ, 44 (77 classées) à l'arrivée
Podiums
Classement pilotes
1. Björn Waldegård
2. Gérard Larrousse 3. Jean-Pierre Nicolas
Classement équipes
1. Porsche
2. Porsche 3. Alpine
Rallye automobile Monte-Carlo

Le Rallye Monte-Carlo 1970 (39e Rallye Monte-Carlo), disputé du 16 au [1], est la première manche du Championnat international des marques 1970. C'est la toute première épreuve du Championnat international des marques (IMC), inauguré en 1970, succédant au Championnat européen des rallyes pour marques (ERCM). Le 39e Rallye Monte-Carlo est également une des épreuves du championnat de France des rallyes 1970[Note 1], un coefficient 11 lui étant attribué[2].

Contexte avant la course

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Le championnat international des rallyes pour marques

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Alors que le championnat d'Europe des rallyes pour conducteurs fut créé en 1953, ce n'est que quinze ans plus tard, en 1968, qu'apparut le championnat d'Europe des rallyes pour marques (ERC), Ford devenant cette année-là le premier constructeur titré dans la discipline, titre conservé la saison suivante au terme d'une saison confuse et un championnat joué sur seulement cinq manches sélectives, plusieurs épreuves initialement inscrites n'ayant pas respecté la réglementation en vigueur. Pour 1970, le championnat devient intercontinental, étant rebaptisé championnat international des rallyes pour marques (IRCM) en intégrant une épreuve africaine, le Safari. Les sept autres manches inscrite au calendrier, dont deux hivernales (Monte-Carlo et Suède), sont européennes. Les épreuves sont réservées aux catégories suivantes, suivant la dernière évolution de l'annexe J, définie le 6 octobre 1969 par la Commission sportive internationale (CSI), en vigueur depuis le 1er janvier 1970[3] :

  • Groupe 1 : voitures de tourisme de série - production minimale de 5 000 exemplaires
  • Groupe 2 : voitures de tourisme spéciales - production minimale de 1 000 exemplaires
  • Groupe 3 : voitures de grand tourisme de série - production minimale de 1 000 exemplaires
  • Groupe 4 : voitures de grand tourisme spéciales - production minimale de 500 exemplaires

Si Ford, lauréat des championnats 1968 et 1969, a quelque peu réduit son programme européen, les constructeurs Alpine et Porsche, qui seront officiellement présents sur la plupart des épreuves de l'année, sont les favoris logiques pour le titre 1970, la Scuderia Lancia s'avérant cependant un adversaire de poids.

L'idée d'animer la Principauté de Monaco en période hivernale fut lancée par l'huissier de justice Gabriel Viallon au début du vingtième siècle, sous la forme d'une grande concentration touristique automobile. Le projet fut relayé par Alexandre Noghès, alors président du club «Sport Automobile et Vélocipédique de Monaco». Son fils Antony Noghès participa à l'élaboration de la première édition du Rallye Monte-Carlo, épreuve de régularité ralliant en principauté des équipages partis de diverses villes européennes, disputée en janvier 1911. Avec vingt-trois voitures engagées, ce fut un succès et une deuxième édition eut lieu l'année suivante. À cause des tensions politique en Europe puis de la Première Guerre mondiale et ses conséquences économiques, ce n'est qu'en 1924 que le rallye fut de nouveau organisé, avec l'introduction d'une moyenne imposée (de 15 et 30 km/h) entre les différents points de contrôle. En 1928, alors que les moyennes imposées passent à 40 km/h, est ajoutée une épreuve de maniabilité-freinage pour départager les concurrents ex-aequo. Les moyennes minimales seront augmentées au fil des années, jusque 1968 où l'introduction du classement général «scratch», sur la base de secteurs chronométrés, transforme la course en véritable compétition de vitesse[4]. Le record de victoires est détenu par le constructeur français Hotchkiss, qui s'est imposé à six reprises entre 1932 et 1950. Les deux dernières éditions ont été remportées par Porsche, avec Vic Elford (en 1968) et Björn Waldegård (en 1969)[5].

Le parcours

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  • départ : 16 janvier 1970 (choix entre huit villes de départ)
  • arrivée : 23 janvier 1970 à Monaco
  • vérifications techniques et remise des prix : 24 janvier 1970 à Monaco
  • distance : de 5 462 à 5 750 km dont 403,5 sur 16 épreuves spéciales
  • surface : asphalte (conditions hivernales)
  • Parcours divisé en trois étapes : parcours de concentration, parcours commun et épreuve complémentaire[2]

Parcours de concentration

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Oslo
Oslo, une des huit villes de départ du Rallye Monte-Carlo 1970.
  • Huit parcours possibles (de 3308 à 3596 km), du 16 au 19 janvier :
  1. Itinéraire d'Athènes (3308 km) : Athènes - Larissa - Skopje - Niš - Belgrade - Sarajevo - Split - Zadar - Rijeka - Padoue - Turin - Gap - Castellane - Monaco
  2. Itinéraire de Douvres (3376 km) : Douvres - Boulogne - Amiens - Soissons - Charleville-Mézières - Arras - Boulogne - Moyaux - Vire - Rennes - Angers - Poitiers - Périgueux - Cahors - Millau - Figeac - Mauriac - Saint-Flour - Clermont-Ferrand - Bourg-en-Bresse - Saint-Claude - Bourgoin-Jallieu - Vassieux-en-Vercors - Gap - Castellane - Monaco
  3. Itinéraire de Francfort (3596 km) : Francfort - Nürburgring - Saint-Avold - Metz - Charleville-Mézières - Arras - Boulogne - Moyaux - Vire - Rennes - Angers - Poitiers - Périgueux - Cahors - Millau - Figeac - Mauriac - Saint-Flour - Clermont-Ferrand - Bourg-en-Bresse - Saint-Claude - Bourgoin-Jallieu - Vassieux-en-Vercors - Gap - Castellane - Monaco
  4. Itinéraire de Lisbonne (3382 km) : Lisbonne - Canha - Madrid - Saragosse - Pampelune - Bayonne - Marmande - Périgueux - Cahors - Millau - Figeac - Mauriac - Saint-Flour - Clermont-Ferrand - Bourg-en-Bresse - Saint-Claude - Bourgoin-Jallieu - Vassieux-en-Vercors - Gap - Castellane - Monaco
  5. Itinéraire de Monte-Carlo (3473 km) : Monte-Carlo - Gap - Bollène - Mende - Le Vigan - Perpignan - Tarbes - Marmande - Périgueux - Cahors - Millau - Figeac - Mauriac - Saint-Flour - Clermont-Ferrand - Bourg-en-Bresse - Saint-Claude - Bourgoin-Jallieu - Vassieux-en-Vercors - Gap - Castellane - Monaco
  6. Itinéraire d'Oslo (3503 km) : Oslo - Göteborg - Świnoujście - Szczecin - Gorzów - Zielona - Jelenia - Prague - Vienne - Linz - Ratisbonne - Donauworth - Heilbronn - Strasbourg - Metz - Charleville-Mézières - Arras - Boulogne - Moyaux - Vire - Rennes - Angers - Poitiers - Périgueux - Cahors - Millau - Figeac - Mauriac - Saint-Flour - Clermont-Ferrand - Bourg-en-Bresse - Saint-Claude - Bourgoin-Jallieu - Vassieux-en-Vercors - Gap - Castellane - Monaco
  7. Itinéraire de Reims (3475 km) : Reims - Bar-le-Duc - Saint-Avold - Metz - Charleville-Mézières - Arras - Boulogne - Moyaux - Vire - Rennes - Angers - Poitiers - Périgueux - Cahors - Millau - Figeac - Mauriac - Saint-Flour - Clermont-Ferrand - Bourg-en-Bresse - Saint-Claude - Bourgoin-Jallieu - Vassieux-en-Vercors - Gap - Castellane - Monaco
  8. Itinéraire de Varsovie (3393 km) : Varsovie - Olsztyn - Gdańsk - Poznań - Wrocław - Kudowa - Prague - - Vienne - Linz - Ratisbonne - Donauworth - Heilbronn - Strasbourg - Metz - Charleville-Mézières - Arras - Boulogne - Moyaux - Vire - Rennes - Angers - Poitiers - Périgueux - Cahors - Millau - Figeac - Mauriac - Saint-Flour - Clermont-Ferrand - Bourg-en-Bresse - Saint-Claude - Bourgoin-Jallieu - Vassieux-en-Vercors - Gap - Castellane - Monaco

Parcours commun

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Épreuve complémentaire

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Les forces en présence

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  • Ford
Ford Escort Twin Cam
Les Ford Escort Twin Cam seront favorites en groupe 2.

Dirigée par Stuart Turner, l'équipe Ford aligne quatre Escort Twin Cam groupe 2 pour Hannu Mikkola/Gunnar Palm, Roger Clark/Jim Porter, Timo Mäkinen/Henry Liddon et Jean-François Piot/Jean Todt, ces derniers étant engagés par la filiale française de la marque. Pesant 785 kg à vide, ces berlines à transmission classique sont mues par un moteur quatre cylindres dérivé de celui des Cortina Lotus. D'une capacité de 1594 cm3, il développe 155 chevaux. La transmission est assurée par une boîte de vitesses à cinq rapports[6]. Les Ford utilisent des pneus Goodyear[7].

  • Porsche

Le constructeur de Stuttgart a préparé trois 911 S confiées à Björn Waldegård/Lars Helmér, Gérard Larrousse/Maurice Gélin et Åke Andersson/Bo Thorszelius. En raison de leur habitabilité arrière jugée insuffisante, ces coupés n'ont pu être inscrits en groupe 2 et sont donc enregistrés en groupe 4. Leur moteur à six cylindres a plat de 2247 cm3, refroidi par air, est disposé en porte-à-faux arrière. Sa puissance maximale est de 240 chevaux. Les trois voitures pèsent 960 kg à vide, les éléments permettant de ramener le poids à 840 kg (notamment ailes, capots et portières en matière plastique) n'ayant pas encore homologués. L'ancien champion d'Allemagne Hans-Joachim Walter, navigué par Horst Rack, prendra le départ sur une 911 S groupe 3 (960 kg, 2195 cm3, 180 chevaux). Les quatre voitures sont équipées de pneus Dunlop[7].

  • Alpine

Jean Rédélé engage quatre berlinettes A110 groupe 4, deux versions 1600 S pour Jean-Claude Andruet/Patrice Écot et Jean Vinatier/Jean-François Jacob et deux versions 1300 S pour Jean-Pierre Nicolas/Claude Roure et Jean-Luc Thérier/Marcel Callewaert. Très légères (680 kg pour les modèles 1600 et 625 kg pour les modèles 1300), elles sont animées par un moteur quatre cylindres monté en porte-à-faux arrière, dérivé de celui des Renault 16 TS pour les 1600 S (1596 cm3, 2 carburateurs à double corps, 170 chevaux à 7000 tr/min[8]) et des Renault 8 Gordini pour les 1300 S (1296 cm3, 130 chevaux). L'équipage privé Roland Charrière/Yannick Castel dispose d'une 1600 S groupe 4 préparée par l'usine (moteur proche de la série, 1565 cm3, environ 130 chevaux[6]). Les Alpine sont chaussées de pneus Michelin. L'équipe a de plus engagé deux Renault 8 Gordini groupe 1 pour Jorma Lusenius/Seppo Halme et Christo Swanepoel/Gustav Crous. Ces berlines à moteur arrière pèsent 855 kg. Leur 4 cylindres de 1255 cm3, alimenté par deux carburateurs Weber à double corps, développe 90 chevaux. La transmission est assurée par une boîte «cinq». Elles utilisent également des pneus Michelin[7].

  • Lancia
Lancia Fulvia HF
L'équipage Källström-Häggbom (vu ici au Rallye Sanremo 1969) s'aligne sur une des six Lancia Fulvia HF officielles.

La Scuderia Lancia est présente en force avec six Fulvia HF groupe 4 pour Harry Källström/Gunnar Häggbom, Simo Lampinen/John Davenport, Sandro Munari/Arnaldo Bernacchini, Giorgio Pianta/Emilio Paleari, Sergio Barbasio/Mario Mannucci et Tony Fall/Mike Wood. Très agiles dans la neige, ces coupés de 850 kg sont mus par V4 de 1583 cm3 entraînant les roues avant. Alimenté par deux carburateurs Dell'Orto à double-corps, il développe 138 chevaux[6]. L'écurie italienne utilise des pneus Pirelli[7].

  • Opel

Le Greder Racing aligne un coupé GT 1900 groupe 4 (transmission classique, moteur 4 cylindres de 1897 cm3, 150 chevaux, 940 kg) pour Henri Greder/Jean-Claude Perramond et une berline Commodore GS groupe 1 (transmission classique, moteur 6 cylindres de 2490 cm3, 140 chevaux, 1200 kg) pour l'équipage féminin Marie-Claude Beaumont/Martine de la Grandrive, qui brigue la Coupe des Dames[6]. Préparée par les établissements Simon, la Kadett Rallye groupe 1 de Jean Ragnotti/Pierre Thimonier peut viser la victoire en tourisme de série. Grâce à une préparation soignée d'éléments de série (tubulures d'admission et d'échappement, remplacement du carburateur Solex par deux carburateurs Weber à double corps, montage d'une culasse de Rekord Sprint rabotée), ce coupé de 890 kg dispose de 106 chevaux à 5800 tr/min, contre 90 chevaux à 5100 tr/min pour le modèle d'origine[9].

  • Saab

Vainqueur en 1962 et 1963, le constructeur suédois a engagé un coach 96 groupe 2 pour Håkan Lindberg/Arne Hertz. Dotée d'un moteur Ford V4 de 1531 cm3 alimenté par injection et développant 135 chevaux, cette traction pèse 890 kg et utilise des pneus Dunlop[6].

  • Toyota

La marque japonaise a préparé deux Corona GSS groupe 2 confiées à Vic Elford/David Stone et Jan Hettema/Gerry Gerike. Ces voitures de 900 kg sont équipées d'un moteur 4 cylindres à double arbre à cames en tête de 1858 cm3, développant près de 170 chevaux[7].

  • Citroën
DS21
Les Citroën DS21 engagées par l'usine sont très proches de ce modèle de série.

Dirigé par René Cotton, le Service Compétition de Citroën a engagé quatre DS21 injection pour Noël Pouderoux/Raymond Vincent, Jean-Claude Ogier/Lucette Pointet, Jean-Luc Salomon/Jean-Pierre Saintigny et Guy Verrier/Francis Murac. La production des 5000 premiers exemplaires n'étant pas achevée, ces voitures n'ont pu obtenir leur homologation en groupe 1 et sont donc inscrites en groupes 2, bien que seul le pot d'échappement diffère du modèle de série. Leur moteur 4 cylindres de 2175 cm3, alimenté par un système d'injection électronique Bosch D-Jetronic, développe 125 chevaux. Elles pèsent 1300 kg et sont chaussées de pneus Michelin[7].

  • Fiat

Le grand constructeur turinois n'est pas officiellement engagé mais les trois berlines 125 Special groupe 2 ainsi que les quatre 124 Spider groupe 3 engagées par des équipages italiens bénéficient de l'assistance de l'usine. Les deux modèles sont à transmission classique. Les 125 S pèsent environ une tonne et ont un moteur de 1608 cm3 délivrant 135 chevaux. En version de série, la 124 S, équipée d'un 4 cylindres de 1438 cm3 développant 90 chevaux, pèse 945 kg. Giuseppe Ceccato/Helmut Eisendle, Alberto Smania/Giuseppe Zanchetti et Giulio Bisulli/Arturo Zanucolli prendront le départ sur les berlines groupe 2, tandis que Luciano Trombotto/Francesco Bossola, Christiano Rattazzi/Mario Fassati, Alcide Paganelli/«Ninni» Russo et Fulvio Rubbieri/Franco Cavriani seront sur les spiders. Les Fiat utilisent des pneus Pirelli[7].

  • BMW

Une vingtaine de BMW 2002, toutes aux mains d'équipages privées, animeront la course. Les plus en vue sont la 2002 Ti groupe 2 de Dieter Eymann/Heide Utz et la 2002 Ti groupe 1 de Jean-Pierre Hanrioud/Jean-Claude Péray. Ces berlines à transmission classique sont mues par un 4 cylindres de 1990 cm3. Le modèle de série (groupe 1) pèse 940 kg et dispose de 120 chevaux à 5500 tr/min[10], la version groupe 2 bénéficiant d'un poids ramené à 900 kg et d'une puissance de 200 chevaux à 7000 tr/min[6].

  • Triumph

Le constructeur britannique est représenté par les deux 2.5 PI groupe 2 de Jean-Louis Barailler/Christian Chauvin et de Roger Barbara/Alain Carpentier. Ces grosses berlines pesant 1100 kg sont animées par un moteur 6 cylindres de 2498 cm3, d'une puissance de 150 chevaux[6].

  • DAF

Navigué par son copilote habituel Jacques Marché, Claude Laurent a engagé sa DAF 55 groupe 2 à moteur 4 cylindres de 1150 cm3 et transmission Variomatic.

Déroulement de la course

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Parcours de concentration

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222 équipages étaient initialement engagés mais beaucoup se sont désistés et il ne sont que 184 à prendre le départ, le vendredi soir, d'une des huit villes sélectionnées. Les conditions de route sont généralement bonnes et seules les voitures parties de Varsovie ou d'Oslo emprunteront des routes enneigées ou verglacées, en début de parcours. Les différents itinéraires ne présentent cependant pas de difficulté particulière. Il y aura toutefois vingt-cinq abandons, un seul touchant un pilote de notoriété : malade au départ de Monte-Carlo, Jean-Claude Andruet a laissé le volant à son copilote Patrice Écot pour cette première partie du parcours ; celui-ci va manquer un contrôle de passage et l'équipage sera exclu de la course aux abords de Gap, après seulement cent-cinquante kilomètres effectués[11]. L'équipe Alpine perd ainsi d'emblée un de ses meilleurs atouts. Le seul autre incident notable touchera Vic Elford, qui endommagera sa Toyota en percutant une voiture mal stationnée dans la région de Linz. L'équipage parviendra cependant à redresser la tôle froissée et à reprendre la route sans être pénalisé. Hormis l'élimination d'Andruet, tous les favoris rallieront la principauté dans les délais le lundi matin. 159 concurrents ont accompli tout le parcours, dont deux qui ne seront pas admis, ayant manqué le contrôle de passage de Pont des Miolans[2].

Parcours commun

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Monaco - Chambéry

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Col de Perty
Le col de Perty, point de passage du parcours commun.

Les 157 équipages restant en course repartent de Monaco le mardi matin. Les routes sont majoritairement sèches. Pour la première épreuve chronométrée, au Pont de Miolans, les équipes hésitent à utiliser les pneus à clous car sur les vingt-cinq kilomètres du secteur, les cinq derniers seulement (après le col du Trébuchet) comportent des plaques de verglas. Porsche et Alpine prennent le risque d'équiper leurs voitures de pneus «Racing[Note 2]». Ce choix va s'avérer payant, le temps perdu avec les pneus à clous sur route sèche pouvant aller jusqu'à deux secondes au kilomètre. Premier à s'élancer, Gérard Larrousse réalise un excellent chrono avec sa Porsche, à près de 80 km/h de moyenne. Jean Vinatier part également très bien mais en fin de parcours le fil établissant la liaison radio avec son copilote Jean-François Jacob se débranche ; le pilote n'entend pas l'annonce d'une plaque de verglas et se fait surprendre. L'Alpine heurte un rocher ; le train avant est ouvert et l'équipage est contraint d'abandonner[12]. Après l'élimination d'Andruet, c'est un deuxième coup dur pour la marque française qui n'a plus que deux voitures en course. Équipé de pneus légèrement cloutés, Hannu Mikkola (Ford Escort) passe sans encombre mais concède tout de même une cinquantaine de secondes sur Larrousse. Vient ensuite Harry Källström (Lancia Fulvia), également avec des clous, à qui une panne d'alimentation va faire perdre plus de deux minutes. Dans le virage fatal à Vinatier, Björn Waldegård, qui avec ses pneus «Racing» attaque très fort, arrive un peu trop vite, touche le rocher et s'arrête contre l'Alpine, qui n'a pas été dégagée. La Porsche n'est que très légèrement abîmée et le pilote suédois, après une rapide marche arrière, reprend la course en n'ayant perdu que dix secondes. Malgré cet incident, il parviendra à réaliser le meilleur temps, prenant le commandement du rallye avec respectivement trois et treize secondes d'avance sur ses coéquipiers Larrousse et Åke Andersson. Meilleur représentant de l'équipe Alpine, Jean-Luc Thérier , quatrième, a concédé près d'une demi-minute au leader. Il devance de quelques secondes l'Escort de Timo Mäkinen, en tête du groupe 2, et l'autre Alpine officielle, aux mains de Jean-Pierre Nicolas. Suivent l'Escort de Clark et les premières Lancia, emmenées par Simo Lampinen et Sandro Munari, quelque peu pénalisés par leur choix de pneus cloutés. En voulant éviter un spectateur imprudent, Jean-Louis Barailler est sorti de la route dès le premier virage et a sérieusement endommagé sa Triumph, hors d'état de continuer. Tony Fall (Lancia) a dû également renoncer, bielle coulée. La deuxième épreuve spéciale, passant par le col de Perty, est presque intégralement sèche, avec seulement quelques plaques de verglas éparses sur un court passage. Toutes les équipes officielles ont monté les pneus «Racing». Mikkola a déjà renoncé, sa boîte de vitesses ayant lâché sur le parcours de liaison. Si Waldegård réalise à nouveau une très belle performance, à 88 km/h de moyenne, augmentant nettement son avance sur ses poursuivants Thérier parvient à devancer les deux autres Porsche officielles. Le Normand grimpe à la quatrième place du classement général, à quarante-cinq secondes du leader et à un peu plus d'une demi-minute de Larrousse et Andersson. Nicolas est maintenant cinquième, devant Mäkinen et Clark.

Les trente-six kilomètres du secteur du Moulinon sont également secs et Waldegård est toujours le plus fort. Il porte son avance sur Larrousse à près de cinquante secondes. Andersson est toujours troisième mais accuse désormais une minute et demie de retard sur son compatriote. Le différentiel de Thérier a lâché et Nicolas se retrouve seul à défendre les couleurs officielles d'Alpine. Le pilote marseillais, quatrième, compte presque deux minutes de retard sur la Porsche de tête. Munari est désormais cinquième, devant Clark, alors que Mäkinen a perdu du temps et a rétrogradé en dixième position. Sur l'Escort engagée par Ford France, Jean-François Piot a touché un rocher et faussé son train avant ; il conserve cependant sa neuvième place. Un problème électrique a entraîné l'abandon de Källström. Au volant de son Opel GT, Henri Greder est sorti de la route et a également abandonné. Dans la longue épreuve de Burzet, c'est cette fois Andersson qui est le plus rapide des pilotes Porsche, devant Larrousse. Les positions se resserrent car Waldegård concède une cinquantaine de seconde ; il ne compte plus que dix-huit secondes d'avance sur Larrousse et trente-huit sur Andersson. Munari, qui a réalisé une excellente performance, prend la quatrième place au classement général, quelques secondes devant Nicolas, tous deux étant à près de trois minutes du leader. Clark, sixième, mène toujours le groupe 2, alors que son coéquipier Mäkinen a perdu plus de cinq minutes à cause de la perte d'une roue. Håkan Lindberg, qui occupait jusqu'alors la douzième place au volant de sa Saab, a abandonné, freins défaillants. Tout le monde adopte les pneus cloutés pour le secteur de Saint-Jean-en-Royans, la neige étant présente sur douze des trente-huit kilomètres chronométrés. Alors que Munari renonce, moteur cassé, Nicolas s'y montre très à l'aise et réalise le meilleur temps ; au classement général, il revient à cinquante secondes de la troisième Porsche, celle d'Andersson, Waldegård conservant la tête avec trente-huit secondes d'avance sur Larrousse. Dans le massif de la Chartreuse, trente des quarante-cinq kilomètres du secteur chronométré sont enneigés ou verglacés. Les pneus cloutés sont sur toutes les voitures. Les Porsche vont toutefois être handicapées par un nombre insuffisant de pointes et vont perdre deux minutes sur Lampinen, auteur du meilleur temps devant son coéquipier Amilcare Ballestrieri. Au contrôle de Chambéry, Waldegård mène toujours le rallye, avec une minute d'avance sur Larrousse, mais ce dernier n'a plus que huit secondes d'avance sur Nicolas, qui devance maintenant Andersson. Lampinen est cinquième, ayant débordé Clark.

classement à Chambéry[13]
Pos. Pilote Copilote Voiture Groupe Temps Écart
1 Björn Waldegård Lars Helmér Porsche 911 S 4 2 h 40 min 22 s
2 Gérard Larrousse Maurice Gélin Porsche 911 S 4 2 h 41 min 24 s + 1 min 02 s
3 Jean-Pierre Nicolas Claude Roure Alpine A110 1300 S 4 2 h 41 min 32 s + 1 min 10 s
4 Åke Andersson Bo Thorszelius Porsche 911 S 4 2 h 42 min 30 s + 2 min 08 s
5 Simo Lampinen John Davenport Lancia Fulvia coupé HF 4 2 h 43 min 27 s + 3 min 05 s
6 Roger Clark Jim Porter Ford Escort Twin Cam 2 2 h 43 min 57 s + 3 min 35 s
7 Amilcare Ballestrieri Daniele Audetto Lancia Fulvia coupé HF 4 2 h 44 min 15 s + 3 min 53 s
8 Sergio Barbasio Mario Mannucci Lancia Fulvia coupé HF 4 2 h 48 min 42 s + 8 min 20 s
9 Timo Mäkinen Henry Liddon Ford Escort Twin Cam 2 2 h 49 min 05 s + 8 min 43 s
10 Jean-François Piot Jean Todt Ford Escort Twin Cam 2 2 h 49 min 21 s + 8 min 59 s
11 Vic Elford David Stone Toyota Corona MkII GSS 2 2 h 51 min 46 s + 11 min 24 s
12 Jean-Luc Salomon Jean-Pierre Saintigny Citroën DS21 injection 2 2 h 55 min 00 s + 14 min 38 s

Chambéry - Monaco

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Au sud de Chambéry, il y a peu de neige sur les routes en cette nuit du mardi au mercredi, mais l'épreuve de Séchilienne comporte de nombreuses plaques de glace et les équipes d'usine jouent la sécurité en montant des pneus légèrement cloutés. Les trois Porsche officielles vont être retardées par une crevaison et ce sont les deux Escort de Mäkinen et Clark qui se montrent les plus rapides. Pour deux secondes, Nicolas déloge Larrousse de la deuxième place. Waldegård conserve une minute d'avance sur ses poursuivants mais Andersson, toujours quatrième, accuse désormais plus de trois minutes de retard sur son compatriote et se voit menacé par Lampinen. Le secteur suivant comporte deux kilomètres de verglacés et tant chez Alpine que chez Lancia on adopte des cloutages un peu plus importants. Waldegård s'impose et creuse l'écart sur ses adversaires directs, tandis que Nicolas grappille quelques secondes supplémentaires sur Larrousse. À l'approche de Monaco, les routes sont parfaitement sèches et les Porsche dominent la courte épreuve de La Roquette. En milieu de matinée, Waldegård regagne le parc fermé de Monte-Carlo avec près de deux minutes d'avance sur Nicolas et Larrousse, seulement deux secondes séparant les deux pilotes français. Quatrième, Andersson a repris un peu de champ sur la Lancia de Lampinen. Clark, sixième, est nettement en tête du groupe 2. Alors qu'il dominait le groupe 1 au volant de sa Renault 8 Gordini, Jorma Lusenius a été lâché par sa boîte de vitesses et c'est désormais la BMW de Jean-Pierre Hanrioud, quinzième au classement général, qui mène en tourisme de série, juste devant l'Opel de Jean Ragnotti. Soixante-dix-sept équipages ont rallié la principauté, mais seuls les soixante premiers sont autorisés à disputer l'épreuve complémentaire.

Alpine A110
Une Alpine A110 groupe 4 semblable à celle de Nicolas, deuxième à l'issue du parcours commun.
classement à la fin du parcours commun[13]
Pos. Pilote Copilote Voiture Groupe Temps Écart
1 Björn Waldegård Lars Helmér Porsche 911 S 4 3 h 15 min 46 s
2 Jean-Pierre Nicolas Claude Roure Alpine A110 1300 S 4 3 h 17 min 38 s + 1 min 52 s
3 Gérard Larrousse Maurice Gélin Porsche 911 S 4 3 h 17 min 40 s + 1 min 54 s
4 Åke Andersson Bo Thorszelius Porsche 911 S 4 3 h 19 min 02 s + 3 min 16 s
5 Simo Lampinen John Davenport Lancia Fulvia coupé HF 4 3 h 19 min 40 s + 3 min 54 s
6 Roger Clark Jim Porter Ford Escort Twin Cam 2 3 h 20 min 14 s + 4 min 28 s
7 Amilcare Ballestrieri Daniele Audetto Lancia Fulvia coupé HF 4 3 h 21 min 05 s + 5 min 19 s
8 Timo Mäkinen Henry Liddon Ford Escort Twin Cam 2 3 h 25 min 12 s + 9 min 26 s
9 Jean-François Piot Jean Todt Ford Escort Twin Cam 2 3 h 26 min 54 s + 11 min 8 s
10 Sergio Barbasio Mario Mannucci Lancia Fulvia coupé HF 4 3 h 26 min 55 s + 11 min 9 s
11 Jean-Luc Salomon Jean-Pierre Saintigny Citroën DS21 injection 2 3 h 34 min 54 s + 19 min 8 s
12 Roland Charrière Yannick Castel Alpine A110 1600 S 4 3 h 39 min 07 s + 23 min 21 s
13 Giorgio Pianta Emilio Paleari Lancia Fulvia coupé HF 4 3 h 39 min 35 s + 23 min 49 s
14 Guy Verrier Francis Murac Citroën DS21 injection 2 3 h 40 min 00 s + 24 min 14 s
15 Jean-Pierre Hanrioud Jean-Claude Péray BMW 2002 Ti 1 3 h 41 min 51 s + 26 min 05 s
16 Jean Ragnotti Pierre Thimonier Opel Kadett Rallye 1 3 h 42 min 39 s + 26 min 53 s
17 Noël Pouderoux Raymond Vincent Citroën DS21 injection 2 3 h 43 min 13 s + 27 min 27 s
18 Hans-Joachim Walter Horst Rack Porsche 911 S 3[Note 3] 3 h 48 min 45 s + 32 min 59 s
19 Dieter Eymann Heide Utz BMW 2002 Ti 2 3 h 49 min 14 s + 33 min 28 s
20 Christo Swanepoel Gustav Crous Renault 8 Gordini 1300 1 3 h 49 min 16 s + 33 min 30 s
21 Marie-Claude Beaumont Martine de la Grandrive Opel Commodore GS 1 3 h 49 min 58 s + 34 min 12 s
22 Giuseppe Ceccato Helmut Eisendle Fiat 125 S 2 3 h 50 min 53 s + 35 min 07 s

Épreuve complémentaire

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Les soixante concurrents qualifiés repartent de Monaco le jeudi soir. Le secteur du col de la Madone est pratiquement sec, avant toutefois quelques portions glissantes. Tous les favoris ont monté des pneus «Racing». Nicolas est le plus rapide et conforte sa deuxième place, Larrousse accusant maintenant quinze secondes de retard sur le pilote Alpine. Waldegård a maintenu un rythme soutenu, gérant parfaitement son avance sur ses adversaires. Les derniers kilomètres d'accès au col du col de Turini (qui sera emprunté trois fois) et au col de la Couillole (emprunté deux fois) sont verglacés et les pneus moyennement cloutés sont de mise. Au cours de la première montée du Turini, Larrousse va effectuer trois tête-à-queue et perdre une minute sur Nicolas, qui a presque égalé le meilleur temps réalisé par Waldegård. Lampinen y réalise également une belle performance et déborde Andersson pour le gain de la quatrième place. Le pilote finlandais n'ira cependant pas beaucoup plus loin, éliminé après une sortie de route dans le secteur de la Couillole. Larrousse s'est bien repris, avalant les vingt-quatre kilomètres à plus de 77 km/h de moyenne, devançant ses deux coéquipiers et se rapprochant à une demi-minute de Nicolas. Le Français de l'équipe Porsche fait un sans-faute pour son deuxième passage dans le Turini et pour une seconde reprend la deuxième place du classement général. Continuant à attaquer, il va encore dominer les trois autres spéciales, sécurisant sa place de dauphin sans toutefois menacer Waldegård, hors de portée. Le champion suédois va rallier Monaco avec pratiquement deux minutes d'avance sur Larrousse et près de trois minutes sur Nicolas, remportant l'épreuve pour la deuxième fois consécutive. Andersson termine quatrième devant Clark, ce dernier s'imposant en groupe 2. Piot, qui occupait la huitième place derrière Ballestrieri et Mäkinen, a dû renoncer à quelques encablures de l'arrivée, le différentiel de son Escort ayant lâché. Longtemps leader du groupe 1, Hanrioud a, dans le même secteur, percuté une voiture qui roulait à contresens ; il a pu continuer à faible vitesse jusqu'à Monaco, mais deux minutes de pénalisation routière l'ont fait rétrograder derrière Ragnotti qui s'impose finalement en tourisme de série. Meilleur représentant de l'équipe Citroën, Jean-Luc Salomon s'était hissé à la dixième place au terme de la dernière spéciale mais sur le parcours de liaison menant à la principauté, surpris par un conducteur manœuvrant dans une épingle, il a heurté un mur en tentant d'éviter la voiture particulière et n'a pu parcourir les derniers kilomètres. Classée douzième, la Porsche de Hans-Joachim Walter a tout d'abord été déclarée victorieuse en groupe 3 mais, après les vérifications techniques, la voiture a été requalifiée en groupe 4 et c'est finalement la Fiat de Fulvio Rubbieri (dix-neuvième au classement général) qui s'impose en grand tourisme de série[7]. Quarante-quatre équipages ont rallié l'arrivée.

Classements intermédiaires

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Classements intermédiaires des pilotes après chaque épreuve chronométrée[7].

Classement général

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Porsche 911 S
Björn Waldegård et sa Porsche 911 S lors d'une compétition historique. C'est sur une voiture identique que le pilote suédois a dominé de bout en bout le Rallye Monte-Carlo 1970.
Pos No  Pilote Copilote Voiture Temps Écart Groupe
1 6 Björn Waldegård Lars Helmér Porsche 911 S 5 h 29 min 04 s 4
2 2 Gérard Larrousse Maurice Gélin Porsche 911 S 5 h 31 min 03 s + 1 min 59 s 4
3 18 Jean-Pierre Nicolas Claude Roure Alpine A110 1300 S 5 h 31 min 54 s + 2 min 50 s 4
4 11 Åke Andersson Bo Thorszelius Porsche 911 S 5 h 36 min 15 s + 7 min 11 s 4
5 9 Roger Clark Jim Porter Ford Escort Twin Cam 5 h 38 min 11 s + 9 min 07 s 2
6 49 Amilcare Ballestrieri Daniele Audetto Lancia Fulvia coupé HF 5 h 40 min 17 s + 11 min 13 s 4
7 130 Timo Mäkinen Henry Liddon Ford Escort Twin Cam 5 h 43 min 19 s + 14 min 15 s 2
8 38 Sergio Barbasio Mario Mannucci Lancia Fulvia coupé HF 5 h 46 min 12 s + 17 min 08 s 4
9 92 Roland Charrière Yannick Castel Alpine A110 1600 S 6 h 03 min 39 s + 34 min 35 s 4
10 24 Giorgio Pianta Emilio Paleari Lancia Fulvia coupé HF 6 h 09 min 38 s + 40 min 34 s 4

Classements par groupe

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Pos no  Pilote Copilote Voiture Temps Écart Class. général
1 30 Jean Ragnotti Pierre Thimonier Opel Kadett Rallye 6 h 13 min 21 s 11e à 44 min 17 s
2 81 Jean-Pierre Hanrioud Jean-Claude Péray BMW 2002 Ti 6 h 15 min 45 s + 2 min 24 s 13e à 46 min 41 s
3 90 Christo Swanepoel Gustav Crous Renault 8 Gordini 1300 6 h 18 min 29 s + 5 min 08 s 15e à 49 min 25 s
Fiat 124 Spider
Une Fiat 124 Spider de série semblable aux quatre versions Groupe 3 présentes au départ. Bien que ne participant pas officiellement à l'épreuve, les équipages italiens engagés sur ces modèles bénéficiaient de l'assistance de l'usine. Ces voitures ont raflé les trois premières places de leur catégorie.
Pos no  Pilote Copilote Voiture Temps Écart Class. général
1 9 Roger Clark Jim Porter Ford Escort Twin Cam 5 h 38 min 11 s 5e à 9 min 07 s
2 130 Timo Mäkinen Henry Liddon Ford Escort Twin Cam 5 h 43 min 19 s + 5 min 08 s 7e à 14 min 15 s
3 27 Noël Pouderoux Raymond Vincent Citroën DS21 injection 6 h 17 min 51 s + 39 min 40 s 14e à 48 min 47 s
Pos no  Pilote Copilote Voiture Temps Écart Class. général
1 58 Fulvio Rubbieri Franco Cavriani Fiat 124 Spider 6 h 29 min 35 s 19e à 1 h 00 min 31 s
2 39 Alcide Paganelli «Ninni» Russo Fiat 124 Spider 6 h 31 min 14 s + 1 min 39 s 21e à 1 h 02 min 10 s
3 20 Luciano Trombotto Francesco Bossola Fiat 124 Spider 6 h 52 min 39 s + 23 min 04 s 28e à 1 h 23 min 35 s
Pos no  Pilote Copilote Voiture Temps Écart Class. général
1 6 Björn Waldegård Lars Helmér Porsche 911 S 5 h 29 min 04 s Vainqueur absolu
2 2 Gérard Larrousse Maurice Gélin Porsche 911 S 5 h 31 min 03 s + 1 min 59 s 2e à 1 min 59 s
3 18 Jean-Pierre Nicolas Claude Roure Alpine A110 1300 S 5 h 31 min 54 s + 2 min 50 s 3e à 2 min 50 s

Équipages de tête

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Vainqueurs d'épreuves spéciales

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Résultats des principaux engagés

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Toyota Corona MkII GSS
Une Toyota Corona MkII GSS lors d'une manifestation historique. Deux modèles de ce type ont été officiellement engagés au Rallye Monte-Carlo 1970.
No  Pilote Copilote Voiture Groupe Classement général Class. groupe Itinéraire Commentaire
1 Jean-Claude Andruet Patrice Écot Alpine A110 1600 S 4 disqualifié à la fin du parcours de concentration - Monte-Carlo contrôle manqué avant Gap
2 Gérard Larrousse Maurice Gélin Porsche 911 S 4 2e à 1 min 59 s 2e Varsovie
3 Jean Vinatier Jean-François Jacob Alpine A110 1600 S 4 ab. dans la 1re spéciale (sortie de route) - Lisbonne
4 Hannu Mikkola Gunnar Palm Ford Escort Twin Cam 2 ab. après la 1re spéciale (boîte de vitesses) - Oslo
5 Harry Källström Gunnar Häggbom Lancia Fulvia coupé HF 4 ab. dans la 3e spéciale (électricité) - Athènes
6 Björn Waldegård Lars Helmér Porsche 911 S 4 1er 1er Oslo
7 Vic Elford David Stone Toyota Corona MkII GSS 2 ab. dans la 7e spéciale (différentiel) - Varsovie
8 Simo Lampinen John Davenport Lancia Fulvia coupé HF 4 ab. dans la 12e spéciale (sortie de route) - Oslo classé 48e
9 Roger Clark Jim Porter Ford Escort Twin Cam 2 5e à 9 min 07 s 1er Monte-Carlo
11 Åke Andersson Bo Thorszelius Porsche 911 S 4 4e à 7 min 11 s 4e Francfort
12 Claude Laurent Jacques Marché DAF 55 2 24e à 1 h 08 min 23 s 9e Reims 3 min de pénalisations routières
14 Jean-Louis Barailler Christian Chauvin Triumph 2.5 PI 2 ab. dans la 1re spéciale (sortie de route) - Reims
16 Håkan Lindberg Arne Hertz Saab 96 V4 2 ab. dans la 4e spéciale (freins) - Oslo
18 Jean-Pierre Nicolas Claude Roure Alpine A110 1300 S 4 3e à 2 min 50 s 3e Monte-Carlo
20 Luciano Trombotto Francesco Bossola Fiat 124 Spider 3 28e à 1 h 23 min 35 s 3e Athènes 23 min de pénalisations routières
23 Sandro Munari Arnaldo Bernacchini Lancia Fulvia coupé HF 4 ab. dans la 5e spéciale (moteur) - Lisbonne
24 Giorgio Pianta Emilio Paleari Lancia Fulvia coupé HF 4 10e à 40 min 34 s 8e Monte-Carlo 1 min de pénalisations routières
25 Christiano Rattazzi Mario Fassati Fiat 124 Spider 3 ab. dans le parcours commun - Athènes
26 Jean-François Piot Jean Todt Ford Escort Twin Cam 2 ab. dans la 16e spéciale (différentiel) - Oslo classé 46e
27 Noël Pouderoux Raymond Vincent Citroën DS21 injection 2 14e à 48 min 47 s 3e Oslo 1 min de pénalisations routières
29 Henri Greder Jean-Claude Perramond Opel GT 1900 4 ab. dans la 3e spéciale (sortie de route) - Reims
30 Jean Ragnotti Pierre Thimonier Opel Kadett Rallye 1 11e à 44 min 17 s 1er Monte-Carlo 1 min de pénalisations routières
31 Giuseppe Ceccato Helmut Eisendle Fiat 125 S 2 17e à 57 min 20 s 5e Athènes 3 min de pénalisations routières
32 Marie-Claude Beaumont Martine de la Grandrive Opel Commodore GS 1 22e à 1 h 03 min 14 s 4e Reims 3 min de pénalisations routières
33 Alberto Smania Giuseppe Zanchetti Fiat 125 S 2 20e à 1 h 02 min 06 s 7e Athènes 2 min de pénalisations routières
34 Jean-Claude Ogier Lucette Pointet Citroën DS21 injection 2 ab. dans le parcours commun (freins) - Reims
38 Sergio Barbasio Mario Mannucci Lancia Fulvia coupé HF 4 8e à 17 min 08 s 6e Lisbonne
39 Alcide Paganelli «Ninni» Russo Fiat 124 Spider 3 21e à 1 h 02 min 10 s 2e Monte-Carlo 5 min de pénalisations routières
44 Tony Fall Mike Wood Lancia Fulvia coupé HF 4 ab. dans la 1re spéciale (bielle) - Athènes
45 Claes Billstam Claes Uddgren Opel Kadett Rallye 1 ab. dans le parcours commun - Oslo
46 Jorma Lusenius Seppo Halme Renault 8 Gordini 1300 1 ab. dans la 9e spéciale (boîte de vitesses) - Monte-Carlo
49 Amilcare Ballestrieri Daniele Audetto Lancia Fulvia coupé HF 4 6e à 11 min 13 s 5e Oslo
51 Jean-Luc Thérier Marcel Callewaert Alpine A110 1300 S 4 ab. dans la 3e spéciale (différentiel) - Lisbonne
54 Giulio Bisulli Arturo Zanucolli Fiat 125 S 2 ab. dans le parcours commun (erreur de parcours) - Monte-Carlo
58 Fulvio Rubbieri Franco Cavriani Fiat 124 Spider 3 19e à 1 h 00 min 31 s 1er Monte-Carlo
62 Jean-Luc Salomon Jean-Pierre Saintigny Citroën DS21 injection 2 ab. après la 16e spéciale (accident) - Reims classé 45e
70 Guy Verrier Francis Murac Citroën DS21 injection 2 18e à 59 min 26 s 6e Reims 18 min de pénalisations routières
81 Jean-Pierre Hanrioud Jean-Claude Péray BMW 2002 Ti 1 13e à 46 min 41 s 2e Monte-Carlo 2 min de pénalisations routières
90 Christo Swanepoel Gustav Crous Renault 8 Gordini 1300 1 15e à 49 min 25 s 3e Monte-Carlo 7 min de pénalisations routières
92 Roland Charrière Yannick Castel Alpine A110 1600 S 4 9e à 34 min 35 s 7e Monte-Carlo
97 Achim Warmbold Ronald Crellin BMW 2002 Ti 2 23e à 1 h 05 min 24 s 8e Varsovie 7 min de pénalisations routières
100 Jan Hettema Gerry Gerike Toyota Corona MkII GSS 2 ab. dans le parcours commun (différentiel) - Monte-Carlo
115 Dieter Eymann Heide Utz BMW 2002 Ti 2 16e à 52 min 07 s 4e Francfort 5 min de pénalisations routières
118 Hans-Joachim Walter Horst Rack Porsche 911 S 4[Note 4] 12e à 46 min 40 s 9e Francfort 1 min de pénalisations routières
130 Timo Mäkinen Henry Liddon Ford Escort Twin Cam 2 7e à 14 min 15 s 2e Lisbonne
162 Roger Barbara Alain Carpentier Triumph 2.5 PI 2 ab. dans la 11e spéciale (incendie) - Reims classé 55e
219 Peter Hommel Günther Bork Wartburg 353 1 ab. dans le parcours commun - Francfort

Classement du championnat à l'issue de la course

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  • Attribution des points : 9, 6, 4, 3, 2, 1 respectivement aux six premières marques de chaque épreuve (sans cumul, seule la voiture la mieux classée de chaque constructeur marque des points).
  • Sur huit épreuves qualificatives planifiées pour le championnat international des marques 1970, sept seront effectivement courues : prévue la première semaine de septembre, la Coupe des Alpes sera annulée, les pouvoirs publics français ayant interdit l'usage des voies publiques pour toute compétition durant cette période[14].
Classement des marques
Pos. Marque Points
M-C

SUE

SAN

SAF

AUT

ACR

ALP

RAC
1 Porsche 9 9
2 Alpine 4 4
3 Ford 2 2
4 Lancia 1 1

Notes et références

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  1. Les épreuves du championnat de France 1970 ont des coefficients allant de 1 à 11.
  2. Pneus conçus pour utilisation sur circuit.
  3. Engagée en groupe 3, la Porsche de Walter/Rack sera requalifiée en groupe 4 après les vérifications techniques du 24 janvier.
  4. Voiture initialement inscrite en Groupe 3.

Références

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  1. (en) John Davenport et Reinhard Klein, Group 2 : The genesis of world rallying, McKlein Publishing, , 256 p. (ISBN 978-3-927458-73-4)
  2. a b et c Revue L'Automobile no 285, février 1970
  3. Revue Moteurs no 77,janvier-février 1970
  4. Michel Morelli et Gérard Auriol, Histoire des rallyes : de 1951 à 1968, Boulogne-Billancourt, ETAI, , 208 p. (ISBN 978-2-7268-8762-2).
  5. Revue Sport Auto no 86 -
  6. a b c d e f et g Revue L'Auto-Journal no 1, 15 janvier 1970
  7. a b c d e f g h et i Revue Sport Auto n°98 - mars 1970
  8. Luc Augier, « Du moteur Renault 16 aux 160 ch de l'Alpine », Revue Moteurs, no 78,‎
  9. Alain Bertaut, « L'Opel Kadett groupe 1 », Revue Moteurs, no 82,‎
  10. Revue l'Auto-journal (supplément salon de l'auto 1969) - septembre 1969
  11. Revue L'Auto-Journal no 2, 29 janvier 1970
  12. Jean-Pierre Gratiot, « Portrait de pilote : Jean Vinatier », Revue Moteurs, no 78,‎
  13. a et b Revue Moteurs no 78,mars-avril 1970
  14. Revue Sport Auto n°102 - juillet 1970