Raes de Heers

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Raes de Heers
Fonctions
Bourgmestre de Liège
Prédécesseur Fastré Baré de Surlet et Hellin de Bolsée
Successeur Guillaume de Berlo dit de Brus et Matthieu Haweal
Biographie
Date de naissance vers 1418
Date de décès [1]
Père Charles de la Rivière
Mère Marie de Haccour
Conjoint Catherine de Hamal
Pentecôte d'Arkel

Raes de Heers (néerlandais : Raes van Heers), né vers 1418 à Heers et mort le , également appelé Raes van der Rivieren ou encore de la Rivière[2], baron et seigneur de Heers, Horpmael, Neerlinter (Linter), Jesseren en partie et Heppegnies. Il fut bourgmestre de Liège.

Famille[modifier | modifier le code]

Il était le fils de Charles de la Rivière, seigneur de Heers et Linter et de Marie de Haccour[3]. Il épousa en premières noces Catherine de Hamal, dame de Heppegnies († 1457) et en secondes noces Pentecôte De Grevenbroeck d'Arkel († à Heers)

Biographie[modifier | modifier le code]

Dans sa jeunesse, Raes aurait extorqué de l'argent à son père qui en punition l'aurait banni. En représailles, Raes assiégea le château de Heers, jusqu'à ce que le prince-évêque Louis de Bourbon intervint pour faire lever le siège.

En 1461, apparaissent dans 8 villes (Looz, Hasselt, Bilzen, Maaseik, Herk, Beringen, Bree et Stokkem) du pays de Looz ainsi qu'à Saint-Trond et Tongres, les fustigeants ou knuppelslaegers avec comme chef, Raes de Heers. Ces villes se fédèrent contre les procureurs fiscaux de Louis de Bourbon.

Lors des guerres liégeoises, Raes fut un des commandants des troupes liégeoises durant leur résistance contre leur prince-évêque Louis de Bourbon, protégé du duc de Bourgogne. Raes s'entendit avec Louis XI de France contre le duc de Bourgogne.

Il est élu maître du métier des fèvres de la cité de Liège et en devient bourgmestre[4] le .

Le , le légat du pape l'excommunie avec Fastré-Baré Surlet de Chokier, Jean Heylman et 8 échevins.

En 1464, il attaque et détruit le château de Rheydt, propriété des Surlet, à ce moment chef du parti « modéré » et opposé à la politique radicale de Raes.

Charles le Téméraire, après la défaite de Brustem, fit incendier le son château de Heers et lui confisqua tous ses biens au profit de Gui de Brimeu, seigneur d'Humbercourt.

En 1465, il écume la campagne limbourgeoise, dépendante du duc de Bourgogne et pille en août la ville de Herve, Dalhem et Mortier.

La même année, il propose Marc de Bade, beau-frère de l'empereur Frédéric III comme régent du Pays de Liège qui est élu en mars et qui fait sa Joyeuse Entrée le 22 avril. Celui-ci abandonne rapidement sa fonction le 4 septembre de la même année.

Le , à la tête de 4 000 hommes, il est battu par Charles le Téméraire à la bataille de Montenaken.

En 1465, il assiège le château de Valkenburg.

En 1466, il est, comme Fastré Surlet, contre les Compagnons de la Verte Tente, qui ravagent les biens des fidèles au duc en Hesbaye, Huy et le Namurois mais les soutient en 1467, après qu'ils furent chassés d'Hasselt.

En , Saint-Trond tombe aux mains de Raes de Heers et de Fastré Baré de Surlet.

Durant les 6 premiers mois de 1467, il s'impose à l'hôtel de ville de Liège. Il crée et dirige les Vrais-Liégeois qui sont chargés de faire respecter les mandements de son conseil secret.

Le , à la suite du siège de Liège par Charles le Téméraire, il fuit la ville pour Montjoie rejoindre son épouse et ses enfants. Plus tard, il part le 10 novembre pour Paris, se placer sous la protection du roi de France.

Le , après la mort de Charles le Téméraire à Nancy, à la suite d'un accord de paix entre la Bourgogne et la principauté, Raes récupère ses biens. Il rentre à Liège le 15 mai[5] et meurt quelques mois plus tard.

Hommage[modifier | modifier le code]

La rue Raes-de-Heers à Liège, dans le quartier d'Outremeuse, lui rend hommage.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Louis Abry et Jean Guillaume Loyens, Recueil héraldique des bourguemestres de la noble cité de Liege : où l’on voit la genealogie des evêques et princes, de la noblesse, et des principales familles de ce païs, Liège, Jean-Philippe Gramme, , 582 p. (lire en ligne)
  • F. Vrancken, « Qui étaient les compagnons de la Verte Tente? », Revue belge de philologie et d'histoire, vol. 59,‎ , p. 314-324
  • Claude Gaier, Armes et combats dans l'univers médiéval II, Bruxelles, De Boeck,
  • (nl) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en néerlandais intitulé « Raes van Heers » (voir la liste des auteurs).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]