Radon (Orne)

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Radon
Image illustrative de l'article Radon (Orne)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Orne
Arrondissement Alençon
Canton Radon
Intercommunalité Communauté urbaine d'Alençon
Maire délégué Alain Meyer
2016-2020
Code postal 61250
Code commune 61341
Démographie
Gentilé Radonnais
Population 1 079 hab. (2013)
Densité 54 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 30′ 14″ nord, 0° 06′ 09″ est
Altitude Min. 148 m – Max. 345 m
Superficie 19,81 km2
Historique
Commune(s) d’intégration Écouves
Localisation

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Radon

Radon est une ancienne commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, devenue le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle d'Écouves[1].

Elle est peuplée de 1 079 habitants[Note 1] (les Radonnais).

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est en campagne d'Alençon. Couvrant 1 981 hectares, le territoire de Radon est le plus étendu du canton d'Alençon-3. Son bourg est à 9,5 km au nord d'Alençon et à 15 km au sud de Sées[2].

Radon est dans le bassin de la Loire par l'intermédiaire de trois affluents de la Sarthe : la Briante qui serpente de part et d'autre de la limite de territoire à l'ouest, le Landeau qui fait fonction de limite au sud, et le Betz (ruisseau de la Croix) qui traverse le bourg à l'est après avoir collecté les eaux du nord-est du territoire.

Le point culminant (345 m) se situe en limite nord-ouest, près du carrefour de la Fosse à la Femme, en forêt d'Écouves. Le point le plus bas (148 m) se situe en limite sud-est, près du lieu-dit Londeau. Les deux tiers nord de la commune sont couverts par la forêt d'Écouves.

Communes limitrophes de Radon[3]
Fontenai-les-Louvets (par un angle),
Saint-Nicolas-des-Bois
Le Bouillon Saint-Gervais-du-Perron (par un angle),
Vingt-Hanaps
Saint-Nicolas-des-Bois Radon[3] Vingt-Hanaps,
Forges
Colombiers Valframbert Valframbert

Géologie[modifier | modifier le code]

La commune de Radon est située à la limite entre la Massif Armoricain (Forêt d'Écouves) et la Bassin Parisien (plaine d'Alençon). Aussi, est-elle parcourue par une grande faille (trait violet) d'orientation hercynienne (Approximativement SW-NE).

La coupe ci-contre passe par l'ancienne grande ferme industrielle d'Avoise. La partie armoricaine, d'âge primaire, montre un anticlinal hercynien (= varisque) ; la partie secondaire présente des couches théoriquement sub-horizontales (structure monoclinale), mais dans la réalité, légèrement ondulées.

Géologie de la commune de Radon

Toponymie[modifier | modifier le code]

Radon, déjà sous cette forme en 1050[4] : le toponyme serait issu de l'anthroponyme germanique Raddo[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de Radon s'inscrit dans une histoire qui dépasse le cadre communal. en effet, la prospection archéologique a permis de relever des indices d'occupation datant du Palolitique moyen, montrant que cette contrée située en contrebas de la forêt d'Écouves est un point d'ancrage ancien. Radon. On a trouvé à Avoise, en 1894, près du ruisseau du Londeau, sept haches avec quelques grattoirs et couteau datant du Néolithique. Deux haches sont en diabase, deux en silex jaune, une en silex bleuâtre et deux en schiste noir; pour les grattoirs, deux sont en silex blond et le troisième en arkose. D'autres indices d'occupation couvrent les périodes du néolithique, de l'époque antique et du haut-Moyen age. Mais c'est surtout à partir du X-XIe siècle que Radon se développe avec la bi-polarité église (dédiée à saint-Martin) et château d'Avoise. Entre la paroisse de Radon et la seigneurie d'Avoise, le cadre des hommes est fixé pour presque un millénaire. La population passe d'un maximum de cent personnes à la fin du Moyen Age à près de 500 à la fin du XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, la population de la commune, dont l'activité principale repose sur l'agriculture continue de progresser. La ferme-usine d'Avoise marque le paysage. Comme beaucoup de communes rurales, la population va diminuer sensiblement au milieu du XXe siècle avant de pointer vers les 1000 en 1999, marquée par une péri-urbanisation liée à la présence de la ville d'Alençon à moins de 10 kilomètres. L'activité humaine autrefois dans l'agriculture et l'artisanat est remplacé par des emplois surtout dans le tertiaire, essentiellement situés sur le bassin d'Alençon.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et trois adjoints[6].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1885 1901 Gervais-Jules Houel    
         
1995 décembre 2015 Léonce Thulliez[6]    
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal était composé de quinze membres dont le maire et trois adjoints[6]. Ces conseillers intègrent au complet le conseil municipal d'Écouves le jusqu'en 2020, Léonce Thulliez est élu maire de la commune nouvelle et Alain Meyer est élu maire délégué de Radon en remplacement de Léonce Thulliez[7].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[9],[Note 2].

En 2013, la commune comptait 1 079 habitants, en augmentation de 4,76 % par rapport à 2008 (Orne : -1,55 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
510 473 506 493 584 591 605 603 615
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
653 665 631 677 614 584 609 544 484
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
503 548 460 416 396 374 428 427 440
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2013 -
436 560 861 880 992 1 013 1 066 1 079 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Chateau d'Avoise.jpg

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Depuis 1990, la commune de Radon est devenue un haut-lieu de la randonnée VTT. En effet, le 1er dimanche de septembre est organisée la Trans'Écouves, grand rendez-vous populaire ouvert à tous. Au cœur de la forêt d'Écouves, plus d'un millier de vététistes s'adonnent aux découvertes de la nature. En 2009, les organisateurs ont fêté la 20e édition.

L'Entente sportive Forges-Radon-Vingt-Hanaps fait évoluer trois équipes de football en divisions de district[12].

Depuis 2001, le trail d'Écouves permet à plusieurs centaines de participants de marcher et courir au cœur du massif d'Écouves. Ces épreuves se déroulent toujours le premier week-end de juin. La 15e édition a eu lieu en 2015.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Paul Le Flem (1881 à Radon - 1984), compositeur.
  • Jules-César Houel (1818 à Alençon - 1876 à Asnière sur Seine), Industriel et fondateur de la ferme industrielle d'Avoise

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2013.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « recueil des actes administratifs du 2 octobre 2015 » (consulté le 22 octobre 2015)
  2. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
  3. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  4. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse,
  5. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Condé-sur-Noireau, Éd. Charles Corlet, (ISBN 2-95480-455-4 (édité erroné), notice BnF no FRBNF36174448), p. 206
  6. a, b et c Réélection 2014 : « Radon (61250) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 7 juin 2014)
  7. « Alain Meyer a été élu maire délégué de Radon », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 28 janvier 2016)
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 201120122013 .
  12. « Site officiel de la Ligue Basse-Normandie – Ent. S. Forges-Radon-Vingt-Hanaps » (consulté le 28 juin 2013)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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