Radio Dijon Campus
| Pays |
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| Siège social |
Esplanade Erasme 21000 Dijon |
| Slogan | "La radio la plus cool de Dijon." |
| Langue | Français |
| Statut | Radio de catégorie A |
| Site web | https://radiodijoncampus.com/ |
| Création | 1982 |
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| AM |
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| FM | 92,2 MHz |
| RDS |
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| DAB+ |
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| Streaming |
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| Podcasting | http://radiodijoncampus.com/ |
Radio Dijon Campus est une radio associative (catégorie A) diffusant un programme généraliste sur l'ensemble de l'agglomération dijonnaise sur la fréquence 92,2 FM.
Se positionnant comme un média de proximité, Radio Dijon Campus est un relais pour de diverses structures socioculturelles. La radio s'adresse à tous les publics qu'ils soient étudiants ou non.
Historique
[modifier | modifier le code]Radio Dijon Campus, la plus ancienne radio locale de Dijon en activité, a été créée en 1981 après que François Mitterrand eut légalisé à son élection les émissions radios alors considérées comme «pirates». (, création de l'ADEXPRA : Association pour le Développement de l'EXPression RAdiophonique titulaire aujourd'hui encore de l'autorisation). Elle a commencé ses émissions le à 18 heures[1] sur la fréquence de 92,1 MHz, puis 90,9 MHz. À cette époque, chaque radio se calait là où elle le jugeait bon sur la bande FM avec parfois quelques conflits de voisinage pour être sur la meilleure fréquence[2].
C'est à l'initiative de Claude Patriat et d'autres membres du corps enseignant de l'université de Bourgogne que la radio, en projet depuis 1979, vit le jour. Raymond Pontoux magasinier à la bibliothèque universitaire devient vite le collaborateur indispensable et efficace de Bernard Savonnet pour construire la totalité de la radio (du studio à l'antenne) et veiller à son fonctionnement 24 heures sur 24[3]. Claude Patriat, président-fondateur de la radio, dirige la ligne éditoriale et le comité des programmes jusqu'en 1999.
La "Haute Autorité" accorde la fréquence de 94,7 MHz en 1984, mais cette fréquence est en interférence avec le programme de la Radio Suisse Romande (94,8 MHz). À la suite de protestations de cette dernière et de l'association des "Amis de la Radio Suisse Romande" installée à Dijon, et finalement problèmes incessants pour les deux radios. Aucune démarche officielle n'aboutissant, les techniciens de "Campus" vont profiter de l'inertie de la Commission Nationale de la Communication et des Libertés (CNCL) qui a brièvement succédé en 1986 à la "Haute Autorité", et de la bienveillance de T.D.F. pour essayer diverses fréquence : 102,5, 100,2, du 100,4, et retour plutôt brutal au 94,7 MHz en quand il apparait que la fréquence de 100,4 MHz (et sa forte puissance) empêchait depuis trois mois tout fonctionnement du laboratoire de Chimie organique de l'université, quatre antennes aux quatre coins de la bibliothèque universitaire Droit-Lettres émettaient depuis août avec une intensité rendant la radio audible jusqu'à Belfort.
Le Conseil supérieur de l'audiovisuel et son service local, le Comité Technique Radiophonique de Bourgogne Franche Comté (CTR), engagent la première grande planification en France : les fréquences en interférence avec la Suisse Romande sont abandonnées, aucun émetteur ne peut être installé en ville dans un rayon qui comprend le campus, et lors de la "nuit bleue" du , l'émetteur de la BU est arrêté définitivement puis "Campus" démarre ses émissions sur 92,2 MHz depuis les hauteurs de Chenôve, fréquence qu'elle occupe toujours.
N'émettant en 1982 que quelques heures par jour (de 7h à 8h le matin pour l'information puis de 18h à 24h) depuis le 4e étage de la faculté des sciences Gabriel où elle occupait l'ancienne réserve de la cafétéria avec un émetteur de 20 watts et une antenne sur la terrasse de la Faculté[4]. La radio se développa ensuite rapidement pour émettre 24 heures sur 24, notamment grâce à des batteries de magnétophones à bande qui enchaînaient les programmes. Une anecdote : le matin à 7 h, le bulletin météo était réellement fait par le professeur de droit, Jean Bart depuis sa station personnelle de Marsannay-la-Côte, sous le pseudonyme de "Jean Millibar". En juillet- elle se transforme en "Radio Cours internationaux d'été" et diffuse en 30 langues différentes[1]. En 1983, au moyen d'un studio construit sur le site de la foire de Dijon, elle émet pour la première fois en dehors du campus. Grâce à une "valise-téléphone" construite par les techniciens, des retransmissions ont lieu à Dijon et en dehors (jusqu'à Saint-Jean-de-Losne).
Radio Dijon Campus embauche dès 1983 sa première salariée, Brigitte Birrer qui sera l'âme et la voix de la radio de nombreuses années jusqu'à son décès à l'âge de 34 ans.
En 1984, à la création de l'Atheneum au cœur de l'université, Radio Dijon Campus construit un deuxième studio pour s'installer dans ce nouveau lieu culturel. Les émissions vont alterner entre le studio "Gabriel" et l'Atheneum permettant de faire de la production dans un studio tout en émettant en direct de l'autre. En 1987 un émetteur est installé en haut de la bibliothèque universitaire Droit-Lettres.
En 1992, Radio Dijon Campus rejoint l'ÉPRA (Échanges et productions radiophoniques).
En 1995, Radio Dijon Campus noue un partenariat, toujours d'actualité, avec une nouvelle salle de concert lui permettant de proposer à ses auditeurs des lives et des interviews d'artistes nationaux et internationaux. Sur sa lancée, la radio se fait l'écho d'évènements d'envergure nationale tel que le Printemps de Bourges ou les Eurockéennes de Belfort.
En 1996, Radio Dijon Campus participe à la création du réseau Radio Campus France, dont elle est toujours membre[5].
1999 est une année où de nouveaux équipements font leur apparition. À cette période, la radio se professionnalise et accueille de nouveaux salariés en emplois aidés, une équipe de rédaction est créée[1].
En 2001 est tentée une implantation au Creusot.
La radio se développe en 2006 en agrandissant ses locaux au sein de l'Atheneum, centre culturel de l'université de Bourgogne.
En 2018, Radio Dijon Campus devient la première radio associative en termes d'audience, selon Médiamétrie[6].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- 30 ans, une expérience culturelle, Médiapop Radio Dijon campus, (ISBN 978-2-918932-12-3)
- ↑ Ivan Chupin, Nicolas Hubé et Nicolas Kaciaf, Histoire politique et économique des médias en France, la Découverte, coll. « Repères », , p. 75 à 89 (ISBN 978-2-7071-7371-3)
- ↑ « Nécrologie : Raymond Pontoux pionnier des radios locales », Le Bien public, 12/29/2007
- ↑ « SchooP | La mémoire de la FM > Histoire des radios - www.schoop.fr », sur www.schoop.fr (consulté le )
- ↑ « Dijon. Radio Campus Dijon, 40 ans de passion sur les ondes », sur www.bienpublic.com, (consulté le )
- ↑ « MEDIA : Radio Campus Dijon, 1ère Radio Associative Dijonnaise », sur Infos-dijon.com (consulté le )
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
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- Radio à Dijon
- Station de radio locale en France
- Station de radio à Dijon
- Station de radio associative
- Station de radio universitaire
- Station de radio généraliste
- Station de radio en français
- Station de radio fondée en 1982
- Association ou organisme ayant son siège en Bourgogne-Franche-Comté
- Université Bourgogne-Europe
- Radio Campus France


