Radeau des cimes

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Le Radeau des cimes est le nom d'expéditions scientifiques sur la biodiversité de la forêt. Menées notamment par Dany Cleyet-Marrel (pilote), Francis Hallé (botaniste), Gilles Ebersolt (architecte), Patrick Blanc et Olivier Pascal[1] (collaborateurs scientifiques) notamment, à partir de 1986, elles ont eu pour objectif d'explorer la canopée des forêts tropicales.

Antoine de Maximy a réalisé un documentaire sur plusieurs de ces expéditions.

Description[modifier | modifier le code]

Le principe est d'observer la cime des arbres de la forêt primaire par le haut, à l'aide d'une plateforme légère de 300 ou 600 m2. Cette structure, de forme hexagonale, est déposée au-dessus des arbres à l'aide d'un dirigeable[2]. Ce « radeau » sert à la fois de laboratoire et de lieu de vie pour les scientifiques. Il est constitué d'un assemblage de pontons reliés par un filet.

L'intérêt est que la grande majorité des formes de vie végétale et animale se trouve au sommet, dans la canopée, et ne peut être observé depuis le sol. Ces expéditions ont permis de décrire de nombreuses espèces jusqu'alors inconnues, et de prendre conscience de l'importance de la canopée dans la biodiversité. Une des découvertes de ces expéditions a été que les différentes branches maîtresses d'un grand arbre n'ont pas forcément le même génome[2].

Pour étudier la canopée, des équipements annexes ont été élaborés à partir du Radeau des cimes[3] :

  • l'Ikos, une structure habitable polygonale (icosaèdre) fixée au sommet d'un arbre,
  • l'Étoile des cimes, une sorte de tente entourée de filets, acheminée par montgolfière et arrimée en haut d'un arbre,
  • la Bulle des cimes, un ballon gonflé à l'hélium permettant à un scientifique de cheminer le long d'un câble à la cime des arbres.

Expéditions[modifier | modifier le code]

  • GuyaneCrique Couleuvre 1986, opération à caractère essentiellement technique[4].
  • Guyane – Petit Saut 1989, 1re opération à caractère scientifique[4].
  • CamerounCamp Akok 1991, 2e opération à caractère scientifique[4].
  • Guyane – Paracou 1996[5], 3e opération à caractère scientifique[4].
  • GabonLa Makandé 1999[5], 4e opération à caractère scientifique[4].
  • MadagascarMasoala 2001[5]
  • PanamaSan Lorenzo 2003[5]
  • Panama – Barro Colorado 2004[5]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dany Cleyet-Marrel et Francis Hallé, « Le Radeau des Cimes », dans Patrick Edel et Jean-Claude Guilbert (dir.), L'Année de l'Aventure 87, Guilde Européenne du Raid / Albin Michel, Paris, 1987. (ISBN 2226030603)
  • (en) Francis Hallé, « A Raft Atop the Rain Forest », National Geographic, Vol.178, No.4, October 1990, p.128-138.
  • Francis Hallé, avec Dany Cleyet-Marrel et Gilles Ebersolt, Le Radeau des Cimes : L'exploration des canopées forestières, JC Lattès, Paris, 2000, 282 p. (ISBN 2-7096-2045-6)
  • Antoine de Maximy, Avant d'aller dormir chez vous, Florent Massot, Paris, p.94

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Olivier Pascal, un autoportrait », in Francis Hallé (2000), p.28-29.
  2. a et b Après nous le déluge ?, Jean-Marie Pelt & Gilles-Éric Séralini (2006).
  3. Marie Lescroart (texte), Gilles Ebersolt (photos), « Expédition au Laos : Au cœur de la forêt tropicale », Terre Sauvage Le monde grandeur nature, Avril 2017, n°339, p.62-67.
  4. a, b, c, d et e Francis Hallé (2000), p.30-31.
  5. a, b, c, d et e « Site officiel du Radeau des cimes »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), (consulté le 24 septembre 2009).