Racines (roman, Haley)

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Racines est un roman de Alex Haley publié en 1976 sur l'histoire d'une famille afro-américaine en Amérique du Nord, de l'époque de l'esclavage à l'époque contemporaine. L'auteur remporta en 1977, le Prix Pulitzer pour cet ouvrage.

Résumé du téléfilm[modifier | modifier le code]

Au cours des années soixante, Alex Haley, un afro-américain, a appris de ses parents la tradition familiale qui rapporte que le premier esclave de la famille s’appelait Kunta Kinte. Retraité, Alex Haley entreprend de longues recherches et parvient à retrouver dans les archives le nom et la provenance du bateau sur lequel son ancêtre avait été embarqué. S’envolant pour la Gambie, il trouve un homme, mémoire vivante de l'ethnie Mandingue, qui parvient à remonter jusqu’aux noms des parents de l’ancêtre d’Alex Haley et qui parvient à trouver le nom de son ancêtre qui fut déporté : Kounta Kinté. Kunta, musulman de Gambie, est capturé et embarqué vers l’Amérique

Dès son arrivée à Annapolis, est vendu en tant qu'esclave. Kunta, rebaptisé Toby par son "propriétaire" résiste comme il peut et découvre stupéfait que les autres esclaves, nés en Amérique, ont oublié leurs racines africaines. Dissimulant un bout de fer, il parvient à se libérer de ses chaînes mais est vite repris. Refusant de répondre au nom de Toby, il est fouetté et finalement se soumet.

Quelques années plus tard, il s’enfuit pour la quatrème fois. Il est rattrapé par des chasseurs d’esclaves lancés à sa poursuite. Pour l’empêcher de s’enfuir à nouveau, ils l’amputent d’un pied. Kunta perd connaissance et est soigné par le frère de son ancien propriétaire, chez qui reste finalement, en guise de paiement d’une dette.

Bell, la cuisinière, prend soin de Toby et l’informe que leur nouveau maître est moins cruel que d’autres. Toby rétabli devient cocher, et épouse Bell après plus de dix années. Ils sautent par-dessus le balai (équivalent du mariage pour les esclaves) Bell donne le jour à Kizzy, dont le nom signifie en mandingue « tu ne partiras jamais », Bell ayant déjà perdu ses deux premières filles, vendues avant leur dix ans. La famille mène pendant quelques années une vie relativement tranquille. Kunta s’efforce d’enseigner à sa fille le souvenir de leurs origines africaines.

Kizzy grandit et vers seize ans, s’éprend de Noah, un esclave avec lequel elle veut se marier. Mais le jeune homme rêve de s’enfuir. La nièce du maître a pris Kizzy en amitié dès son enfance et par jeu, lui avait appris à lire et écrire. Noah, qui s’était échappé, est repris et sous le fouet, avoue que c’est Kizzy qui lui a écrit un laissez-passer. Le maître, d’habitude plutôt indulgent, refuse de passer l’éponge sur cette rébellion et à contrecœur, informe Kunta et Belle qu’il a vendu Kizzy dans une plantation éloignée. Le couple assiste impuissant et horrifié au départ de leur fille. La nièce du propriétaire ne lèvera pas le petit doigt pour protéger Kizzy.

Dès son arrivée, Kizzy est violée par son nouveau maître et donne le jour à un fils, George. Le maître a pour source de revenus un élevage de coqs de combat et George se révèle doué dans ce domaine. En dépit des avertissements de sa mère, très fière de ses origines africaines, concernant les promesses non tenues par les blancs, George, ignorant jusqu'à la fin de son adolescence que le maître est son père, se persuade que celui-ci le traite en égal. George, marié et père de deux fils, acquiert une réputation de bon dresseur de coqs et bénéficie d’une part des gains.

Lors d’un combat, le maître et Georges lui-même perdent beaucoup. Le maître ne peut honorer sa dette. Son adversaire, anglais, propose alors d’emmener George avec lui en Angleterre quelques années pour dresser des coqs. Le maître promet de libérer George à son retour et de ne pas séparer sa famille.

Cinq années plus tard (au lieu de deux initialement prévues), George revient en homme libre et retrouve sa famille vendue à un planteur des environs. Il apprend la mort de sa mère Kizzy et aussi qu’un affranchi qui reste plus de deux mois dans ce comté redevient automatiquement esclave. George repart, la mort dans l’âme, non sans avoir inculqué aux siens de se rappeler leurs origines.

Son fils aîné, Tom, marié et père de famille, est devenu un forgeron respecté, même par la plupart des blancs. La guerre de Sécession éclate et Tom est réquisitionner pour ferrer les chevaux des soldats. Soupçonné d'un vol qu'il n'a pas commis (c'est un blanc le coupable, personne ne le croit) il est fouetté, ce qui scandalise son maître.

L’abolition de l’esclavage est proclamée et leur ancien maître leur propose de rester et de partager les fruits de la récolte. Beaucoup d’anciens esclaves veulent partir mais Matilda, l’épouse de George, refuse, afin que son mari puisse les retrouver. Tom et les siens reprennent courage quand George revient.De Tom et son épouse naîtra la grand-mère de l’auteur.

Grâce à la ténacité de chaque génération, l’histoire de la famille depuis Kunta Kinté s’est transmise oralement.

Feuilleton télévisée[modifier | modifier le code]

Le feuilleton télévisé Racines a été tiré de ce livre.

Articles connexes[modifier | modifier le code]