Raúl Isaías Baduel

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Raúl Isaías Baduel
Image illustrative de l'article Raúl Isaías Baduel
Fonctions
Ministre de la Défense du Venezuela
24 juin 200618 juillet 2007
Biographie
Date de naissance 6 juillet 1955 (58 ans)
Lieu de naissance Las Mercedes (Guárico)
Nationalité Vénézuelien

Raúl Baduel, nom courant de Raúl Isaías Baduel, né le 6 juillet 1955 à Las Mercedes (Guárico) est un général en chef de l'armée vénézuélienne et ex-ministre (destitué) du pouvoir populaire à la défense (équivalent ministre de la défense). C'est désormais l'une des figures de l'opposition vénézuélienne.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1976, il obtient sa licence de l'école de sciences et arts militaires à l'Académie militaire du Venezuela, où il rencontre Hugo Chávez[1].

Il est un des quatre fondateurs du MBR-200, mouvement révolutionnaire bolivarien, le 17 décembre 1982 avec notamment Hugo Chávez.

Peu après le coup d'État du 11 avril 2002, alors commandant de la base de Maracay, il menaça de marcher sur Caracas contre les officiers putschistes. Quarante-sept heures après avoir investi le palais présidentiel de Miraflores, les putschistes sont contraints à abandonner le pouvoir : Chavez revient à la tête de l'État, grâce à son aide.

Le 24 juin 2006, il est nommé ministre de la défense de la république bolivarienne du Venezuela.

Le 18 juillet 2007, il est démis de ses fonctions et remplacé par le général en chef Gustavo Reyes Rangel Briceño.

Le 5 novembre 2007, il se manifeste contre la réforme constitutionnelle approuvée par le parlement vénézuélien. Il demande au peuple vénézuélien de voter non au référendum sur la constitution du 2 décembre, qualifiant la réforme constitutionnelle de « coup d'État ». Il se proclame le nouveau "lider de la oposicion". Chavez qualifie ses propos de véritable trahison; selon lui, Baduel trahirait son propre président et le peuple. Il critique notamment la politique de Chavez, l'accusant de ne pas créer le socialisme du XXIe siècle mais de faire du capitalisme d'état (où l'état contrôle et possède toutes les sociétés), faux socialisme, comme l'avait fait l'URSS avec Lénine et Joseph Staline[2].

Traditionnel pourfendeur du capitalisme, il plaide pour la fondation d'un État qui saurait instituer la justice sociale sans renier les libertés de la démocratie libérale. En particulier, il dénonce « l'orthodoxie marxiste, qui considère la démocratie [..] comme un simple instrument de la domination bourgeoise »[3].

En mars 2008, à l'Assemblée Générale du Parti d'opposition Podemos, le général Baduel a déclaré : "J'ai été nommé par la providence divine pour sauver le pays des malheurs qu'il subit".

Condamnation et incarcération[modifier | modifier le code]

Le 2 avril 2009, Raúl Baduel est arrêté par des agents de la Dirección de Inteligencia Militar (DIM - Direction du Renseignement Militaire) pour suspicion de corruption. Le 7 mai 2010, il est condamné à 7 ans et onze mois de prison, convaincu du détournement de 30 millions de bolívars et de 3,9 millions de dollars durant sa gestion comme ministre. Baduel a alors accusé les ministres qui l'ont précédé et qui lui ont succédé d'avoir manié cet argent, et a déclaré que le motif de son emprisonnement était de s'être opposé à Chavez[4],[5].

Il lui est en outre interdit d'exercer des fonctions publiques jusqu'à la fin de sa condamnation ; divers biens lui ont aussi été confisqués[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Raul Baduel : fidèle de Chavez hier, principal opposant aujourd'hui, La Croix, 5 décembre 2007
  2. http://www.rebelion.org/noticia.php?id=54201, Discours intégral, 18 juillet 2007
  3. L'ex-chef des armées vénézuéliennes critique Hugo Chavez, Le Monde, 7 novembre 2007
  4. Vénézuela : « Le chavisme n'a aucune base idéologique », Le Figaro, 12 février 2012.
  5. Un ex-général dénonce la mainmise de Cuba au Venezuela, Le Figaro, 23 avril 2013.
  6. Condenan a Baduel a siete años y 11 meses de prisión (8 mai 2010 - journal El Universal)