RT Aurigae

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RT Aurigae
Données d'observation
(époque J2000.0)
Ascension droite 06h 28m 34,08751s[1]
Déclinaison +30° 29′ 34,92142″[1]
Constellation Cocher
Magnitude apparente 5,75[2] (5,00 - 5,82[3])

Localisation dans la constellation : Cocher

(Voir situation dans la constellation : Cocher)
Auriga IAU.svg
Caractéristiques
Type spectral F8Ib[4] (F4Ib - G4Ib[3])
Indice U-B 0,5[5]
Indice B-V 0,74[2]
Variabilité δ Cep[3]
Astrométrie
Vitesse radiale 20,30 km/s[6]
Mouvement propre μα = 0,34 mas/a
μδ = −14,95 mas/a
Parallaxe 1,4194 ± 0,2033 mas[7]
Distance 2 300 ± 300 al
(700 ± 100 (473[8]pc)
Magnitude absolue -3,09[8]
Caractéristiques physiques
Masse 4,5 M[9]
Rayon 35,1 R[8]
Gravité de surface (log g) 1,5[2]
Luminosité 1 186 L[10]
Température 6 151 K[10]
Métallicité 0,1[8]

Autres désignations

48 Aurigae (Flamsteed), HD 45412, BD+30 1238, HIP 30827, SAO 59128, HR 2332

RT Aurigae (RT Aur, 48 Aurigae) est une étoile variable supergéante jaune de la constellation du Cocher, située à environ 2300 années-lumière de la Terre.

RT Aurigae est une variable Céphéide classique de type F à G dont la luminosité varie entre les magnitudes +5,00 à +5,82 sur une période de 3,728309 jours[8]. La variabilité fut découverte en 1905[11]. Elle fut rapidement identifiée comme un membre de la classe des variables Céphéides, mais leur nature n'était pas comprise à l'époque. Des variations de vitesse radiale furent identifiées correspondant aux variations de luminosité, mais l'idée qu'elles étaient provoquées par des pulsations stellaires et des variations de température était largement dénigrée en faveur de déplacements orbitaux d'une étoile binaire[12]. Des observations plus précises prouvèrent finalement sans aucun doute que les variations de luminosité étaient dues à des pulsations dans les atmosphères des étoiles, les étoiles étant plus petites et plus chaudes au voisinage du maximum de luminosité[13].

On a soupçonné RT Aurigae d'être système binaire spectroscopique, mais cela n'a pas été confirmé[14],[9]. La plus forte preuve fut trouvée en 2013 à l'aide de l'interféromètre optique CHARA. Le compagnon serait 6,7 magnitudes plus faible que la supergéante primaire, plus froid et plus faible qu'une étoile de la séquence principale de type F0. Les deux étoiles sont séparées de 2,1 millisecondes d'arc[15].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b F. Van Leeuwen, « Validation of the new Hipparcos reduction », Astronomy and Astrophysics, vol. 474, no 2,‎ , p. 653 (DOI 10.1051/0004-6361:20078357, Bibcode 2007A&A...474..653V, arXiv 0708.1752)
  2. a, b et c C. Soubiran, J. -F. Le Campion, G. Cayrel De Strobel et A. Caillo, « The PASTEL catalogue of stellar parameters », Astronomy and Astrophysics, vol. 515,‎ , A111 (DOI 10.1051/0004-6361/201014247, Bibcode 2010A&A...515A.111S, arXiv 1004.1069)
  3. a, b et c N. N. Samus et O. V. Durlevich, « VizieR Online Data Catalog: General Catalogue of Variable Stars (Samus+ 2007-2013) », VizieR On-line Data Catalog: B/gcvs. Originally published in: 2009yCat....102025S, vol. 1,‎ (Bibcode 2009yCat....102025S)
  4. P. P. Eggleton et A. A. Tokovinin, « A catalogue of multiplicity among bright stellar systems », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 389, no 2,‎ , p. 869 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2008.13596.x, Bibcode 2008MNRAS.389..869E, arXiv 0806.2878)
  5. J. R. Ducati, « VizieR Online Data Catalog: Catalogue of Stellar Photometry in Johnson's 11-color system », CDS/ADC Collection of Electronic Catalogues, vol. 2237,‎ , p. 0 (Bibcode 2002yCat.2237....0D)
  6. G. A. Gontcharov, « Pulkovo Compilation of Radial Velocities for 35 495 Hipparcos stars in a common system », Astronomy Letters, vol. 32, no 11,‎ , p. 759 (DOI 10.1134/S1063773706110065, Bibcode 2006AstL...32..759G, arXiv 1606.08053)
  7. (en) A. G. A. Brown, « Gaia Data Release 2: Summary of the contents and survey properties », Astronomy & Astrophysics, vol. 616,‎ (DOI 10.1051/0004-6361/201833051, Bibcode 2018A&A...616A...1G, arXiv 1804.09365)
  8. a, b, c, d et e M. A. T. Groenewegen, « Baade-Wesselink distances to Galactic and Magellanic Cloud Cepheids and the effect of metallicity », Astronomy & Astrophysics, vol. 550,‎ , A70 (DOI 10.1051/0004-6361/201220446, Bibcode 2013A&A...550A..70G, arXiv 1212.5478)
  9. a et b D. G. Turner, I. S. Bryukhanov, I. I. Balyuk, A. M. Gain, R. A. Grabovsky, V. D. Grigorenko, I. V. Klochko, A. Kosa‐Kiss, A. S. Kosinsky, I. J. Kushmar, V. T. Mamedov, N. A. Narkevich, A. J. Pogosyants, A. S. Semenyuta, I. M. Sergey, V. V. Schukin, J. B. Strigelsky, V. G. Tamello, D. J. Lane et D. J. Majaess, « The Period Changes of the Cepheid RT Aurigae », Publications of the Astronomical Society of the Pacific, vol. 119, no 861,‎ , p. 1247 (DOI 10.1086/523656, Bibcode 2007PASP..119.1247T, arXiv 0709.3085)
  10. a et b D. G. Turner, « The PL calibration for Milky Way Cepheids and its implications for the distance scale », Astrophysics and Space Science, vol. 326, no 2,‎ , p. 219 (DOI 10.1007/s10509-009-0258-5, Bibcode 2010Ap&SS.326..219T, arXiv 0912.4864)
  11. H. H. Turner, « New Variable 47.1905 Aurigae », Astronomische Nachrichten, vol. 168, no 2,‎ , p. 29 (DOI 10.1002/asna.19051680209, Bibcode 1905AN....168...29T)
  12. J. C. Duncan, « The Orbits of the Cepheid Variables Y Sagittarii and RT Auriga; with a Discussion of the Possible Causes of this Type of Stellar Variation », Publications of the Astronomical Society of the Pacific, vol. 21,‎ , p. 119 (DOI 10.1086/121905, Bibcode 1909PASP...21..119D)
  13. H. Shapley, « The variations in spectral type of twenty Cepheid variables », Astrophysical Journal, vol. 44,‎ , p. 273 (DOI 10.1086/142295, Bibcode 1916ApJ....44..273S)
  14. Nancy R. Evans, « A magnitude-limited survey of Cepheid companions in the ultraviolet », Astrophysical Journal, vol. 384,‎ , p. 220 (DOI 10.1086/170865, Bibcode 1992ApJ...384..220E)
  15. A. Gallenne, A. Mérand, P. Kervella, J. D. Monnier, G. H. Schaefer, F. Baron, J. Breitfelder, J. B. Le Bouquin, R. M. Roettenbacher, W. Gieren, G. Pietrzyński, H. McAlister, T. Ten Brummelaar, J. Sturmann, L. Sturmann, N. Turner, S. Ridgway et S. Kraus, « Robust high-contrast companion detection from interferometric observations. The CANDID algorithm and an application to six binary Cepheids », Astronomy & Astrophysics, vol. 579,‎ , A68 (DOI 10.1051/0004-6361/201525917, Bibcode 2015A&A...579A..68G, arXiv 1505.02715)

Lien externe[modifier | modifier le code]