R. U. R.

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Affiche d'une production américaine de R. U. R. dans les années 1930.

R. U. R. (Rossum's Universal Robots, sous-titre en anglais du livre tchèque Rossumovi univerzální roboti[a]) est une pièce de théâtre de science-fiction, écrite en 1920 par l'auteur tchécoslovaque Karel Čapek.

Présentation[modifier | modifier le code]

Écrite en 1920, R. U. R. est créée au Théâtre national à Prague le [2] et jouée à New York dès 1922[3]. C'est dans cette pièce que Karel Čapek utilisa le mot robot[4] pour la première fois, bien que ce soit son frère Josef qui l'ait inventé[5] à partir du tchèque robota qui signifie « corvée » – rob veut dire « esclave » en slave ancien, aujourd'hui encore rabotat veut dire « travailler » en russe et robotnik signifie « ouvrier » en slovaque et en polonais. Robot supplanta immédiatement le terme automaton utilisé par l'auteur dans la courte pièce Opilec de 1917[6].

La première traduction française de cette pièce, établie par Hanuš Jelínek, était intitulée Rezon's Universal Robots. La pièce fut créée à la Comédie des Champs-Élysées le , direction Jacques Hébertot, avec MM. Antonin Artaud, Ben Danou, Jean Hort, Fabert et Héraut.

Résumé[modifier | modifier le code]

La pièce se déroule dans l'avenir, dans l'usine de fabrication de robots R.U.R.. Les robots de la pièce sont proches de ce qu'on appelle aujourd'hui des androïdes ou des clones : ce sont des machines biologiques à l'apparence humaine, à l'origine dénuées de sensibilité et de sentiments, et fabriquées dans une usine située dans une île. Afin de les rendre moins fragiles et plus polyvalents, l'ingénieur de R.U.R. les dote d'une sensibilité limitée et d'une intelligence un peu plus développée. Au bout de dix ans, ils finissent par se révolter et anéantir l'humanité. À la fin de la pièce, après avoir perdu le secret de leur fabrication, deux d'entre eux découvrent l'amour et le dernier être humain leur remet la responsabilité du monde.

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Éditions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Rossum est, dans la pièce, le nom de l'ingénieur qui met au point les robots[1].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jaroslav Veis, « Il y a 100 ans naissait le robot », Courrier international, no 1534,‎ 26 mars au 1er avril 2020, p. 39-42.
  2. Guillaume Narguet, « Le robot a fêté ses 85 ans ! », sur Radio Prague International, (consulté le 20 juillet 2020)
  3. Jaroslav Veis, « Science-fiction. Il y a cent ans naissait le robot », sur Courrier international, (consulté le 20 juillet 2020)
  4. (en) Ivan Margolius, « The Robot of Prague », Newsletter The Friends of Czech Heritage no. 17,‎ , p. 3 - 6
  5. Édouard Launet, « An 2000. Les objets du siècle. Le robot. Dans les années 60, il aura nourri les fantasmes d'un monde dont il aurait été le maître ou l'esclave. Aujourd'hui, l'androïde appartient plutôt à la légende qu'à la réalité. Rêve mécanique », Libération, Cahier spécial,‎ , p. 52-53
  6. Sergei Chepik, « Karel Čapek », sur plathey.net (consulté le 11 juin 2016)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]