Rêves de chaque nuit

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Rêves de chaque nuit
Description de cette image, également commentée ci-après
Sumiko Kurishima, Shigeru Ogura et Kenji Ōyama

Titre original 夜ごとの夢篇
Yogoto no yume
Réalisation Mikio Naruse
Scénario Mikio Naruse
Tadao Ikeda
Acteurs principaux
Sociétés de production Shōchiku
Pays d’origine Drapeau du Japon Japon
Genre Film dramatique
Mélodrame
Durée 64 min
Sortie 1933

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Rêves de chaque nuit (夜ごとの夢, Yogoto no yume?) est un film japonais réalisé par Mikio Naruse, sorti en 1933.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Omitsu travaille comme serveuse dans un bar et élève seule son fils Fumio. Lorsque son mari Mizuhara revient auprès d'elle trois ans après l'avoir abandonnée, il promet de trouver un emploi pour qu'elle puisse rester au foyer et élever l'enfant. Malgré l'aide apportée par leurs voisins, Mizuhara ne parvient à ses fins. Leur enfant est renversé par une voiture, Omitsu reprend son travail de serveuse pour financer les soins. Mizuhara dans sa volonté de subvenir aux besoins de sa famille commet l'irréparable, il fait un cambriolage et la police se lance à ses trousses. Blessé au bras, il parvient à rentrer chez lui. Omitsu qui comprend la situation refuse l'argent dérobé et lui demande de se rendre. Elle apprend le lendemain le suicide par noyade de son mari. En pleurs, elle le traite de lâche et demande à son garçon de devenir fort en grandissant.

Autour du film[modifier | modifier le code]

Rêves de chaque nuit est un mélodrame avec Sumiko Kurishima en vedette, il est considéré comme l'un des meilleurs films des débuts de Mikio Naruse[1]. Le réalisateur souligne que l'attribution d'une vedette comme Sumiko Kurishima était une preuve que la Shōchiku reconnaissait enfin son importance. Un soin particulier a été porté sur le tournage qui s'est étalé sur quinze jours, durée relativement importante à cette époque[2].

Le film a été classé troisième des dix meilleurs films japonais de l'année 1933 par la revue Kinema Junpō[3]. La même année, la revue distingue un autre film de Naruse, Après notre séparation, en le positionnant quatrième de ce même classement[4].

Jean Narboni descelle dans ce film l'influence du cinéma occidental. Il fait le rapprochement avec Les Damnés de l'océan (The Docks of New York, 1928) de Josef von Sternberg de par l'ambiance portuaire (peinture des quais, du bar où travaille Omitsu et de la faune qui le fréquente), l'utilisation de la lumière et des mouvements de caméra ainsi que du climat de désespérance. Cette influence se sent aussi au travers des deux personnages de gentils marins (Shigeru Ogura et Kenji Ōyama) qui rappellent Laurel et Hardy ainsi que de la relation entre un père malchanceux et son fils qui évoque Le Kid (1921) de Charlie Chaplin[5].

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Naruse, le quatrième grand du cinéma japonais (rétrospective du 2 novembre au 2 décembre 2006), Paris, Maison de la culture du Japon à Paris, , 19 p.
  2. Audie E. Bock, Mikio Naruse, un maître du cinéma japonais : introduction à l’œuvre et filmographie commentée, Édition du Festival international du film de Locarno, , 270 p., p. 72
  3. Audie E. Bock, Mikio Naruse, un maître du cinéma japonais : introduction à l’œuvre et filmographie commentée, Édition du Festival international du film de Locarno, , 270 p., p. 71
  4. Jean Narboni, Mikio Naruse, les temps incertains, Cahiers du Cinéma, , 288 p. (ISBN 978-2-8664-2283-7), p. 254
  5. Jean Narboni, Mikio Naruse, les temps incertains, Cahiers du Cinéma, , 288 p. (ISBN 978-2-8664-2283-7), p. 41

Lien externe[modifier | modifier le code]