Révolution islandaise

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Révolution islandaise
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Le 15 novembre 2008, plus de 6 000 manifestants protestent devant le Parlement islandais.

La révolution islandaise, aussi appelée révolution des casseroles[1], est un ensemble de mouvements de protestation survenus à partir d'octobre 2008 en Islande, principalement à Reykjavik, sa capitale. Ces mouvements naissent dans le contexte de la crise financière de 2008 en Islande alors qu'en moins d'un mois les trois banques principales du pays, dont Landsbanki, se déclarent en faillite. À la télévision, le Premier ministre, Geir Haarde en appelle à « Dieu pour sauver l'Islande[2] », ce qui est notable dans un pays qui n'est pas habitué aux références religieuses en politique.

Constitution du mouvement[modifier | modifier le code]

C'est une initiative de Hördur Torfason qui est à l'origine du mouvement. Cet auteur-compositeur islandais organise le 11 octobre 2008 le One man's protest devant l'Althing, le Parlement islandais. Mais cette initiative ne fait que reprendre un mouvement débuté la veille. En effet, dès le 10 octobre, 200 manifestants réclament devant le bâtiment de la Banque centrale d'Islande la démission de son directeur, Davíð Oddsson[3].

Très vite, un rendez-vous hebdomadaire est fixé, tous les samedis, devant le Parlement, et les manifestants se regroupent sous l'étiquette de la Voix du Peuple. Le 18 octobre 2008, les participants aux rassemblements sont plus de 2 000 "selon la police" (ce qui représente un centième de la population de l'agglomération de Reykjavik). Chaque semaine, des manifestants se regroupent, souvent équipés d'instruments de cuisine. Le 25 octobre, plus de 20 000 manifestants "selon les organisateurs" défilent dans les rues de Reykjavik, la capitale de ce pays qui ne compte que 334000 habitants (rapporté à la population française, cela correspondrait à 4 millions de manifestants). Des actions symboliques sont menées pendant des mois jusqu'à la démission du gouvernement et la nationalisation des trois principales banques du pays : on brûle en public des drapeaux des banques qui ont fait faillite, on hisse celui de la chaîne de distribution Bónus sur le porte-drapeau du Parlement[4].

Écho politique[modifier | modifier le code]

Très vite, le Mouvement des verts et de gauche[5], un parti politique de gauche radicale, prend fait et cause pour les mobilisations.

Issue[modifier | modifier le code]

La constitution islandaise a été revue de manière démocratique[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Stéphane Kovacs, « L'Islande ébranlée par la « révolution des casseroles », sur lefigaro.fr, 4 février 2009 (consulté le 20 décembre 2015).
  2. (en) Intervention du Premier ministre Geir Haarde à la télévision, sur eng.forsaetisraduneyti.is, 6 octobre 2008 (consulté le 20 décembre 2015).
  3. Jérôme Skalski, La Révolution des casseroles : chronique d'une nouvelle constitution pour l'Islande, coll. « Un singulier pluriel », Lille, La Contre Allée, 2012, chap. II.
  4. (is) Trailer du documentaire God Bless Iceland, sur youtube.com, 5 septembre 2009 (consulté le 20 décembre 2015).
  5. Vinstrihreyfingin - grænt framboð.
  6. La démocratie islandaise plus forte que les banquiers, ou comment le politique reprend le pouvoir sur l’économique, Atlantico, Olivier Demeulenaere, 23 juillet 2012

Annexes[modifier | modifier le code]

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