Révolte du Rif

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Révolte du Rif

Informations générales
Date 1957 ou 1958(?)-1959
Issue Défaite des insurgés
Changements territoriaux Rif, Drapeau du Maroc Maroc
Belligérants
Insurgés RifainsForces Armées Royales
Pertes
3000[1]inconnues

La révolte du Rif, ou soulèvement du Rif est un ensemble d’évènements qui ont eu lieu 1958 à 1959 dans le Rif, après l'indépendance du Maroc. Les Rifains se sont soulevés[2] pour protester contre les politiques gouvernementales de marginalisation et de négligence du nord du pays[3].

Chronologie[modifier | modifier le code]

Selon le chercheur marocain Hsain Ilahiane, les révoltes ont été enflammées par la fermeture de la frontière algérienne à la migration rifaine[3], conduisant au chômage, en plus du manque total de la représentation politique rifaine au niveau du gouvernement marocain[3]

Au milieu de ce mécontentement, un des leaders du Parti démocratique et de l'indépendance, membre de la tribu des Beni Ouriaghel, s'est manifesté pour présenter les doléances des Rifains au gouvernement de Rabat.

Le 11 novembre 1958, Ameziane, du PDI, et deux autres membres des Beni Ouriaghel, Abdel Sadaq Khattabi et le fils de Abdelkrim al-Khattabi, Rachid, ont présenté un programme en 18 points pour le Rif au Roi Mohammed V ; ce programme compte des préoccupations des Rifains, allant de l'évacuation des troupes étrangères du Rif, au retour d'Abdelkrim al-Khattabi au Maroc, la création d'emplois, la représentation politique et les réductions d'impôts. Cependant, avant que ce programme n'ait été présenté au roi, la révolte du Rif avait déjà commencé depuis presque trois semaines. Le 25 octobre 1958, les bureaux du Parti de l'Istiqlal d'Imzoûrene ont été pris d'assaut et les soldats gouvernementaux ont été maîtrisés. C'est là que le soulèvement a pris la forme d'une révolte réelle[3].

À la fin de Janvier 1959, le soulèvement a été réprimé par une force militaire commandée par le prince héritier moulay Hassan et composée de près de 30 000 hommes[1].

Après la fin du soulèvement, le Rif a été soumis à un régime militaire pour plusieurs années et l'héritage le plus ruineux de ce soulèvement fut la négligence complète et la marginalisation de la région par les autorités marocaines au cours des quatre décennies suivantes[4],[5].

Références[modifier | modifier le code]