Révolte de Tacky

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Révolte de Tacky

Informations générales
Date Mai – juillet 1760
Lieu Jamaïque
Issue Défaite des esclaves
Belligérants
Empire britannique

Flag of Jamaica (1957–1962).svg Colonie de Jamaïque

Alliés Marrons
Ashanti, Fante et esclaves Akyem
Commandants
Tacky

Révolte d'esclaves en Amérique du Nord

La Révolte de Tacky, ou Guerre de Tacky, est une révolte servile opposant les esclaves de Akan (alors appelée Coromantee) aux forces militaires de l'Empire britannique en Jamaïque. Elle se déroula de mai à juillet 1760. Il s'agit d'une des plus importantes rébellions d'esclaves dans les Caraïbes entre l'Insurrection des esclaves de Saint John de 1733 et la révolution haïtienne de 1793. Selon le professeur Trevor Burnard, cette révolte eut un impact considérable ; il la décrit en ces mots : « en termes de chocs subis par le système impérial, seule la guerre d'indépendance américaine dépassa la révolte de Tacky au XVIIIe siècle. »

Aux origines de la révolte : le parcours de Tacky[modifier | modifier le code]

Le leader de la rébellion, Tacky (Akan, orthographié Takyi), était originaire du groupe ethnique des Fantis, issus de l'Afrique occidentale ; avant d'être réduit en esclavage, il était issu des plus hautes sphères sociales de ce groupe, et faisait partie des chefs les plus importants. Le territoire des Fantis en Afrique correspond au centre de l'actuel Ghana. Aux côtés de Asante, surnommée la Reine Nanny, ou Nana, il planifia une insurrection pour prendre le contrôle de la Jamaïque, afin d'en faire une terre noire libérée de l'emprise britannique pour eux-mêmes[1].

Avant d'être esclave, Tacky était roi dans son village, ayant d'ailleurs participé à la vente de ses rivaux Ashanti, Nzema, et Ahanti faits captifs au cours des guerres locales auxquelles il participa. Ironiquement, il fut par la suite lui aussi réduit en esclavage, probablement après une défaite militaire ; il fut vendu et déporté en Jamaïque. Selon J. A. Jones, officier britannique chargé de négocier la reddition des révoltés, Tacky était un locuteur chevronné de l'anglais, chose courante pour les élites Fante de l'époque[2].

Toujours selon Jones, Tacky fut surpris, un an avant la révolte, dans une grotte en train de fomenter avec ses camarades (Quaw(twi Yaw), Sang, Sobadou(twi Sobadu), Fula Jati — le seul à n'être pas issu des Fante —, et Quantee(twi Kwarteng)) une rébellion.

La rébellion[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Jamaican Culture », Jamaicans.com, (consulté le 16 avril 2015)
  2. Jones, James Athearn (1831), Haverill, or memoirs of an officer in the army of Wolfe (J.J & Harper), p. 199. (ISBN 978-1-1595-9493-0)