Rétroplanification

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Une rétroplanification ou une planification inversée, a été conçue en partant de la date de fin du projet puis en remontant dans le temps afin de placer les jalons. En effet, il est quelquefois plus facile d'utiliser cette méthode pour réaliser une planification, lorsque la date de fin de projet est connue et impérative.

Enjeux de la rétroplanification[modifier | modifier le code]

Contrairement à la planification qui a pour objet d'évaluer la date de fin du projet compte tenu de toutes ses contraintes (ressources, budget, délais, etc.), la rétroplanification a pour principal intérêt de figer la date de fin de projet et donc de contraindre les tâches nécessaires à sa réalisation.

Pré-requis de la rétroplanification[modifier | modifier le code]

Contraire aux principes de planification par les délais et par les charges, la rétroplanification ne peut être envisagée que pour des projets dont la date d'échéance (fixée) parait très éloignée de la date qui serait obtenue par une planification classique. Les tâches composant le projet qui fait l'objet de cette rétroplanification doivent être faibles en consommation de temps et elles ne doivent pas nécessiter de ressources importantes (relativement à l'échéance).

Critiques[modifier | modifier le code]

La rétroplanification est critiquée par les tenants de la planification par addition des temps (méthode PERT, par exemple). En effet, avec une rétroplanification, la dernière tâche se termine juste avant l'échéance, ce qui fait que la planification ne possède plus de marge, alors que parfois, cette méthode suggère de commencer les tâches plus tard que la première date possible. Comme le projet comporte une part de risque, le retard est un évènement fréquent, et la rétroplanification condamne souvent le projet à dépasser la date demandée.

On remédie à cette lacune en prenant en compte dans la rétroplanification la survenue d'imprévus ; l'imprévoyance ne fait jamais partie d'une bonne planification, qu'elle soit chronologique ou rétrochronologique. C'est pourquoi les imprévus doivent être non seulement inscrits au calendrier mais au budget (en France, dans la production de film aidés par le ministère de la Culture, la part de budget obligatoirement allouée aux imprévus est de 7,5%).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]