Résistance à l'agression publicitaire

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Résistance à l'agression publicitaire (RAP)

Cadre
Forme juridique Association loi de 1901
But Lutter contre les effets négatifs, directs et indirects, des activités publicitaires sur l’environnement et les citoyens.
Zone d’influence Drapeau de la France France
Fondation
Fondation 1992
Fondateur Yvan Gradis, Francois Brune, René Macaire
Identité
Siège Paris
Présidente Marie Cousin
Vice-présidente Héloise Chiron
Secrétaire Elise Ayrault
Trésorier Antonin Moulart
Représentativité Toute la France
Site web antipub.org

Résistance à l'agression publicitaire (RAP) est une association française de loi de 1901 créée le 20 juin 1992. Elle a une portée nationale et son objectif est de lutter contre les effets négatifs de la publicité. On compte parmi ses membres fondateurs René Macaire, philosophe non-violent, François Brune – écrivain, auteur du Bonheur conforme –, et Yvan Gradis. R.A.P. qui a rassemblé toutes ces personnes (dont l'académicien Bertrand Poirot-Delpech), à partir de la revue Le Publiphobe et Laurent Galili ancien publicitaire[1],[2].

Objectifs de l'association[modifier | modifier le code]

L’association a pour objet principal de lutter contre les effets négatifs, directs et indirects, des activités publicitaires sur l’environnement et les citoyens[3].

En dénonçant les procédés publicitaires destinés à la mise en condition de la personne, elle se propose de combattre les nuisances qui en résultent pour l’environnement (gaspillage des ressources, pollution paysagère et du cadre de vie, déchets, bruit…) et la société (développement de la surconsommation, inégalités, obésité, violence…).

Actions[modifier | modifier le code]

L’association Résistance à l'agression publicitaire réalise des actions dans plusieurs domaines.

Elle publie régulièrement un journal, RAP@Toile, réalise une veille sur le système publicitaire, des pétitions, des manifestations, des communiqués et tout type d’action contre l’agression publicitaire. Elle a participé aux travaux sur le Grenelle du paysage dont elle dénonce (avec d'autres organisations) la non-prise en compte des propositions de la société civile à ce sujet[4].

Elle a notamment réalisé des campagnes :

2005 - 2010[modifier | modifier le code]

  • contre les publicités dans les boites aux lettres[5],[6]. Ainsi, elle a mené des actions symboliques de déversements de prospectus publicitaires sur la voie publique pour mettre en évidence le gaspillage occasionné[7] ;
  • contre la publicité visant les plus jeunes à l’école[8]. Ainsi, elle a sollicité des conseils généraux et des conseils régionaux pour « Pas de Publicité Privée sur les murs des collèges et des Lycées Publics » (de 2005 à 2008) : 113 conseils se sont engagés à refuser tout contrat avec des agences de publicité sur ce point ;
  • sur l’affichage publicitaire. Notamment avec la campagne nommée « les justiciers de l'espace public », qui vise à mobiliser des citoyens pour faire appliquer la législation et/ou à inciter à légiférer contre les panneaux publicitaires illégaux ou considérés comme illégitimes. Elle a notamment réalisé une mallette juridique sur la pub et les moyens d’action[9] ;

2008[modifier | modifier le code]

  • « Pour des vélos libérés de la publicité », en réaction au développement du système des vélos en libre service (VLS) gérés par des afficheurs publicitaires et en échange de panneaux publicitaires supplémentaires[10] ;

2012[modifier | modifier le code]

  • de critiques de la dépendance des médias au système publicitaire. Ainsi, elle a lancé en 2012 un site internet nommé surfezcouvert.net[11]. Celui-ci propose des solutions pour naviguer sans publicité sur la toile.
  • de consultation et d’information sur la position des politiques sur la publicité. Elle a ainsi noté les candidats à l’élection présidentielle de 2012 selon leur porosité à la publicité[12] ;
  • d'analyse critique du système publicitaire avec la Nuit des Publiphobes en septembre 2012[13].

Collaborations[modifier | modifier le code]

Résistance à l’Agression Publicitaire a travaillé avec plusieurs associations et collectifs tel que Casseurs de Pub, le collectif des Déboulonneurs, Paysage de France, Agir pour l’environnement... Certaines collaborations se sont accentuées en 2009 au sein du conseil National du Paysage afin de réviser la loi sur l'affichage[14].

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Pourrier, 30 minutes, film de Suzanne Körösi[15].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Tous les numéros du Publiphobe
  2. Création de R.A.P.dans le Publiphobe no 14 du 01/09/1992
  3. Grenoble : les antipub affichent leur satisfaction Place Gre'net, 28 novembre 2014
  4. Communiqué de presse du Collectif des déboulonneurs, de Paysages de France et de Résistance à l’Agression Publicitaire
  5. Article de Rue 89 de 2010
  6. Ces associations qui se mobilisent contre les publicités intempestives, article d'Éric Larpin dans La Croix le 5 novembre 2018. Page consultée le 12 novembre 2018.
  7. Septième journée nationale de déversement publicitaire, le 08 décembre 2007
  8. Actions de l'association R.A.P
  9. La campagne les Justiciers de l'espace public
  10. La campagne Pour des vélos libérés de la publicité [1]
  11. http://surfezcouvert.net/
  12. Pubomètre des candidats à la présidentielle de 2012
  13. La Nuit des Publiphobes - 22 septembre 2012
  14. Communiqué de presse "Grenelle de l’affichage" : rupture complète du dialogue - des débouloneurs, R.A.P. et Paysages de France le 1 juin 2011 [2]
  15. Présentation du film Pourrier.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]