Réserve naturelle nationale de Chérine

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Réserve naturelle
nationale de Chérine
Logo Réserve naturelle de Chérine.jpg
Géographie
Adresse
Coordonnées
Ville proche
Superficie
370 ha
Administration
Type
Catégorie UICN
IV (aire de gestion des habitats ou des espèces)
Identifiant
Création
Administration
Association Chérine
LPO Brenne
Site web

Géolocalisation sur la carte : Indre

(Voir situation sur carte : Indre)
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Géolocalisation sur la carte : Centre-Val de Loire

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La réserve naturelle nationale de Chérine (RNN78) est une réserve naturelle nationale située en Brenne, dans le département de l'Indre (région Centre-Val de Loire).

Elle a été classée en 1985 et occupe une surface de 370 ha[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La réserve naturelle est située dans l’Indre (centre-ouest du département), en région Centre-Val de Loire.

Elle se trouve intégré dans une partie du parc naturel régional de la Brenne.

Divisée en deux pôles distants de moins d’une dizaine de kilomètres à vol d’oiseau, la réserve concerne deux communes, Saint-Michel-en-Brenne qui comprend la majeure partie du territoire et Lingé regroupant le reste[2],[3].

Le périmètre de la réserve naturelle.
Le périmètre de la réserve naturelle.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Milieu naturel[modifier | modifier le code]

Les activités agricoles et piscicoles ont façonné depuis des siècles les paysages de Brenne, favorisant l’implantation d’une flore et d’une faune remarquables.

On y rencontre quatre grands types de milieux : étangs et roselières, prairies, boisements et landes.

Les étangs[4] faisant partie de la réserve sont : l'étang de la Sous ; l'étang Cistude ; l'étang des Essarts, l'étang Ricot ; l'étang Purais et l'étang de la Touche. Ils sont variés dans leur superficie et leur contexte et certains sont ceints d’une grande roselière favorable aux hérons, d’autres hébergent de grandes stations de nymphéas. Tous sont des points d’accueil profitables aux oiseaux migrateurs ou hivernants.

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Les prairies, sur lesquelles sont menées des activités pastorales, sont importantes pour la reproduction de la cistude d’Europe. Elles abritent aussi des stations botaniques remarquables. La présence de buissons épars favorise certains oiseaux.

Les bois sont les seuls habitats de la réserve sur lesquels aucune gestion n’est appliquée. La présence d’arbres morts ou mourants est vitale pour beaucoup d’insectes, particulièrement les coléoptères ainsi que pour certaines chauve-souris. Cependant certains secteurs de ces bois sont remarquables. Il s’agit d’anciennes marnières et d’une saulaie tourbeuse.

Les landes et fourrés sont des milieux riches dès l’instant où ils ne sont pas trop refermés. Ouverts par le pâturage, ils sont attractifs pour beaucoup d’oiseaux, d’insectes et sont fréquentés par les mammifères.

Flore[modifier | modifier le code]

On recense 588 espèces de plantes supérieures sur la réserve naturelle ce qui représente environ 46 % du nombre d'espèces recensées dans le parc naturel régional de la Brenne. Parmi ces espèces, 138 peuvent être considérées comme remarquables[2].

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Faune[modifier | modifier le code]

Les étangs attirent le héron pourpré, le blongios nain, cistude d’europe, la guifette moustac ou le grèbe à cou noir. Dans les prairies, on trouve le bruant zizi ou la pie-grièche écorcheur.

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Histoire[modifier | modifier le code]

À sa création en 1985[5],[1], la réserve naturelle protégeait un ensemble remarquablement varié de milieux naturels typiques de Brenne, de l’étang ancien ceinturé de roseaux, à la prairie et au marais en passant par les bois et les landes. Ce maillage étroit d’habitats s’imbrique grâce à une multitude de milieux secondaires très localisés tels que des mares, des saulaies, des fossés, des arbres séculaires et des marnières qui forment autant d’abris pour des espèces spécialisées.

Initialement créés pour protéger l’avifaune que le site abritait, les inventaires naturalistes qui se sont succédé depuis, ont mis en évidence la forte valeur de l’écosystème tout entier. Sa richesse écologique est réellement exceptionnelle à l’échelle de la Brenne, qu’il s’agisse des habitats, de la flore ou de la faune, et tient en particulier à la présence de milieux originaux tels que le bois de Las (peuplement forestier très ancien avec tourbières) ou les roselières d’étangs.

De nouvelles acquisitions ont été réalisées en 2011, qui ont permis d’étendre la superficie initiale à 370 ha[1],[6] et d’améliorer le fonctionnement écologique du territoire initial[2].

Le site comprend maintenant plusieurs étangs[4].

L'étang des Essarts en assec en 2017.
L'étang des Essarts en assec en 2017.

Gestion[modifier | modifier le code]

Le panneau de la réserve sur la RD 6A en 2018.
Le panneau de la réserve sur la RD 6A en 2018.

La réserve naturelle est gérée par l'association Chérine et la LPO Brenne.

Le premier plan de gestion 1997-2001 est terminé. Avec l'agrandissement, un nouveau plan de gestion 2013-2017 est en cours[2].

Les principaux enjeux de la réserve naturelle sont le maintien de la diversité des espèces et des habitats présents, la préservation des étangs par une pratique piscicole extensive ainsi que la restauration de leur végétation, le contrôle des espèces exotiques envahissantes et celles posant problèmes (sangliers, cormorans…)[7].

Outils et statut juridique[modifier | modifier le code]

La réserve naturelle a été créée par un décret du [5],[1] pour une superficie de 145 hectares. Le , un nouveau décret a confirmé le classement et augmenté la superficie à 370 hectares[6],[1].

Le site faite partie de la ZSC « Grande Brenne » et de la ZPS « Brenne »[2].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Plusieurs parcours de 3 à 20 km font le tour de la réserve en traversant les milieux caractéristiques de Brenne. Dix observatoires[8] sont implantés sur le site, cinq libres d'accès dont trois entièrement accessibles, et mis à la disposition des visiteurs. La Maison de la Nature organise des sorties et animations[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]