Réserve naturelle nationale du rocher de la Jaquette

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Réserve naturelle nationale du rocher de la Jaquette
Géographie
Adresse
Coordonnées
Ville proche
Superficie
18 ha[1]
Administration
Type
Catégorie UICN
IV (aire de gestion des habitats ou des espèces)
Identifiant
Création
Administration
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La réserve naturelle nationale du rocher de la Jaquette ou de la Jacquette (RNN34) est une réserve naturelle nationale (RNN) située en Auvergne. Classée en 1976, elle occupe une surface de 18,38 hectares au sein du Parc naturel régional des Volcans d'Auvergne et protège un site remarquable pour sa faune entomologique.

Localisation[modifier | modifier le code]

Périmètre de la réserve naturelle.

Le territoire de la réserve naturelle est dans le département du Puy-de-Dôme, sur la commune de Mazoires dans le massif du Monts Dore. Il a la forme d'un croissant d'environ 800 m de longueur qui entoure les versants sud et est du rocher de la Jacquette.

Vue du haut de la RNN
Vue du haut de la réserve naturelle

Histoire du site et de la réserve[modifier | modifier le code]

Créée à l'origine par un arrêté du 18 novembre 1976 pour la protection du Hibou Grand-Duc, alors très menacé en France, la réserve naturelle est aujourd'hui reconnue pour sa richesse exceptionnelle en insectes[2].

Écologie (biodiversité, intérêt écopaysager…)[modifier | modifier le code]

Accrochée aux flancs de la vallée de Rentières, en bordure du plateau volcanique du Cézallier, le site rassemble sur quelques hectares une grande diversité de milieux (falaises et éboulis, pelouses sèches et prairies, landes, forêt) favorisant la présence de nombreuses espèces d’insectes (papillons, criquets, sauterelles…)[3]. La réserve protège un terrain accidenté composé de barres rocheuses qui bénéficie d'un climat méridional grâce à l'effet de foehn. Les papillons sont favorisés par la géographie du site, situé à un carrefour entre plateau et vallée, sur un coteau majoritairement exposé sud, bénéficiant de remontées d’air chaud de la vallée. Les espèces d'affinité montagnarde comme méridionale peuvent y trouver des conditions de vie privilégiées[2].

Gagée jaune
Gagée jaune

Flore[modifier | modifier le code]

Plus de 383 espèces végétales sont présentes sur le site. Plus de 195 taxons de plantes vasculaires ont été identifiés dont 2 espèces protégées nationalement (Orchis punaise, Gagée jaune)[3].

Faune[modifier | modifier le code]

Les influences climatiques permettent de fournir un milieu propice de développement à de nombreuses espèces de papillons et d'insectes.

Hibou grand-duc
Hibou grand-duc

Oiseaux[modifier | modifier le code]

Plus de 83 espèces d'oiseaux ont été observées dans la réserve dont environ 45 nichent. La réserve permet de protéger la nidification du Hibou grand-duc de l'Aigle botté ou du Faucon pèlerin.

Insectes[modifier | modifier le code]

On compte sur le site plus de 110 espèces de Rhopalocères, soit 75 % du cortège du Puy-de-Dôme. Les espèces montagnardes côtoient les espèces méridionales. Parmi elles, 4 sont protégées en France : Apollon, Semi-Apollon, Azuré du serpolet, Damier de la succise. On recense également plus de 44 espèces de Noctuidae, près de 40 espèces d’Orthoptères, 178 espèces de Coléoptères et 126 d'Araignées[2].

Azuré du Serpolet
Azuré du Serpolet

Champignons, lichens et autres organismes remarquables[modifier | modifier le code]

88 espèces de mousse vivent dans la zone de protection.

État, pressions ou menaces, réponses[modifier | modifier le code]

Les parcelles les moins accidentées étaient autrefois pâturées. Avec l'abandon agricole, des landes et des arbustes colonisent le secteur ce qui nuit au développement des milieux propices aux insectes.

Les terrains étaient pâturés jusque dans les années 1950 par un troupeau d’une centaine de moutons. À la suite de l’abandon pastoral, les milieux se sont progressivement fermés, d’abord colonisés par la lande puis les fourrés à Noisetier et Prunellier. L'intégrité du site est donc menacée par la dynamique naturelle. Dans le but de restaurer une mosaïque de milieux ouverts et ainsi maintenir la richesse en insectes, les gestionnaires ont mis en place en 2004 un pâturage ovin avec l'appui d'un éleveur local (race rustique Rava). Toutefois le pâturage seul ne suffit pas, certains secteurs restent très fermés. Aussi, afin de limiter l'embroussaillement, il est nécessaire de réaliser des coupes ponctuelles[3].

Intérêt touristique et pédagogique[modifier | modifier le code]

En raison de leur fragilité, l’accès aux zones rocheuses n'est pas autorisé. Toutefois les observations sont possibles depuis la route D36 au pied de la Réserve naturelle. Des visites pour le grand public ou les scolaires sont organisées chaque année au printemps[2].

Administration, plan de gestion, règlement[modifier | modifier le code]

La gestion de la réserve naturelle a été confiée en 1975 à la Société pour l’Étude et la Protection de la Nature dans le Massif Central (SEPNMC), également propriétaire des terrains. L'association bénéficie de l'appui technique et scientifique du Parc naturel régional des Volcans d'Auvergne (PNRVA) qui a maintenant repris la gestion du site. Le plan de gestion en cours couvre la période 2007-2011[3].

Outils et statut juridique[modifier | modifier le code]

La réserve naturelle a été créée par un arrêté du [4].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Muséum national d'Histoire naturelle, « Rocher de la Jaquette (FR3600034) », sur Inventaire national du Patrimoine naturel, 2003+ (consulté le 2 mars 2014)
  2. a b c et d « La Reserve naturelle nationale du Rocher de la Jaquette », sur Parc naturel des volcans d'Auvergne (consulté le 2 mars 2014)
  3. a b c et d « Reserve naturelle du Rocher de la Jaquette », sur Fondation du Patrimoine (consulté le 2 mars 2014)
  4. « Arrêté du 18 octobre 1976 CREATION DE LA RESERVE NATURELLE DITE "ROCHER DE-LA-JACQUETTE" (COMMUNE DE MAZOIRES, DEPARTEMENT DU PUY-DE-DOME) », sur Légifrance