Réserve naturelle des marais salants de Trapani et Paceco

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Réserve naturelle des marais salants de Trapani et Paceco
Saline di Trapani 0017.JPG

Les bassins

Catégorie UICN
Identifiant
Adresse
Strada Provinciale 21 Trapani-Marsala - Fraz. NubiaVoir et modifier les données sur Wikidata
Paceco
Drapeau de l'Italie Italie
Coordonnées
Superficie
910,6 ha[1]
Création
Administration
WWF Italia
Site web
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Green pog.svg
Les saline représentées sur un plan de Trapani au début du XXe siècle.
L'endémique Calendula maritima.
La récolte du sel.
Le moulin à vent Maria Stella, siège de l'accueil de la réserve.

La réserve naturelle des marais salants de Trapani et Paceco (en italien ; Riserva naturale integrale Saline di Trapani e Paceco) est une réserve naturelle régionale comprenant principalement une zone de marais salants située dans la province de Trapani en Sicile.

Instituée le par décret[2] de la région Sicile, son territoire s'étend, à cheval sur les communes de Trapani et Paceco, sur une superficie de 968 hectares. La gestion du site est confiée au WWF Italia.

Historique[modifier | modifier le code]

L'exploitation des marais salants de la zone côtière entre Trapani et Marsala remonterait à l'époque des Phéniciens[3]. Durant la période de domination normande, le géographe arabe Al Idrissi est le premier à en mentionner existence dans son Livre de Roger. Sous le règne de Frédéric II est institué le monopole d'état sur la production de sel (Constitutions de Melfi), qui perdure aussi durant la période angevine avec un retour à la propriété privée sous la domination aragonaise. Et, c'est sous la Couronne espagnole (it) que l'activité salicole atteint son apogée, transformant le port de Trapani en un grand centre européen du commerce de « l'or blanc ». Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, les marais salants de Trapani connaissent un début de déclin lors de l'unification de l'Italie et de la concurrence des marais salants de Cagliari. À la suite de l'éclatement de la Seconde Guerre mondiale ainsi que de la concurrence étrangère beaucoup d'exploitations salicoles sont, alors, fermées et abandonnées.

Aujourd'hui, sous l'impulsion de la WWF italia et du Consorzio Sale Natura quelques salins perpétuent encore la tradition du sel récolté à la main selon une méthode artisanale millénaire. Toujours en collaboration avec des organismes locaux et la WWF, l'exploitation salicole Sosalt (it) a activé une série de programmes pour la valorisation et la restauration originale des nombreux moulins à vent présents sur le site.

Dans le cadre de la Convention de Ramsar, les marais salants de Trapani ont été reconnus comme zones humides d'importance internationale, par décret du du ministère de l'Environnement [4].

Le , une demande est introduite auprès de la Commission européenne pour l'inscription du Sale Marino di Trapani dans le registre des indications géographiques protégées (IGP)[5].

La Réserve[modifier | modifier le code]

Dans le cadre du Réseau Natura 2000, depuis le , la réserve est inscrite dans la liste [6] des sites d'intérêt communautaire pour la région biogéographique méditerranéenne avec l'appellation « Saline di Trapani » et comporte comme principal habitat prioritaire des lagunes côtières[7].

Flore[modifier | modifier le code]

La végétation des lagunes côtières de la réserve est dominée par des espèces herbacées ou arbustives qui supportent particulièrement bien la haute salinité et la sécheresse estivale extrême telles diverses espèces de Chenopodiaceae parmi lesquelles la salicornia strobilacea (Halocnemum strobilaceum (it)) et l'Halopeplis amplexicaulis; dans les canaux sont présentes d'intéressantes colonies végétales comme la Spermatophyta marine, le Ruppia cirrhosa et la Posidonia oceanica; le curieux Cynomorium coccineum dit Champignon de Malte ; l'endémique Calendula maritima qui se retrouve uniquement dans la province de Trapani (entre Marsala et le Monte Cofano).

Faune[modifier | modifier le code]

Les blanches aigrette

Musée du sel[modifier | modifier le code]

Installé dans un ancien moulin, le musée du sel (structure privée) présente une exposition de divers outils typiques de l'activité traditionnelle de saliculture : des panneaux illustrés permettent aussi de mieux comprendre la production artisanale du sel.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Angelo Troia, Saline di Trapani e Paceco - Guida alla Storia Naturale éditions Anteprima – 2005, (ISBN 978-88-88701-14-1)
  • Angelo Troia, Guida Naturalistica alle Saline di Trapani e Paceco, éditions Qanat - 2008, (ISBN 978-88-96414-08-8)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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