Réserve naturelle régionale des larris et tourbières de Saint-Pierre-es-Champs

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Réserve naturelle régionale des Larris et tourbières de Saint-Pierre-es-Champs
RNR Saint-Pierre-es-Champs, pelouses calcicoles 2.jpg
Type
Catégorie UICN
IV (aire de gestion des habitats ou des espèces)
Identifiant
Adresse
Ville proche
Coordonnées
Superficie
79,43 ha[1]
Création
1992 (RNV)
Statut patrimonial
Administration
Site web
[cite class="ouvrage" id="site_officiel" style="font-style: normal;">Site officiel]

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La réserve naturelle régionale des Larris et tourbières de Saint-Pierre-es-Champs (RNR 11), anciennement réserve naturelle de la Côte Sainte-Hélène, est une réserve naturelle régionale (RNR) de la région Hauts-de-France. Créée initialement sous forme d'une réserve naturelle volontaire en 1992, elle a été classée en RNR en 2010 et préserve des milieux naturels remarquables (pelouses sèches) ainsi qu'un site archéologique et historique. Plus de 200 espèces de papillons y sont dénombrées.

Localisation[modifier | modifier le code]

Périmètre de la réserve naturelle.

Le territoire de la réserve naturelle est à l'ouest du département de l'Oise, à une trentaine de kilomètres de Beauvais, sur la commune de Saint-Pierre-es-Champs. Il est formé de cinq secteurs dont la Côte Sainte-Hélène, relief remarquable dominant le site.

Histoire du site et de la réserve[modifier | modifier le code]

Sa position élevée et stratégique fit de la Côte Sainte-Hélène un lieu de défense dès l'âge de la pierre. Les fouilles archéologiques de 1988 et 1989 mirent au jour des outils divers, des pièces de monnaie et des poteries témoignant de la présence humaine sur le site au néolithique et à l'époque gallo-romaine[2].

La Côte est aussi un lieu de culte. Deux chapelles y furent construites successivement. La dernière fut nommée Sainte-Hélène ; des pèlerinages et processions s'y pratiquaient. Des sépultures ont été retrouvées au pied du Grand Tilleul et depuis 2001, les processions reprennent sur le site.

Le versant sud de la Côte Sainte-Hélène fut pâturé par des troupeaux de moutons transhumant le long des coteaux de la Cuesta du Bray jusque vers la fin des années 1950. Avec la disparition de cette activité, les coteaux sont laissés à l'abandon et menacés par la densification des arbustes et de la végétation sur les pelouses désormais non entretenues.

Le site retrouve désormais sa configuration ancienne grâce à la restauration du pâturage et aux travaux de débroussaillement.

Écologie (biodiversité, intérêt écopaysager…)[modifier | modifier le code]

Le versant sud est chaud et ensoleillé, le sol est pauvre en éléments nutritifs et en eau ; la flore s'est radicalement modifiée et présente un tapis d'herbes rases peuplé de plantes de petites tailles, appelé pelouses ou larris en picard. Ces pelouses calcaires sont des milieux naturels remarquables abritant une flore et une faune rares et menacées en raison de la disparition rapide de cet habitat dans le nord de l'Europe[2].

L'autre versant est frais et humide. Il favorise le développement de la forêt et d'une flore dite sub-montagnarde comme la Parisette à quatre feuilles ou l'Actée en épi.

Céphalanthère longifolia

Ces versants calcicoles sont en voie de disparition en Picardie et ne représentent plus que 5 % des surfaces en pelouses qui existaient au début du XXe siècle.

Flore[modifier | modifier le code]

Certaines plantes sont dites méditerranéennes comme : l'Origan, le Serpolet ou encore la Lavande, issue d'essais de plantation du début du XXe siècle.

Quatorze espèces d'orchidées sont actuellement recensées sur le site, dont la Céphalanthère à feuilles étroites, orchidée peu commune, qui préfère les lisières ombragées du versant nord de la côte.

Faune[modifier | modifier le code]

La profusion de fleurs attire de nombreux insectes, comme : le Damier de la succise (papillon menacé de disparition) et la petite Cigale des montagnes dont les cymbalises renforcent le caractère méditerranéen de ce versant.

Intérêt touristique et pédagogique[modifier | modifier le code]

Un sentier permet d’accéder au sommet de la Côte Sainte-Hélène et de découvrir la faune et la flore de la Réserve Naturelle. Il est balisé de bornes d'informations[3].

Le sommet du promontoire calcaire (190 m) offre une vue sur la vallée de l'Epte et le Pays de Bray.

Administration, plan de gestion, règlement[modifier | modifier le code]

La réserve naturelle est gérée par le Conservatoire d'espaces naturels de Picardie et la commune de Saint-Pierre-es-Champs avec le soutien financier du Conseil Général de l'Oise, du Conseil Régional de Picardie et de la Direction Régionale de l'Environnement de Picardie.

Outils et statut juridique[modifier | modifier le code]

La réserve naturelle a été créée par une délibération du .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Muséum national d'Histoire naturelle, « Larris et tourbières de Saint-Pierre-es-Champs (FR9300056) », sur Inventaire national du Patrimoine naturel, (consulté le 12 octobre 2013)
  2. a et b « Plaquette de présentation », sur RNF
  3. Espèces naturels de Picardie