Réseau mixte technologique

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Un réseau mixte technologique (RMT), dans le domaine de l'agriculture (ainsi que de l'agroforesterie et de l'agrosylviculture[1]) en France, est à la fois un label et une entité administrative sans personnalité juridique, destiné à encourager des partenariats thématiques associant recherche et développement, formation (enseignement technique agricole) et gestion, autour de sujets à forts enjeux socio-économiques et environnementaux considérés comme prioritaires.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le RMT a été introduit par la loi d'orientation agricole no 2006-11 du 5 janvier 2006, et est cadré par décret [2] et une circulaire[3].

Début 2019, 22 RMT étaient agréés pour le secteur agricole et 10 pour le secteur agro-alimentaire[4].

Contenu[modifier | modifier le code]

Pour créer un RMT, il faut associer au moins :

  • trois instituts techniques qualifiés ou chambres d'agriculture ;
  • un établissement d'enseignement technique agricole ;
  • un établissement d'enseignement supérieur ou un organisme de recherche public ;
  • et possiblement plusieurs autres entités ayant des missions de développement agricole et rural (par exemple : organismes nationaux à vocation agricole et rurale (ONVAR)[5] ou entreprises du secteur agricole ou agroalimentaire.

Créations[modifier | modifier le code]

Les réseaux mixtes technologiques sont proposés depuis 2006 par des acteurs, à la suite d'appels à projets du ministère de l'Agriculture. Le ministère de l'Agriculture en a confié la coordination à l'ACTA et à l’APCA pour le secteur agricole, et à l'ACTIA pour le secteur agroalimentaire.

Objectifs[modifier | modifier le code]

Le RMT vise à faciliter, par un travail collaboratif, l'innovation au service d'intérêts collectifs, par la mise en commun de ressources humaines, matérielles.

Suivi et évaluation[modifier | modifier le code]

Les RMT sont périodiquement évalués[6], sous l'égide du ministère chargé de l'Agriculture (DGER, qui attribue ou retire le label).

Le label RMT[modifier | modifier le code]

Le label peut aussi être attribué à certains projets soutenus par le réseau lui-même.

Structures à vocations proches[modifier | modifier le code]

Les unités mixtes technologiques, plus modestes, et sans personnalité juridique, peuvent n'être constituées que d'un institut technique qualifié, un organisme de recherche public ou un établissement d'enseignement supérieur. À la manière des RMT, elles sont créées à la suite d'appels à propositions ministériels, depuis 2006. En 2019, il en existait 17 pour le secteur agricole et 12 pour le secteur agro-alimentaire.

Dans le domaine de la recherche, parmi les structures ayant ce type d'objectifs (unités mixtes de recherche...) ou s'inscrivant dans un RMT, ou encore susceptibles de s'y inscrire, figurent notamment divers organismes publics civils de recherche français tels que :

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en)Mézière et al., « RMT “AgroforesterieS”: A new Mixed Technological Network for agroforestry development in France », poster, Supagro / INRA, 2019 (consulté 27 février 2019).
  2. décret no 2006-1154 du 15 septembre 2006 [PDF].
  3. Circulaire DGER/SDRIDCI/C2007-2004 du 13 février 2007.
  4. Liste des RMT agréés, Ministère chargé de l’Agriculture, depuis 2006 ([PDF], 47,17 ko).
  5. Bivas, A., Chamberland, A., Colléaux, T., Morel, M., & Quennehen, S. Place et insertion des ONVAR dans le développement agricole et rural français, 2017.
  6. Ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt (MAAF), Évaluation du dispositif des Réseaux Mixtes Technologiques (RMT), ([PDF], 155,25 ko).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]