Réseau routier de Maine-et-Loire

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Cet article présente l'histoire, les caractéristiques et les événements significatifs ayant marqué le réseau routier du département de Maine-et-Loire en France.

Au , la longueur totale du réseau routier du département de Maine-et-Loire est de 15 694 kilomètres, se répartissant en 194 kilomètres d'autoroutes, 48 kilomètres de routes nationales, 4 878 kilomètres de routes départementales et 10 574 kilomètres de voies communales. Il occupe ainsi le 18e rang au niveau national sur les 96 départements métropolitains quant à sa longueur et le 32e quant à sa densité avec 2,2 kilomètres par km2 de territoire.

Histoire[modifier | modifier le code]

Carte Levasseur du département de Maine-et-Loire (1847)

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

De 1750 à 1784, l’ensemble du réseau routier est pour la première fois cartographié à grande échelle (au 86400e) et de manière complète par Cassini de Thury[1], à la demande de Louis XV. Ces cartes sont d’une grande richesse toponymique, mais d’une grande pauvreté quant à la figuration du relief et de l’altimétrie. De même les chemins secondaires sont rarement représentés, du fait d’une part de leur état médiocre, d’autre part de leur faible importance économique.

Le département a été créé à la Révolution française, le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789, et correspond à la majeure partie de la province d'Anjou. Il s'appelait initialement Mayenne-et-Loire et devint Maine-et-Loire le 12 décembre 1791.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

L’Atlas national illustré réalisé par Victor Levasseur[2] est un précieux témoignage du XIXe siècle, les cartes coloriées à la main sont entourées de gravures indiquant statistiques, notes historiques et illustrations caractéristiques des départements. Sur ces cartes sont représentées les routes, voies ferrées et voies d'eaux. Par ailleurs, les départements sont divisés en arrondissements, cantons et communes.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Réforme de 1930[modifier | modifier le code]

Devant l'état très dégradé du réseau routier au lendemain de la Première Guerre mondiale et l'explosion de l'industrie automobile, l'État, constatant l'incapacité des collectivités territoriales à remettre en état le réseau routier pour répondre aux attentes des usagers, décide d'en prendre en charge une partie. L'article 146 de la loi de finances du prévoit ainsi le classement d'une longueur de l'ordre de 40 000 kilomètres de routes départementales dans le domaine public routier national[3].

En ce qui concerne le département de Maine-et-Loire, ce classement devient effectif à la suite du décret du [4].

Réforme de 1972[modifier | modifier le code]

En 1972, un mouvement inverse est décidé par l'État. La loi de finances du prévoit le transfert dans la voirie départementale de près de 53 000 kilomètres de routes nationales[5]. Le but poursuivi est[6] :

  • d'obtenir une meilleure responsabilité entre l'État et les collectivités locales en fonction de l'intérêt économique des différents réseaux,
  • de permettre à l'État de concentrer ses efforts sur les principales liaisons d'intérêt national,
  • d'accroître les responsabilités des assemblées départementales dans le sens de la décentralisation souhaitée par le gouvernement,
  • d'assurer une meilleure gestion et une meilleure programmation de l'ensemble des voies.

Le transfert s'est opéré par vagues et par l'intermédiaire de plusieurs décrets publiés au Journal officiel. Après concertation, la très grande majorité des départements a accepté le transfert qui s'est opéré dès 1972. En ce qui concerne le département de Maine-et-Loire, le transfert est acté avec un arrêté interministériel publié au journal officiel le [7].

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Réforme de 2005[modifier | modifier le code]

Une nouvelle vague de transferts de routes nationales vers les départements intervient avec la loi du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales, un des actes législatifs entrant dans le cadre des actes II de la décentralisation où un grand nombre de compétences de l'État ont été transférées aux collectivités locales. Dans le domaine des transports, certaines parties des routes nationales sont transférées aux départements et, pour une infime partie, aux communes (les routes n'assurant des liaisons d'intérêt départemental)[8].

Le décret en Conseil d’État définissant le domaine routier national[9] prévoit ainsi que l’État conserve la propriété de 8 000 kilomètres d’autoroutes concédées et de 11 800 kilomètres de routes nationales et autoroutes non concédées et qu'il cède aux départements un réseau de 18 000 kilomètres[10].

Dans le département de Maine-et-Loire, le transfert est décidé par arrêté préfectoral signé le [11]. 274 kilomètres de routes nationales sont déclassées. La longueur du réseau routier national dans le département passe ainsi de 315 kilomètres en 2004 à 72 en 2006 pendant que celle du réseau départemental s'accroît de 4 631 à 4 967 kilomètres.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Sur le réseau de routes départemental la distance parcourue est estimée à 12 millions de kilomètres parcourus[12].

Consistance du réseau[modifier | modifier le code]

Le réseau routier comprend cinq catégories de voies : les autoroutes et routes nationales appartenant au domaine public routier national et gérées par l'État[13], les routes départementales appartenant au domaine public routier départemental et gérées par le Conseil général de Maine-et-Loire[14] et les voies communales[15] et chemins ruraux[16] appartenant respectivement aux domaines public et privé des communes et gérées par les municipalités. Le linéaire de routes par catégories peut évoluer avec la création de routes nouvelles ou par transferts de domanialité entre catégories par classement ou déclassement, lorsque les fonctionnalités de la route ne correspondent plus à celle attendues d'une route de la catégorie dans laquelle elle est classée. Ces transferts peuvent aussi résulter d'une démarche globale de transfert de compétences d'une collectivité vers une autre.

Au , la longueur totale du réseau routier du département de Maine-et-Loire est de 15 694 kilomètres, se répartissant en 194 kilomètres d'autoroutes, 48 kilomètres de routes nationales, 4 878 kilomètres de routes départementales et 10 574 kilomètres de voies communales. Il occupe ainsi le 18e rang au niveau national sur les 96 départements métropolitains quant à sa longueur et le 32e quant à sa densité avec 2,2 kilomètres par km2 de territoire[17].

Trois grandes réformes ont contribué à faire évoluer notablement cette répartition : 1930, 1972 et 2005.

L'évolution du réseau routier entre 2002 et 2011 est donnée dans le tableau ci-après[17].

Évolution du réseau routier entre 2002 et 2011
Catégorie de route 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011
Autoroutes 163 167 168 167 167 182 194 193 193 194
Routes nationales 315 315 315 88 72 41 41 47 48 48
Routes départementales 4 631 4 631 4 631 4 633 4 967 4 933 4 949 4 949 4 889 4 878
Voies communales 9 584 9 591 9 624 9 656 9 659 9 957 9 957 10 329 10 574 10 574
TOTAL 14 693 14 704 14 738 14 544 14 865 15 113 15 141 15 518 15 704 15 694

Autoroutes[modifier | modifier le code]

A11 (ParisLe MansAngersNantes)

L'A 11 traverse le Maine-et-Loire sur une distance de 80 km, elle dessert le département grâce à 11 sorties, de plus trois aires de repos sont situées tout au long du tronçon (dont le Parc végétal Terra Botanica). Depuis 2008, elle contourne Angers par le nord.


A85 (AngersSaumurToursVierzon)

L'A 85 traverse le Maine-et-Loire sur une distance de 50 km, elle dessert le département grâce à 3 sorties, de plus une aire de repos est située le long du tronçon.


A87 (AngersCholetLa Roche-sur-Yon)

L'A 87 traverse le Maine-et-Loire sur une distance de 75 km, elle dessert le département grâce à 15 sorties.

Routes nationales[modifier | modifier le code]

N162 (Le Lion-d'AngersLaval) La route nationale 162 traverse le Maine-et-Loire sur une distance de 13 km.

N249 (NantesBressuire) La route nationale 249 traverse le sud de Maine-et-Loire sur une distance de 35 km entre Tillières et La Tessoualle. Elle fait partie intégrante de l'axe routier reliant Nantes à Limoges en passant par Cholet et Poitiers. La section en Maine-et-Loire est à 2x2 voies à l'exception de 3 km au sud de Cholet dont les travaux d'élargissements sont prévus ainsi que la création d'échangeurs dénivelés afin de pailler aux problèmes récurrents de circulation dans ce secteur due à ce rétrécissement.

Routes départementales principales[modifier | modifier le code]

D 775 (AngersSegréRennes) : La route départementale 775 traverse le nord-ouest du Maine-et-Loire sur une distance de 66 km, elle dessert les communes de Le Lion-d'Angers, Segré et Pouancé. Elle est en 2x2 voies sur la majorité de son parcours.


D 761 (AngersDoué-la-FontainePoitiers) : La route départementale 761 traverse le sud-est du Maine-et-Loire sur une distance de 38 km, elle dessert les communes de Doué-la-Fontaine et Montreuil-Bellay. Elle est en 2x2 voies sur la majorité du parcours d'Angers à Doué-la-Fontaine.


D 160 (AngersChemilléCholet) : La route départementale 160 (ex-RN160) traverse le sud-ouest du Maine-et-Loire sur une distance de 75 km, elle dessert les communes de Chemillé et Cholet. Parallèle à l'A87, elle dessert les mêmes villes.


D 347 (AngersLongué-JumellesSaumurMontreuil-Bellay) : La route départementale 347 (ex-RN147) traverse l'est du Maine-et-Loire sur une distance de 80 km, elle dessert les communes de Longué-Jumelles, Saumur et Montreuil-Bellay. Elle est parallèle à l'A85 d'Angers à Saumur avant de rejoindre la route départementale 761 en direction de Poitiers. Son doublement est prévu à l'horizon 2020 de la sortie n°3 de l'A85 jusqu'à Montreuil-Bellay, incluant la rocade de Saumur[18].


D 323 D 723 (Le MansAngersNantes) : Les routes départementales 323 et 723 (ex-RN23) traverse le Maine-et-Loire du nord-est à l'ouest sur une distance de 70 km. Parallèle à l'A11, elle dessert les mêmes villes. En 2006, la RN23 a été déclassée en RD723 vers Nantes et RD323 vers Le Mans.


D 960 (CholetDoué-la-FontaineSaumur) : La route départementale 960 traverse le sud du Maine-et-Loire sur une distance de 64 km reliant la deuxième et la troisième agglomération du département. Elle est progressivement aménagé en 2x2 voies, son achèvement est prévu pour 2020[18].


D 752 (CholetBeaupréauAncenis) : La route départementale 752 traverse le sud-ouest du Maine-et-Loire sur une distance de 41 km reliant Cholet à Ancenis en Loire-Atlantique. La partie CholetBeaupréau est intégralement en 2x2 voies depuis 2008 et un projet de 2x2 voies en site propre par Saint-Rémy-en-Mauges et Liré devrait se réaliser d'ici 2020[18].

Réalisations ou événements récents[modifier | modifier le code]

Cette section a pour objet de recenser les événements marquants concernant le domaine de la Route dans le département de Maine-et-Loire depuis 1990. Seront ainsi citées les déclarations d’utilité publique, les débuts de travaux et les mises en service. Seuls les ouvrages les plus importants soit par leur coût soit par leur impact (déviation de bourgs) seront pris en compte. De même il est souhaitable de ne pas recenser les projets qui n’ont pas encore fait l’objet d’une utilité publique.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Pour la zone sud du département de Mayenne-et-Loire et pour la zone nord du département de Mayenne-et-Loire sur Gallica
  2. Carte Levasseur du département de Maine-et-Loire sur Wikimedia Commons
  3. Jacques Borredon, Code de la voirie routière et textes annexes - explicitations et commentaires, Editions du Papyrus, , 645 p. (lire en ligne), p. 22-23-87
  4. Fac-simile du décret signé par le Président de la République Gaston Doumergue, publié au Journal officiel en date du , classant une partie du réseau routier national dans le domaine public routier départemental, sur le site de Wikisara
  5. « Projet de loi relatif aux libertés et aux responsabilités locales - Chapitre 1 - la voirie », sur le site du Sénat (consulté le 11 février 2012)
  6. Rapport sur le transfert du réseau de la voirie nationale secondaire dans la voirie départementale, Conseil général du Loiret, séance du 6 décembre 1972
  7. Fac-simile de l'arrêté interministériel publié au Journal officiel en date du 31 décembre 1972, déclassant une partie du réseau routier national dans le domaine public routier départemental, sur le site de Wikisara
  8. « La décentralisation : acte II », sur www.vie-publique.fr, (consulté le 11 février 2012)
  9. Décret no 2005-1499 du 5 décembre 2005 relatif à la consistance du réseau routier national
  10. « Rapport d'information sur la mise en application de la loi n° 2004-809 du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales. », sur le site de l'Assemblée nationale, (consulté le 11 février 2012) p. 42
  11. Fac-simile de l'arrêté préfectoral signé le 17 décembre 2006, déclassant une partie du réseau routier national dans le domaine public routier départemental, sur le site du Ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire
  12. https://www.maine-et-loire.fr/conseil-departemental/presentation/chiffres-cles/
  13. Art. 123-1 du Code de la voirie routière
  14. Art. 131-1 du Code de la voirie routière
  15. Art. 141-1 du Code de la voirie routière
  16. Art. 161-1 du Code de la voirie routière
  17. a et b « Mémento de statistiques des transports, Chapitre 3 : Transports urbains et routiers, 1re partie : 3.3 Réseaux », sur le site Ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire / Économie et statistiques. (consulté le 31 octobre 2012)
  18. a, b et c [1]

Articles connexes[modifier | modifier le code]