Réseau du mode par défaut

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Réseau du mode par défaut. Cette image montre les principales régions par défaut du réseau (en jaune) et la connexion entre les régions en couleur (xyz → rgb)[1],[2].

Le réseau du mode par défaut (MPD)[3],[4] désigne, en neurosciences, un réseau constitué des régions cérébrales actives lorsqu'un individu n'est pas focalisé sur le monde extérieur, et lorsque le cerveau est au repos, mais actif. Les termes de réseau par défaut, réseau d'état par défaut, réseau d'absence de tâche, et réseau cérébral du mode par défaut peuvent également être utilisés. Il se caractérise par des oscillations cohérentes à un taux plus bas que 0,1 Hz[réf. nécessaire]. Durant la réalisation d'une tâche, le MPD est désactivé, et un autre réseau est activé, le réseau de tâches positives. Le MPD pourrait permettre l'introspection indépendante d'une tâche.

Anatomie[modifier | modifier le code]

Le réseau du mode par défaut impliquerait le lobe temporal médial, le cortex préfrontal médial, le cortex cingulaire postérieur, le précuneus et d’autres régions avoisinantes du cortex pariétal[5].

Rôle en pathologie[modifier | modifier le code]

On a fait l'hypothèse que ce réseau du MPD pourrait être perturbé dans certaines pathologies maladie d'Alzheimer, schizophrénie, autisme[6]. En particulier, une non-diminution de l'activité du MPD lors de réalisations de taches a été retrouvée dans l'autisme (alors qu'on observe une désactivation du MPD chez les sujets sains lorsqu'ils effectuent une tâche cognitive)[7]. Une suractivité a été retrouvée dans la schizophrénie[8]. Il serait détruit de manière préférentielle dans la maladie d'Alzheimer[9]. Une connectivité plus faible a été trouvée chez des personnes qui ont subi un traumatisme comme des abus dans l'enfance.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Andreas Horn, Dirk Ostwald, Marco Reisert et Felix Blankenburg, « The structural-functional connectome and the default mode network of the human brain », NeuroImage,‎ (PMID 24099851, DOI 10.1016/j.neuroimage.2013.09.069).
  2. (en) A. Garrity, G. D. Pearlson, K. McKiernan, D. Lloyd, K. A. Kiehl et V. D. Calhoun, « berrant default mode functional connectivity in schizophrenia », Am.J.Psychiatry, vol. 164,‎ , p. 450-457.
  3. Marc Gozlan, « Que fait le cerveau quand il ne fait rien ? » (consulté le 25 août 2014).
  4. Caroline Schnakers et Steven Laureys, Coma et états de conscience altérée, , 33 p. (ISBN 281780127X, lire en ligne), p. 33.
  5. « Le réseau cérébral du mode par défaut », (consulté le 25 août 2014).
  6. (en) R. L. Buckner, J. R. Andrews-Hanna et D. L. Schacter, « The Brain's Default Network: Anatomy, Function, and Relevance to Disease », Annals of the New York Academy of Sciences, vol. 1124, no 1,‎ , p. 1–38 (PMID 18400922, DOI 10.1196/annals.1440.011).
  7. (en) DP Kennedy, E Redcay et E Courchesne, « Failing to deactivate: resting functional abnormalities in autism », Proc. Natl. Acad. Sci. USA, vol. 103, no 21,‎ , p. 8275–8280 (PMID 16702548, PMCID 1472462, DOI 10.1073/pnas.0600674103).
  8. (en) S. Whitfield-Gabrieli, H. W. Thermenos, S. Milanovic, M. T. Tsuang, S. V. Faraone, R. W. McCarley, M. E. Shenton, A. I. Green, A. Nieto-Castanon, P. Laviolette, J. Wojcik, J. D. E. Gabrieli et L. J. Seidman, « Hyperactivity and hyperconnectivity of the default network in schizophrenia and in first-degree relatives of persons with schizophrenia », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 106, no 4,‎ , p. 1279–84 (PMID 19164577, PMCID 2633557, DOI 10.1073/pnas.0809141106).
  9. (en) Kolata G, « Insights give hope for new attack on Alzheimer's », New York Times, (consulté le 14 décembre 2012).