République de Mayence

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République de Mayence
Mainzer Republik (de)

Mars–juillet 1793

Informations générales
Statut République sœur de la République française
Capitale Mayence
Histoire et événements
Création
Occupation prusso-autrichienne et dissolution

Entités précédentes :

Entités suivantes :

« Freiheitsbaum » à la frontière franco-luxembourgeoise ; Mayence construisit des arbres semblables. Aquarelle de Goethe. Exergue: « Passans, cette terre est libre ».

La république de Mayence fut une éphémère république fondée après sa séparation du Saint-Empire romain germanique en 1793.

Circonstances[modifier | modifier le code]

Certains intellectuels de Mayence adhèrent avec enthousiasme aux idées révolutionnaires françaises, entre autres Félix-Antoine Blau, Georges Guillaume Böhmer (Georg Wilhelm Böhmer), Christoph Friedrich Cotta, Anton-Joseph Dorsch, Georg Forster, Andreas Joseph Hoffmann (en), Adam Lux et Friedrich Georg Pape (Fréderic George Papé).

La France occupant militairement Mayence, ils tentent de fonder une république de Mayence. Une Convention germanique du Rhin, est élue. Elle est très peu représentative de la population qui s'est massivement abstenue lors du vote. Les pays rhénans, très catholiques et croyants, croyant que la Révolution française est une subversion protestante. Les défaites militaires de la France révolutionnaire, la perte de la ville de Francfort début décembre 1792 ajoutées à la menace d'un siège de Mayence par les Austro-Prussiens, ne sont pas non plus sans conséquence sur la fraîcheur des opinions concernant la Révolution rhénane.

Décisions[modifier | modifier le code]

La Convention, présidée par Hoffmann, s'ouvre le 17 mars 1793. Elle proclame la séparation avec le Saint-Empire romain germanique, l'abolition des privilèges du clergé et de la noblesse, mais ne peut assurer une assise suffisante pour créer la république de Mayence. Sur la motion de Forster, président du club des Jacobins mayençais, manipulé par les autorités militaires françaises, la Convention demande sa réunion à la France. Au mois de juillet 1793, le siège par les armées coalisées puis la capitulation de Mayence font annuler cette réunion à la République française.

Fin[modifier | modifier le code]

De nouveau investie par les armées françaises en 1794, la ville est libérée par les armées coalisées en octobre 1795. Puis le traité de Campo Formio (1797) crée la République cisrhénane, ensuite annexée à la France par le traité de Lunéville (1801). En 1814, Mayence redevient allemande pour faire partie de la Confédération germanique.

Die Belagerung von 1793 a.jpg

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Jean Tulard, Jean-François Fayard et Alfred Fierro, Histoire et dictionnaire de la Révolution française. 1789-1799, éd. Robert Laffont, coll. « Bouquins », Paris, 1987, 1998 [détail de l’édition].

Littérature[modifier | modifier le code]

  • Michel Vovelle, Les Républiques sœurs sous les regards de la grande nation, Paris, L'Harmattan, 2001.
  • Mainz - Die Geschichte der Stadt - Mayence - Histoire de la ville. Éditeurs : Franz Dumont, Ferdinand Scherf, Friedrich Schütz; 1. Aufl.; Éditeur Philipp von Zabern, Mainz 1998.
  • Franz Dumont, Une Révolution rurale sur le Rhin? L'exemple de la république de Mayence en 1792/93 en: L'image de Révolution française, Volume II, dirigé par Michel Vovelle, communications présentées lors du Congrès Mondial pour le Bicentenaire de la Révolution. Sorbonne, Paris, 6-12 juillet 1989.
  • Alain Ruiz, Interférences franco-allemandes et révolution française, Presses universitaires de Bordeaux, Université Bordeaux III, 1994, (ISBN 2-86781-152-X).