République de Crimée

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République de Crimée
(ru) Республика Крым
(crh) Qırım Cumhuriyeti
(crh) Къырым Джумхуриети
(uk) Республіка Крим
Blason de République de Crimée
Armoiries de la Crimée
Drapeau de République de Crimée
Drapeau de la Crimée
République de Crimée
Administration
Pays Drapeau de la Russie Russie
Région économique Caucase du Nord
District fédéral Sud
Statut politique République
Création [Note 1]
(accord ratifié le )
Capitale Simferopol
Chef de la République Sergueï Aksionov
Premier ministre Iouri Gotsaniouk
Démographie
Population 1 907 106 hab. (2016)
Densité 73 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 56′ 53″ nord, 34° 06′ 15″ est
Superficie 26 081 km2
Autres informations
Langue(s) officielle(s) Russe, ukrainien, tatar de Crimée
Fuseau horaire UTC+03:00
Code OKATO 35
Code ISO 3166 82
Hymne Нивы и горы твои волшебны, Родина :
« Patrie, les champs et les montagnes sont ta magie »
Immatriculation pas encore assigné
Liens
Site web rk.gov.ru/ crimea.gov.ru

La république de Crimée est une entité politique, berceau de nombreux enjeux et sujette à des problématiques à la fois historiques, économiques, politiques, interculturelles et sécuritaires au gré des changements de souveraineté.

La péninsule tauride devint au XVe siècle un royaume allié à l'Empire ottoman, le Khanat de Crimée, conquis en 1783 sous Catherine II de Russie, russifié par implantation de sujets russes au détriment des tatars de Crimée, et au XXe siècle, dernier bastion des armées blanches conquis par les bolcheviks, donné à l'Ukraine par Krouchtchev.

Sur son territoire se trouve Sebastopol, également fondée sous Catherine II de Russie, par l'Amiral Grigori Potemkine, et dont la particularité est d'entrée de jeu triple, puisqu'elle est

  • port commercial stratégique — depuis l'Empire byzantin
  • tête de pont de la Flotte russe dans la Mer Noire — depuis les Tsars
  • ville au statut particulier — tant au regard des institutions et mentalités Ukrainiennes que russes.

Lors de la dislocation de l'URSS le , un débat existentiel s'élève entre les partisans d'un rapprochement de l'occident et les partisans d'un rapprochement de la Russie. La population de la péninsule tauride, majoritairement russophone et d'origine russe, souhaita rester dans le giron de Moscou. Sur le plan militaire, il était question du Partage de la Flotte de la Mer Noire entre L'Ukraine et la Russie. La Crimée tenta de s'affranchir de Kiev en proclamant la République de Crimée le et en adoptant une série de mesures préalables à une sécession « en règle » de l'Ukraine. Mais ceci n'aboutit qu'à une reprise en main par Kiev le [1] proclamant la République autonome de Crimée sur fond de partage de la Flotte de la Mer Noire[2]. Cette république est reconnue par la Russie en 1997.

Toutefois, le 21 octobre 1998[3], la Rada ukrainiene approuve une modification de la constitution de cette république de Crimée, la "vidant" quelque peu de sa substance républicaine : En vertu de cette nouvelle constitution entrée en vigueur en 1999, la République de Crimée est une entité administrativement et territorialement autonome sur le plan budgétaire à l'intérieur de la République d'Ukraine, mais toute modification constitutionnelle doit être préalablement enterinée par la Rada ukrainienne.

Lorsqu'en 2014, la majorité de la population ukrainienne se prononce en faveur du rapprochement de l'Occident, la tension remonte entre les deux camps et particulièrement en Crimée et dans le Donbass, où les partisans d'un rapprochement de la Russie sont toujours majoritaires,

Nonobstant ses compétences constitutionnelles, début 2014, la Rada de la république autonome de Crimée déclare l'Indépendance de la Crimée par 78 voix sur 81 et organise un référendum non autorisé par l'Ukraine, ayant pour but de trancher sur son droit à l'autodétermination. Il s'en suit un premier conflit russo-ukrainien.

Si la population pro-russe approuve le rattachement à la Russie à une écrasante majorité (96,77 %)[4], le résultat est contesté par l'Ukraine et non reconnu par un grand nombre de pays[5]: selon la résolution no 68/262 adoptée le par l’Assemblée générale des Nations unies par 100 voix pour, 11 contre et 58 abstentions, la Crimée reste de jure un territoire ukrainien.

De facto, la Crimée devient une entité rattachée à la fédération de Russie depuis le 18 mars 2014. Ses pourtours correspondent quasiment à la péninsule de Crimée à l'exception de Sébastopol qui conserve un statut spécial, cette fois, de ville d'importance fédérale de Russie (en russe : города федерального значения), du fait notamment de son importance militaire.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La république de Crimée est appelée en russe Республика Крым (Respoublika Krym), en tatar de Crimée Qırım Cumhuriyeti cyr. Къырым Джумхуриети et en ukrainien Республіка Крим (Respoublika Krym).

Etymologiquement, Qırım signifie « ma colline » [qır « colline », ım « ma »] tandis que la Tauride décrite par les grecs est le "territoire des Taures", probable ancien gentilé des peuples autochtones et futurs Tatars.

Géographie[modifier | modifier le code]

Découpage administratif.

La république de Crimée, qui couvre une superficie de 26 081 km2, est une presqu'île située en Europe de l'Est, qui s’avance dans la mer Noire, au sud de l'Ukraine. Elle correspond au même territoire que celui de la république autonome de Crimée et occupe la quasi-totalité de la Crimée, le reste de la péninsule étant constitué de la ville fédérale de Sébastopol.

La république de Crimée est frontalière de l'Ukraine située au nord, au-delà de l'isthme de Perekop. Elle ne possède pas de continuité territoriale directe avec le reste de la Russie à laquelle est reliée par le pont de Crimée mis en service en 2018 (section routière) et 2019 (section ferroviaire) par dessus le détroit de Kertch.

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant 2014[modifier | modifier le code]

En 1954, Nikita Khrouchtchev transfère par décret l'oblast de Crimée de la république socialiste fédérative soviétique de Russie à la république socialiste soviétique d'Ukraine.

En 1991, lors de la dislocation de l'URSS, la Crimée se proclame « république autonome de Crimée », puis « république de Crimée » l'année suivante. Comprenant une importante population russophone, elle proclame son indépendance le , mais accepte d'être rattachée à l'Ukraine à la suite d'un accord entre les deux Parlements et en échange d'une large autonomie au sein du pays, tandis que Sébastopol est placée sous un régime spécial.

Par la suite, les relations entre la Crimée et l'Ukraine restent tendues mais relativement stables.

Depuis 2014[modifier | modifier le code]

En 2014, en marge de l'Euromaïdan et de la révolution de février se développe la crise de Crimée. Elle atteint son paroxysme le lorsque la Rada proclame l'indépendance de la république autonome de Crimée, très vite rejointe par la municipalité de Sébastopol, par sécession de l'Ukraine[6]. Ces deux entités administratives forment ainsi la république de Crimée qui couvre la totalité de la péninsule et dont la volonté exprimée par son gouvernement et par une très grande majorité de la population[réf. nécessaire], essentiellement russophone, est le rattachement à la Russie. Cette déclaration d'indépendance est prononcée par la Rada de la république autonome de Crimée par 78 voix sur 81 puis adoptée par le conseil municipal de Sébastopol qui rejoint ainsi formellement la nouvelle république[7],[8],[9]. Ses dirigeants s'appuient notamment sur le précédent du Kosovo pour justifier leur décision au regard du droit international public[9],[8].

Le , le ministère russe des Affaires étrangères déclare reconnaître la déclaration d'indépendance de la république de Crimée[10]. Le nouvel État majoritairement non reconnu organise dans la foulée un référendum le 16 mars au cours duquel 96,6 % des votants s'expriment en faveur de l'option pro-russe. Les électeurs devaient choisir entre un rattachement à la Fédération de Russie et une autonomie accrue. L'Union européenne et les États-Unis rejettent les résultats du vote, qui s'est déroulé en présence de milliers de militaires russes[11],[12],[13].

Le lendemain, prenant acte des résultats du référendum, les députés de la Rada renouvellent la déclaration d'indépendance, font une demande officielle à la Russie pour son rattachement à la fédération et prennent les premières mesures en conséquence comme la nationalisation des biens ukrainiens se trouvant en Crimée, le changement de monnaie officielle avec le rouble à la place de la hryvnia, le changement d'heure avec l'adoption du fuseau horaire de Moscou le et l'intégration des militaires ukrainiens qui prêtent allégeance au nouvel État ou leur retour en Ukraine pour les autres[14]. Le jour-même, le gouvernement russe publie un décret reconnaissant la république de Crimée comme un « État souverain »[15].

Le lendemain, la Russie et la Crimée signent un traité confirmant le rattachement officiel de la république à la fédération de Russie[16],[17] ; Sébastopol est détachée de la nouvelle république et forme une ville fédérale[18]. Le lendemain, la cour constitutionnelle russe reconnait à l'unanimité la conformité de ce traité à la constitution russe[19]. Les deux chambres de l'Assemblée fédérale de la fédération de Russie, la Douma et le Conseil de la Fédération, ratifient le traité, respectivement les 20 et , entérinant l'entrée de la république de Crimée dans la fédération de Russie selon le droit russe[20],[21].

Entretemps, la Rada est devenue le Conseil d'État selon le droit russe[22].

Le , une nouvelle constitution confirmant l'appartenance à la Russie est adoptée[23]. Le , Sergueï Aksionov est nommé chef de la république de Crimée par intérim par Vladimir Poutine[24].

Le , des élections législatives sont organisées[25]. Elles sont remportées par Russie unie[26], dont fait désormais partie Aksionov. Celui-ci est alors confirmé dans ses fonctions par le Conseil d'État le [27].

Statut[modifier | modifier le code]

La république de Crimée est, en vertu de l'accord signé le , un sujet de la fédération de Russie, au statut de république[18]. Parmi les 193 États membres de l'ONU, ce statut est reconnu par 11 d'entre eux, la Russie, la Biélorussie[28], l'Afghanistan, le Venezuela, la Syrie[29], le Soudan, la Corée du Nord[30], le Zimbabwe, Cuba[31], la Bolivie, le Nicaragua[32] et le Kirghizistan[33]. Des États non-membres de l'ONU comme l'Abkhazie[34], l'Artsakh[35], la Transnistrie[36] et l'Ossétie du Sud[37] ont eux aussi formulé des déclarations reconnaissant la République de Crimée et la ville d'importance fédérale de Sébastopol en tant que sujets fédéraux de la Russie. Néanmoins, de nombreux pays ne reconnaissent pas son annexion par la Russie et considèrent que seule la république autonome de Crimée — représentée en Ukraine par un gouvernement en exil — est légitime[38],[39].

À la suite du véto opposé le par la Russie contre une proposition de résolution rédigée par les États-Unis au Conseil de sécurité des Nations unies[40], l'Assemblée générale des Nations unies adopte le une résolution non-contraignante relative à l'intégrité territoriale de l'Ukraine dans ses frontières internationalement reconnues et déclare le référendum du non valide[41].

Depuis son adhésion à la Russie et jusqu'au , la Crimée entame une période de transition au cours de laquelle devront être réglées les questions liées à l'intégration de la république de Crimée et de Sébastopol dans les systèmes économiques, financiers et juridiques russes[42]. Selon le quotidien Vedomosti, la Crimée pourrait en outre se voir accorder un statut de zone économique spéciale pour stimuler son développement social et économique[43]. Du point de vue de la nationalité, tous les habitants de la république de Crimée auront la possibilité d'obtenir la citoyenneté russe, sauf s'ils la refusent et déclarent vouloir en conserver une autre[44].

Le , la nouvelle constitution de la république de Crimée entre en vigueur à la suite d'un vote du Parlement criméen. Celle-ci prévoit notamment que la république de Crimée constitue désormais une partie intégrante de la fédération de Russie et donne le statut de langues officielles au russe, à l'ukrainien et au tatar de Crimée[45],[46].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1989 2000 2010 2011 2012
2 065 8292 057 5001 956 6001 954 8001 955 338
2013 2014 2015 2016 -
1 957 4631 958 5041 895 9151 907 106-

Composition ethnique[modifier | modifier le code]

Selon les résultats du recensement du district fédéral de Crimée de 2014 (en russe, Перепись населения в Крымском федеральном округе (2014)), la composition ethnique de la Crimée selon les déclarations de la population est la suivante :

Selon ce recensement, 84 % des habitants a déclaré le russe comme leur langue natale, le tatar de Crimée 7,9 %, le tatar 3,7 %, l'ukrainien 3,3 %. L'enseignement en école primaire est effectué en russe à plus de 96 %.

Le gouvernement russe est accusé de modifications ethniques en Crimée. Entre 2014 et 2019, 40 000 Tatars auraient été expulsés de Crimée. Selon les statistiques de Rosstat parues en 2019, la population diminue en partie à cause de l'émigration, mais un nombre important d'immigrants russes vient compense ces départs. Si les données ethniques ne sont pas publiées, on peut supposer que les départs sont principalement ukrainiens et tatars, et les arrivées russes[47]. En 2018, on estime que 247 000 Russes, principalement originaires de Sibérie, se sont installés en Crimée, et que 140 000 personnes, majoritairement des Tatars ou des Ukrainiens, ont quitté la péninsule depuis l'annexion. Ces informations sont cependant difficiles à obtenir et sujettes à caution, car selon les conventions de Genève de 1949, le déplacement de population continue d'être un crime de guerre[48].

Divisions administratives[modifier | modifier le code]

La république de Crimée continue d'utiliser les divisions administratives utilisées par la république autonome de Crimée. Elle est divisée en 25 régions : 14 districts (raions) et 11 municipalités ayant le statut de ville.

Raions
1. Bakhtchyssaraï (chef-lieu : Bakhtchissaraï)
2. Bilohirsk (chef-lieu : Belogorsk)
3. Djankoï (chef-lieu : Djankoï)
4. Kirovske (chef-lieu : Kirovske)
5. Krasnohvardiïske (chef-lieu : Krasnohvardiïske)
6. Krasnoperekopsk (chef-lieu : Krasnoperekopsk)
7. Lenine (chef-lieu : Lenine)
8. Nyjnohirskyï (chef-lieu : Nyjnohirskyï)
9. Pervomaïské (chef-lieu : Pervomaïské)
10. Rozdolné (chef-lieu : Rozdolné)
11. Saki (chef-lieu : Saki)
12. Simferopol (chef-lieu : Simferopol)
13. Sovietsky (chef-lieu : Sovietsky)
14. Tchornomorské (chef-lieu : Tchornomorské)
Villes
15. Alouchta
16. Armiansk
17. Djankoï
18. Eupatoria
19. Kertch
20. Krasnoperekopsk
21. Saki
22. Simferopol
23. Soudak
24. Théodosie
25. Yalta
Crimea-administration.png

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. en tant qu'État indépendant (sécession de l'Ukraine).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Encyclopædia Universalis, « 17 mars - 1er avril 1995 - Ukraine. Retour de la Crimée sous le contrôle de Kiev - Événement », sur Encyclopædia Universalis (consulté le )
  2. En background: Le 9 juin 1995, un accord est signé à Sotchi portant sur le partage la Flotte de la mer Noire au  : la nouvelle marine ukrainienne obtient 20 % de la flotte (soit 80 navires), répartis entre Odessa, Novoozerne et Berdiansk ; la marine russe récupère 80 % de la flotte (soit 338 navires), conservant Sébastopol, où travaillent bon nombre d'ukrainiens de Crimée.
  3. voir aussi République autonome de Crimée,
  4. « Sébastopol — L'Almanach international des éditions BiblioMonde », sur Les éditions Bibliomonde (consulté le )
  5. « Référendum en Crimée : victoire écrasante pour la Russie », sur Radio-Canada, (consulté le ).
  6. « La Crimée déclare son indépendance de l'Ukraine », Le Point,‎ (lire en ligne)
  7. (en) « Crimean parliament OKs 'declaration of independence’ from Ukraine », Al Jazeera America,‎ (lire en ligne)
  8. a et b (en) Euronews, « Crimea MPs vote in favour of independence from Ukraine if voters agree », .
  9. a et b « La Crimée déclare son indépendance de l'Ukraine », Le Point,‎ (lire en ligne).
  10. « Vladimir Poutine a signé le décret reconnaissant l'indépendance de la Crimée », RTL,‎ (lire en ligne, consulté le )
  11. « En Crimée, 95 % des votants en faveur d'un rattachement à la Russie », Libération,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  12. « Crimée : que choisit-on lors du référendum de dimanche ? » (version du 20 mars 2014 sur l'Internet Archive), sur Euronews, .
  13. AFP, « Référendum en Crimée : 96,6 % de « oui » », Le Point, .
  14. « La Crimée demande son rattachement à la Russie, mobilisation partielle en Ukraine », Le Parisien,‎ (lire en ligne, consulté le )
  15. « La Russie a reconnu la république de Crimée en tant qu'État souverain », La Voix de la Russie,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  16. « La Crimée signe un accord d'entrée dans la fédération de Russie (Poutine) », RIA Novosti,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  17. « Les six dates-clés qui ont fait basculer la Crimée vers la Russie », sur Yahoo! Actualités, (consulté le ).
  18. a et b « La Crimée et Sébastopol font partie de la Russie (Kremlin) », RIA Novosti,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  19. « Crimée: la Cour constitutionnelle russe reconnaît l'accord d'adhésion », RIA Novosti,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  20. « La Douma vote le rattachement de la Crimée à la Russie », sur Euronews, (consulté le ).
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  22. (en) David M. Herszenhorn et Alan Cowell, « Lawmakers in Crimea Move Swiftly to Split From Ukraine », The New York Times,‎ (lire en ligne Accès payant, consulté le ).
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  24. « Poutine nomme Sergueï Axionov gouverneur de Crimée », La Presse,‎ (lire en ligne, consulté le ).
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  26. (en) David M. Herszenhorn, « Election Victories Strengthen Putin’s Grip Around Russia and Crimea », The New York Times,‎ (lire en ligne Accès payant, consulté le ).
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  28. (en) « Crimea is part of Russia - President Lukashenko », La Voix de la Russie,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  29. (en) Matthew Rosenberg, « Breaking With the West, Afghan Leader Supports Russia’s Annexation of Crimea », The New York Times,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  30. (ru) « КНДР одобрила присоединение Крыма к России », sur lenta.ru,‎ (consulté le )
  31. (en) Anastasiya Byrka, « Visiting Russia, Fidel Castro's Son Scoffs at U.S. Sanctions Over Crimea », sur www.themoscowtimes.com, (consulté le )
  32. (en) « Nicaragua recognizes Crimea as part of Russia », sur www.kyivpost.com, (consulté le )
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  38. « Didier Reynders condamne la reconnaissance russe de la Crimée comme un État indépendant », Royaume de Belgique - Service public fédéral Affaires étrangères (consulté le )
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]