République démocratique fédérative de Transcaucasie

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République démocratique fédérative de Transcaucasie

avril 1918-mai 1918

Drapeau
Drapeau
Blason
Armoiries
Informations générales
Statut République
Capitale Tiflis
Langue Arménien, azéri, géorgien.
Monnaie Rouble transcaucasien
Histoire et événements
10 avril 1918 Indépendance
26 mai 1918 Indépendance de la Géorgie.
28 mai 1918 Indépendance de l'Azerbaïdjan.
28 mai 1918 Indépendance de l'Arménie.

Entités précédentes :

La carte de la Fédération transcaucasienne ressemblait à la carte de 1892

La République démocratique fédérative de Transcaucasie (RDFT, en russe Закавказская демократическая Федеративная Республика (ЗКДФР), Zakavkazskaïa Demokratitcheskaïa Federativnaïa Respoublika (ZKDFR) ; connue également sous l'appellation Fédération transcaucasienne) (avril 1918 – mai 1918) est une Fédération éphémère composé des États actuels d'Arménie, d'Azerbaïdjan et de Géorgie, et de territoires ensuite annexés par l'Empire ottoman et la Russie soviétique, situé dans le Caucase et ayant Tiflis pour capitale.

Le Comité spécial de Transcaucasie[modifier | modifier le code]

Evguéni Guéguétchkori, 1er président de l'exécutif transcaucasien

Après la révolution de février (1917), le gouvernement provisoire russe installa un Comité spécial de Transcaucasie (особый Закавказский Комитет (ОЗАКОМ), ossobyï Zakavkazskiï Komitet (OZAKOM)) chargé d'administrer la région sous la présidence d'Evguéni Guéguétchkori[1]. Après la révolution d'octobre, le , l'exécutif transcaucasien est reconduit par une assemblée parlementaire transcaucasienne provisoire — en dissidence avec le pouvoir bolchévique installé à Petrograd[2].

L'Assemblée parlementaire transcaucasienne, dite Sejm[modifier | modifier le code]

L'Assemblée parlementaire transcaucasienne, dite Sejm, se réunit formellement pour la première fois le 10 février 1918 à Tiflis, sous la présidence de Nicolas Tchkhéidzé[3], de retour de Petrograd. Elle est composée des députés élus en Transcaucasie lors des élections de l'Assemblée constituante russe de novembre 1917. Elle comporte 44 députés musulmans à dominante azérie (41 du Moussavat nationaliste et 3 sociaux-démocrates), 29 Géorgiens (24 sociaux-démocrates, 3 sociaux-révolutionnaires et 1 nationaliste), 24 députés arméniens (21 du Dachnaksoution nationaliste, 2 sociaux-révolutionnaires et 1 social-démocrate) et 3 députés russes (1 constitutionnel-démocrate, 1 social-démocrate et 1 social-révolutionnaire). Elle reconduit Evguéni Guéguétchkori à la présidence de l'exécutif transcaucasieN.

Le , son président, Nicolas Tchkhéidzé, proclama l'indépendance de la République démocratique fédérative de Transcaucasie.

Nicolas Tchkhéidzé, président de l'Assemblée transcaucasienne, dite Seïm


La République démocratique fédérative de Transcaucasie[modifier | modifier le code]

Akaki Tchenkéli, ministre des affaires étrangères de l'exécutif transcaucasien précédent et principal négociateur avec l'Empire ottoman est élu président d'un nouvel exécutif[4]. L'une des missions prioritaires de l'exécutif transcaucasien est de contrôler le retour désordonné des soldats russes du front ottoman, après que le pouvoir bolchévique de Petrograd et l'Empire allemand aient signé une paix séparée à Brest-Litovsk, le  : initialement composée de 500 000 hommes, les forces armées de l'Empire russe engagées contre l'Empire ottoman quittèrent les positions gagnées et déferlèrent par les passages du Caucase vers la Russie, abandonnant parfois leurs armes, commettant souvent des exactions.

Akaki Tchenkéli, 2e président de l'exécutif transcaucasien

La République démocratique fédérative de Transcaucasie est dissoute après seulement un mois d'existence, les intérêts nationaux arméniens, azerbaïdjanais et géorgiens l'ayant emporté. Non seulement les questions frontalières divisaient, mais les positions de politique étrangère à prendre lors des négociations avec l'Empire ottoman également. En effet devant la pression armée, Akaki Tchenkéli du accepter certaines prétentions territoriales turques et faire appel à la protection allemande pour les limiter : ce qui ne convint pas à la partie arménienne.

Les Républiques démocratiques de Géorgie, d'Arménie et d'Azerbaïdjan[modifier | modifier le code]

Les Géorgiens proclamèrent leur indépendance le 26 mai 1918 en devenant la République démocratique de Géorgie. Les Arméniens et Azéris leur emboîtent le pas deux jours plus tard, le 28 mai, en créant respectivement la République démocratique d'Arménie et la République démocratique d'Azerbaïdjan.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Thomas de Waal, Black Garden: Armenia and Azerbaijan Through Peace and War, New York University Press, 2003, New York (ISBN 0-8147-1945-7).
  • Irakli Tsérétéli, Séparation de la Transcaucasie de la Russie. Indépendance de la Georgie, Imprimerie Chaix, Paris, 1919.
  • Michel Khoundadzé, « La révolution de février 1917. La sociale démocratie contre le bolchevisme. Tsérétéli face à Lenine », 1988, Paris, Editions Anthropos.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Evguéni Guéguétchkori, 1er président de l'exécutif transcaucasien.
  2. Histoire de Géorgie par Alexandre Manvelichvili, Paris, 1951, Nouvelles Éditions de la Toison d'Or, page 419
  3. Nicolas Tchkhéidzé, président de l'Assemblée parlementaire transcaucasienne, dite Sejm.
  4. Histoire de Géorgie par Alexandre Manvelichvili, Paris, 1951, Nouvelles Éditions de la Toison d'Or, page 421

Liens externes[modifier | modifier le code]