Rémy Buisine

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Buisine.
Rémy Buisine
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Nationalité
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Brut (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata

Rémy Buisine, né en 1990 à Seclin (Hauts-de-France), est un journaliste français travaillant pour Brut.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Seclin dans le département du Nord, Rémy Buisine grandit dans la commune d'Orchies. En proie à des difficultés scolaires, il effectue une partie de sa scolarité à l'Institut de Genech[1],[2]. Un brevet d'études professionnelles (BEP) Vente en poche mais passionné par les médias, il devient auto-entrepreneur à l'âge de 19 ans et assure la communication de clubs et joueurs de foot de sa région[1],[3].

En 2012, il participe à l'émission de téléréalité The social rush diffusée sur Direct Star dans laquelle plusieurs candidats sont testés sur leur capacité à mobiliser une communauté en ligne[4].

L'année suivante, il déménage à Paris où il assure le community management de trois stations de radio du Groupe 1981 (Voltage, Ado FM et Latina)[2],[4],[5].

À l'aide de l'application de diffusion en direct Périscope et de son smartphone, il couvre les attentats du 13 novembre 2015 pour une audience confidentielle[4]. Rémy Buisine se fait connaître pour sa couverture très suivie du mouvement Nuit debout au printemps 2016, toujours par le biais de Périscope[5] ; elle se caractérise par son immersion, ses interviews de manifestants, sa retransmission en direct et le partage de ses impressions personnelles sur les événements[4], sans pour autant prendre parti[6],[2]. StreetPress considère qu'il développe alors « une forme de journalisme moderne »[4] ; Libération estime qu'il « invente un format journalistique - ni plus ni moins »[2].

Approché notamment par BFM TV, il rejoint fin 2016 le média naissant Brut[2].

À partir de novembre 2018, son traitement du mouvement des Gilets jaunes (dont il diffuse en direct sur Facebook les manifestations hebdomadaires parisiennes) est remarqué : dans un contexte de vive critique et parfois de haine des médias par une partie des Gilets jaunes, le journaliste se démarque par la sympathie dont il bénéficie de la part de la majorité des manifestants et par les fortes audiences de ses lives[2],[6]. Libération écrit :

« L’absence de filtre, de montage et d’intermédiaire autorise une prise de parole directe des citoyens. Ce dispositif médiatique rejoint les revendications d’écoute des gilets jaunes et explique sans doute la bonne fortune actuelle du reporter. Mais il n’est pas sans poser question. Car le propre du journalisme est de faire des choix, […] d’apporter la contradiction, de mettre à distance les propos. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Ses vidéos «live» de Nuit Debout cartonnent sur Internet », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne)
  2. a b c d e et f Jérôme Lefilliâtre, « Rémy Buisine et les gilets jaunes : audiences et reconnaissance », Libération,‎ (lire en ligne)
  3. Élise Lambert, « Qui est Rémy Buisine, le "périscopeur" de Nuit debout ? », sur francetvinfo.fr,
  4. a b c d et e Lucas Chedeville, « Rémy Buisine, le périscopeur fou », sur StreetPress,
  5. a et b Alexandre Piquard, « #NuitDebout : derrière le live, un community manager « pas militant » », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  6. a et b Z. L., « Pourquoi les Gilets jaunes plébiscitent Rémy Buisine, le journaliste de Brut », Le Parisien,‎ (lire en ligne)