Rémalard

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Rémalard
Le château de Voré.
Le château de Voré.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Orne
Arrondissement Mortagne-au-Perche
Canton Bretoncelles
Intercommunalité Perche rémalardais
Commune Rémalard en Perche
Statut Commune déléguée
Code postal 61110
Code commune 61345
Démographie
Gentilé Rémalardais
Population 1 212 hab. (2013)
Densité 58 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 25′ 44″ nord, 0° 46′ 20″ est
Altitude Min. 119 m – Max. 243 m
Superficie 20,89 km2
Historique
Date de fusion
Commune(s) d’intégration Rémalard en Perche
Localisation

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Rémalard est une ancienne commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, devenue le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Rémalard en Perche.

Elle est peuplée de 1 212 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est au cœur du Perche, au sud-est du département de l'Orne. Son bourg est à 16 km au nord de Nogent-le-Rotrou, à 19 km à l'est de Bellême, à 21 km à l'ouest de La Loupe et à 22 km à au sud-est de Mortagne-au-Perche[1].

Le territoire est ponctué de collines boisées. Les moulins, manoirs, chapelle, église illustrent la richesse du patrimoine bâti et culturel de Rémalard. De petits bois parsèment la commune, contribuant au maintien d'une vie « sauvage » : chevreuils, sangliers, petit gibier abondent. L'utilisation du territoire de la commune de Rémalard est encore essentiellement agricole.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'Huisne, affluent de la Sarthe, constitue la limite sud-ouest du territoire dont elle sort au sud-est : elle attire les pêcheurs en saison, et la pratique du canoë-kayak se fait en hautes eaux. La rivière reçoit de nombreux affluents en amont, descendant les collines du Perche pour assurer un régime abondant.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La ville était autrefois desservie par la gare de Rémalard-Bellou-sur-Huisne. L'ancienne voie ferrée Condé-sur-Huisne - Mortagne-au-Perche - Alençon, à l'abandon depuis 30 ans environ, suit le cours de l'Huisne. Une voie verte suivant ce tracé est ouverte depuis juin 2010 entre rivières et bois sur l'ensemble des 62 km, entre Condé-sur-Huisne et Alençon.

Communes limitrophes de Rémalard[2]
(comm. nouv. de Rémalard en Perche)
Bizou,
Boissy-Maugis (comm. nouv. de Cour-Maugis sur Huisne)
Le Mage Le Mage,
Moutiers-au-Perche
Boissy-Maugis (comm. nouv. de Cour-Maugis sur Huisne) Rémalard[2]  (comm. nouv. de Rémalard en Perche) Dorceau
(comm. nouv. de Rémalard en Perche)
Bellou-sur-Huisne
(comm. nouv. de Rémalard en Perche)
Saint-Germain-des-Grois Dorceau
(comm. nouv. de Rémalard en Perche)

Toponymie[modifier | modifier le code]

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La localité est attestée sous la forme Remalast en 1099.

Il semble généralement admis que « le mauvais gué » ou « le gué mal placé » sur la rivière Huisne, à l'emplacement du pont actuel, aurait donné son nom à la commune, c'est-à-dire : rei « gué ». On retrouve cet appellatif toponymique sous les formes -rai dans Lonrai (Orne), -roy dans le pays de Bray normand (ex : Val-du-Roy, anciennement Waudenroy, Ressenroy, Longroy) et en Picardie. Il est issu du gaulois ritu « gué » (cf. vieux gallois rit > gallois rhyd). Le second élément malast est dérivé de « mal ».

Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune a porté le nom de Rémal-la-Montagne[3].

Le gentilé est Rémalardais.

Histoire[4][modifier | modifier le code]

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Ingulphe Ribaud ou Ribaud (Ribald) de Dreux, un des vassaux de Robert le Pieux (roi en 996-1031, fils d'Hugues Capet) fut seigneur de Rémalard (Regmalard). Il possédait également Senonches, Brezolles, Sorel-Moussel et de nombreux biens à Dreux. Dès lors, l'histoire de la ville se mêle intimement aux puissants barons de Châteauneuf-en-Thymerais issus de Ribaud de Dreux, qui régnèrent sur le Thymerais jusqu'au XIIIe siècle.

L'un d'eux, Hugues de Châteauneuf, qui avait épousé Mabile fille de Roger de Montgommery et de Mabile de Bellême, donna asile à Châteauneuf, à Robert Courteheuse, révolté contre son père le roi-duc Guillaume le Conquérant à la suite d'une brouille avec ses frères et de l'échec de la prise du château de Rouen. Guillaume le Conquérant vint alors faire, en 1078, le siège de Regmalard, qui finit par se rendre. Il était accompagné de Rotrou III du Perche, comte de Mortagne, alors seigneur suzerain de Regmalard.

Lors du siège de Rémalard en 1077, Guillaume le Conquérant fit élever plusieurs mottes défensives sur le territoire actuel de la commune de Bellou-sur-Huisne, dont l'une sur le site de la Butte (sud-est), et l'autre probablement à la Coudorière (sortie ouest de Bellou) coupée en deux au XIXe par la route de Bellême. D'autres mottes ont vraisemblablement existé au Chatelier (Rémalard) et à Beauregard (Dorceau). Les restes de la forteresse (butte du Château) furent détruits par les Anglais au cours du XVe siècle. Les derniers vestiges furent rasés vers 1820, et utilisés comme remblais et pour la construction de maisons rue des Moulins.

Rémalard relève peu après le siège d'une nouvelle famille de seigneurs ou châtelains (peut-être apparentés aux Châteauneuf (-en-Thymerais), en tout cas leurs vassaux et alliés) : on trouve Payen († 1093), Yves puis son fils Gasce (Gasse) croisé en 1202 pour la IVème Croisade.

Au XIIIe siècle, Rémalard rejoint un groupe de seigneuries percheronnes en possession des Rotrou comtes du Perche, entre Nogent-le-Rotrou et Mortagne : Préaux, Le Theil (ou Le Thil), Mauves, La Ventrouze, Feuillet... À leur extinction au début du XIIIe s. la succession est disputée en descendance féminine : cet ensemble passe à Jacques de Château-Gontier avec Nogent, puis le roi Louis IX, qui annexe le Perche au domaine royal en 1227, se le fait remettre et le donne à Thibaud de Champagne-Navarre († 1253 ; par ailleurs issu des Rotrou par son ancêtre Julienne du Perche, fille de Geoffroy II, femme de Gilbert de Laigle et mère de Marguerite de L'Aigle qui épouse Garcia V Ramirez de Navarre au XIIe siècle : Marguerite et Garcia sont les ancêtres directs de Thibaud ; Thibaud était aussi un proche parent des Capétiens et de Blanche de Castille mère de saint Louis ; de plus l'ancien Perche était féodalement vassal du comté de Chartres, lui-même vassal du comté de Champagne, comme le comté de Blois). Le duc Jean Ier de Bretagne (de la maison capétienne de Dreux) acquiert cet ensemble, avec Nogent-le-Rotrou (vers 1262 ?), du droit de sa femme Blanche de Navarre fille de Thibaut Ier. Les ducs de Bretagne, ses successeurs, en héritent jusqu'à Arthur II, époux en deuxièmes noces de Yolande de Dreux comtesse de Montfort (-l'Amaury), petite-fille de Jeanne de Châteaudun (les Châteaudun sont étroitement apparentés aux Rotrou). Nogent-le-Rotrou passe alors à leur fille Jeanne de Bretagne, épouse de Robert de Cassel, puis à leur descendance dans les Bar (-le-Duc) puis dans les Luxembourg-St-Pol, enfin dans les Bourbon-Vendôme, d'où les Condé que nous retrouverons plus bas. Le Theil passe au duc Jean IV, petit-fils d'Arthur II et Yolande, puis à sa fille Jeanne épouse de Jean Ier d'Alençon : leur fils Jean II d'Alençon est sire du Theil. Puis Le Theil (Le Thil) rejoint le sort commun de Rémalard et Préaux.

Rémalard et Préaux passent à une autre fille d'Arthur II et Yolande, Alix de Bretagne, qui épouse Bouchard VI comte de Vendôme (XIVe siècle ; Maison de Montoire ; puis succession dans les Bourbon-Vendôme). Ainsi, Jean bâtard de Vendôme (fils du comte Louis) est sire de Préaux au XVe siècle.

Son demi- frère le comte Jean VIII de Bourbon-Vendôme († 1477), mari de Jeanne de Beauvau dame de La Roche-sur-Yon, transmet Rémalard, Préaux et Le Theil à sa fille Jeanne dame de La Roche-sur-Yon, qui épouse Louis de Joyeuse comte de Grandpré et sire de Bo(u)théon. Leur fils François a une fille, Jeanne de Joyeuse, qui transmet au XVIe siècle ces fiefs (sauf Grandpré qui passe à son oncle paternel Robert de Joyeuse ; et La Roche-sur-Yon cédé vers 1484 par sa grand-mère Jeanne à son propre frère Louis, dernier fils du comte Jean VIII et mari de Louise de Montpensier) à son mari François de Montmorin sire de Saint-Hérem en Auvergne (mariage en 1526). Après leur fils aîné Gaspard, leur fils cadet Jean de Montmorin-St-Hérem hérite de Préaux et du Theil. Cependant, le château de Bothéon est vendu aux Gadagne en 1561, et Rémalard est cédé par François ou son fils Gaspard aux cousins Bourbon-Montpensier princes de La Roche-sur-Yon issus de Louis ci-dessus, puis aux cousins Bourbon-Vendôme par ailleurs héritiers de Nogent-le-Rotrou comme on l'a vu plus haut.

Rémalard et Nogent ont alors un destin commun pendant plus d'un siècle : ainsi, on trouve Rémalard aux mains de Jean de Bourbon comte d'Enghien et de Soissons, fils cadet du duc Charles de Vendôme, puis de sa veuve et cousine germaine Marie II comtesse de St-Pol et duchesse d'Estouteville († 1601), fille de François Ier de St-Pol, dont c'était le douaire avec Montlandon et La Ferrière. Puis Rémalard passe aux cadets des Bourbon-Vendôme, les princes de Bourbon-Condé, issus du frère benjamin de Jean d'Enghien et Soissons : Louis Ier de Condé. Les Condé tentent de se constituer ainsi un bloc féodal percheron : le duché-pairie d'Enghien-le-Français est érigé en 1566, mais non enregistré.

Cependant le petit-fils du prince Louis, Henri prince de Condé cède Nogent-le-Rotrou et Rémalard en 1624 au grand Sully, aussi intéressé par un fief percheron. Nogent passe à son fils cadet François duc d'Orval et aux descendants de ce dernier, les Béthune d'Orval, mais Rémalard est cédé en 1658 à François de Riantz/Riants barons de Voré (châtellenie, à Rémalard) et de La Brosse, marquis de Villeray : il devient comte de Rémalard, comme son fils Charles Ier († 1690) et son petit-fils Charles II († 1710), dont la fille Marie-Louise († 1717) épouse Anne-Charles Goislard de Montsabert (à éclaircir : certains considèrent que Marie-Louise est directement la fille de Charles Ier, et qu'il n'y a pas de Charles II. François (-Charles ?) serait mort vers 1680-1690 et Charles entre 1690 et 1710 ?). Dès 1714, Rémalard est vendu à Bernard de Javeshac, qui vend en 1719 à Louis Fagon de La Moutonnière (en Eure-et-Loir), qui lègue en 1743 à sa légataire universelle Geneviève Dousseau/d'Ousseau veuve de Martial de Boderu. Finalement le philosophe matérialiste (ou déiste ?) des Lumières Helvétius l'acquiert dès cette même année 1743, et sa fille Geneviève porte par son mariage le château de Voré aux comtes alsaciens d'Andlau de Hombourg.

Quant à Préaux et Le Theil, ils restent aux Montmorin-St-Hérem : Jean ci-dessus < Gaspard († 1593) < Gilbert-Gaspard († 1660). Puis on les retrouve, probablement par une vente, dans la deuxième moitié du XVIIe s. aux mains d'Elisabeth Le Féron († 1699) femme de Charles d'Albert d'Ailly duc de Chaulnes (Elisabeth était la fille de Dreu Le Féron[5] parlementaire, sire de Savigny et Lormoy : -sur-Orge ?, et de Barbe Servien de Montigny, cousine du ministre Abel Servien et dame baronne de Longny-au-Perche). Ses héritiers vendent Préaux et Le Theil à Arnaud de Labriffe[6] sire d'Amilly au Perche : cette famille de parlementaires, comtes d'Amilly et de Préaux, les garde jusqu'à la Révolution.

Fusion des communes[modifier | modifier le code]

Le , Rémalard intègre avec deux autres communes la commune de Rémalard en Perche[7] créée sous le régime juridique des communes nouvelles instauré par la loi no 2010-1563 du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales. Les communes de Bellou-sur-Huisne, Rémalard et Dorceau deviennent des communes déléguées et Rémalard est le chef-lieu de la commune nouvelle.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Rémalard Blason D'azur aux trois fleurs de lys d'or, à la bande componée de gueules et d'argent de six pièces brochant sur le tout[8].''
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Alias
Blason à dessiner
D'argent fretté de sable, à un écu de France à l'antique, à la bande componnée d'argent et de gueules

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1995[9] mars 2014 Jean Maignan    
mars 2014[10] décembre 2015 Patrick Rodhain SE Cadre service public de l'emploi
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et quatre adjoints[10].Ces conseillers intègrent au complet le conseil municipal de Rémalard en Perche le jusqu'en 2020 et Patrick Rodhain est élu maire de la commune nouvelle.


Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 1 212 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2004, 2009, 2014, etc. pour Rémalard[11]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2]. Rémalard a compté jusqu'à 1 912 habitants en 1851.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
1 706 1 702 1 738 1 673 1 758 1 845 1 852 1 912 1 888
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 839 1 874 1 745 1 798 1 717 1 743 1 750 1 616 1 571
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 557 1 562 1 465 1 382 1 264 1 182 1 141 1 108 1 190
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2013 -
1 256 1 308 1 302 1 344 1 244 1 263 1 275 1 212 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie et tourisme[modifier | modifier le code]

Cet ancien chef-lieu de canton, malgré sa position à l'écart des grands axes, garde un bon niveau de services et de commerces, soutenus par la fréquentation des résidents secondaires. La zone d'activité Saint-Marc concentre grandes surfaces (supermarché, jardinerie), le CDIS (centre de distribution assurant les tournées sur les cantons de Longny-au-Perche, Nocé et Rémalard) de la Poste, et quelques autres activités. L'activité proprement industrielle est située à l'ancienne gare, commune de Bellou-sur-Huisne.

L'activité touristique est importante pour la commune et le canton : la communauté de communes a la compétence Tourisme, dont l'outil est l'office de tourisme du Perche rémalardais (OTPR), installé dans le bourg, rue Marcel-Louvel. Il assure la coordination des activités associatives ou autres, et un lien étroit avec le parc naturel régional du Perche et l'écomusée du Perche à Saint-Cyr-la-Rosière.

Le complexe piscine-camping-tennis, situé sur le territoire de la commune de Bellou-sur-Huisne, est géré par la commune de Rémalard.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Germain-d'Auxerre[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Germain : le chœur et l'abside.

L'église Saint-Germain-d'Auxerre, bel édifice d'origine romane, est érigée sur une butte plantée de marronniers, à l'emplacement de l'ancien cimetière[13]. Elle est dotée d'une abside romane remaniée et d'un portail sur avant-corps à double archivolte sur piliers engagés (XIIe siècle). Son clocher sur plan carré, avec tourelle d'escalier, rehaussé au milieu du XIXe, est terminé par une toiture en dôme et lanternon. L'édifice est classé Monument historique le 25 septembre 1930[14].

Au XVIe, il est fait adjonction de deux collatéraux avec arcades et piliers prismatiques. Maître-autel néo-gothique. Dans le chœur, travail naïf du XVIe siècle, provenant d'une poutre de gloire : saint Jean et sainte Marie-Madeleine: ces deux statues sont restaurées en septembre 2012 et positionnées sur un pilier.

Dans la chapelle sud l'autel, le tabernacle et le retable sont du XVIIIe. Un tableau représente sainte Barbe. Chapelle funéraire de la famille d'Andlau. Chapelle nord : autel classique, fin XVIIIe. Sur un pilier, Vierge à l'oiseau du XVe (don de la famille Jouvin). Fonts baptismaux XVIIIe, encadrés de deux tableaux du XVIIe récemment restaurés. Stalles et chaire néo-gothiques, fin XIXe. Vitraux du XIXe (pour la plupart de 1894) de Lorin, à Chartres. Ils comprennent également un vitrail faisant office de monument aux morts de la Grande Guerre. Certains vitraux sont indiqués comme dons de diverses familles, dont la famille Mirbeau.

L'orgue Damien[modifier | modifier le code]

L'orgue Damien (1859), classé à titre d'objet[15] en 1983, est restauré et en parfait état de fonctionnement. Une nouvelle association, l'association Patrimoine et Orgue de Rémalard (APOR), s'est créée en 2010 pour assurer plus particulièrement son entretien et organiser des concerts.

Les frères Damien, facteurs d'orgue, étaient établis à Gaillon (Eure). À Louviers, le premier orgue de chœur qui ait existé était en très mauvais état. On sait qu’en 1855, il est monté par le facteur d’orgue Damien, du Goulet, localité à proximité de Saint-Pierre-la-Garenne entre Gaillon et Vernon. Les frères Damien avaient probablement construit cet orgue pour qu’on fasse appel à eux pour l’entretien[16].

D'autres orgues Damien existent : à l'église Saint-Denis de Hellemmes (Nord), à l'église Saint-Pierre du Sap (Orne)…

Autres lieux[modifier | modifier le code]

La motte castrale du Châtellier.
  • Le bourg a conservé beaucoup de charme, avec ses petites rues (rue du Tripot, rue des Galants, rue Saint-Roch, rue de Mortagne) et places anciennes (place Saint-Roch, place du Général-de-Gaulle, place du Petit-Marché, etc.), organisées autour de la butte du château (motte de 1077). Il subsiste quelques maisons de caractère (la mairie et sa tourelle, l'ancien presbytère, le Chêne Vert, etc.). Il existe encore quatre statues de niches : trois sont dédiées à saint Roch et une à saint Pierre.
  • Les manoirs (propriétés privées) : Boiscordes, Vaujours, Brigemont.
  • Un château (propriété privée) : Voré, ancienne propriété de Claude-Adrien Helvétius, philosophe du siècle des Lumières.

Les manoirs et châteaux de Rémalard sont protégés au titre des Monuments historiques, partiellement classés ou inscrits[17]. .

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Associations culturelles[modifier | modifier le code]

La vie associative est riche, comme dans de nombreuses communes du Perche :

  • Maison pour Tous, avec de nombreuses activités sportives (tir à l'arc, tennis de table, etc.) et artistique (peinture, encadrement, etc.);
  • Association orgue et patrimoine de Rémalard (APOR):concerts, expos, etc. Rémalard dispose d'une vaste et fonctionnelle salle communale, ainsi que d'une salle de spectacle.
  • Par ailleurs, Rémalard est le siège social de la Fédération des Amis du Perche, société savante de plus de 1 000 membres, au rayonnement interrégional sur tout l'ancien comté du Perche;
  • l'association, Hôtel des arts, organise expositions, concerts et conférences, dans les anciennes dépendances, rénovées, de l'Hôtel de la Poste, ancien relais de poste sur la route de Paris à Angers;
  • l'association Artémise, expose en permanence dans sa galerie des œuvres d'artistes et d'artisans d'art.

Autres associations[modifier | modifier le code]

  • Comité des fêtes (fête communale, spectacles-théâtre, etc.) ;
  • Association paroissiale (ARCH) ;
  • Association des commerçants (APR) ;
  • Comité de la foire d'automne.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Le Football Club Rémalard-Moutiers fait évoluer deux équipes de football en divisions de district[21].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2013.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée »
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. L. Joseph Fret, Antiquités et Chroniques percheronnes, Mortagne, imprimerie du Glaçon, , p. 243, 446, 480, 486 p. (lire en ligne)
  5. « Le Feron », sur Racines et Histoire/Le Féron p. 11
  6. « Labriffe », sur Racines et Histoire/Labriffe p. 7
  7. « Recueil des actes administratifs du 24 septembre 2015 », sur le site de la préfecture de l'Orne (consulté le 26 décembre 2016).
  8. « GASO, la banque du blason - Rémalard Orne » (consulté le 31 octobre 2011)
  9. « Le président de la communauté de communes démissionne », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 8 novembre 2015)
  10. a et b « Rémalard (61110) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 13 juin 2014)
  11. Date du prochain recensement à Rémalard, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 201120122013 .
  13. Texte inspiré de Rémalard et son canton, Jacky Lecomte, éd. Sutton, 1999.
  14. « Église », notice no PA00110898, base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Partie instrumentale de l'orgue », notice no PM61000564, base Palissy, ministère français de la Culture
  16. Société d'études diverses (SED) Louviers.
  17. « Œuvres architecturales à Rémalard », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. « Motte castrale dite Le Chatellier », notice no PA00132904, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  19. « Motte castrale dite Le Château », notice no PA00132903, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. « Tuilerie de Voré », notice no PA00135527, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. « Site officiel de la Ligue Basse-Normandie – FC Rémalard Moutiers » (consulté le 8 novembre 2015)
  22. Jacky Lecomte, Pierre-François, Georges-Eugène et Émile-Louis Jumeau, une famille au berceau de leur bébé, Éditions des Amis du Perche, Rémalard, 2011, p. 60. (ISBN 978-2-900122-94-5)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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