Régions administratives de la République populaire roumaine

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Jusqu'en 1950, la Roumanie, devenue une république communiste fin 1947 et occupée par l'Armée rouge, était divisée historiquement en județe. En 1950 les autorités communistes décident de réformer la structure administrative du pays en supprimant les 57 județe pour instituer à la place 28 régions calquées sur les oblasts soviétiques et divisées comme ceux-ci en raions.

En 1952 les dirigeants modifient cette structure régionale en réduisant le nombre des régions à 18 : elles sont agrandies et l'une d'elles, calquée sur les oblasts autonomes de l'URSS est autonome : c'est la Province autonome magyare à majorité hongroise correspondant grosso modo au pays sicule jusqu'alors divisé entre les régions du Mureș (nord) et de Staline (sud). Ses langues officielles sont le hongrois et le roumain[1].

En 1960, une nouvelle réforme réduit le nombre des régions à 17. Enfin en 1968, les régions sont supprimées et les județe rétablis, mais agrandis et en moindre nombre (41) que ceux d'avant 1950[2].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En 1960, les limites de la Province autonome magyare sont modifiées : elle est agrandie à l'ouest de deux raions de la région voisine de Cluj mais diminuée au sud-est de deux autres raions (correspondant en gros au comitat de Háromszék) au profit de la région de Staline (alors renommée Brașov). La nouvelle région « Mureș-Région autonome magyare » ainsi définie jusqu'en 1968, n'englobe plus tout le pays sicule à majorité magyare, mais comprend davantage de roumains.
  2. Le pays sicule se trouve alors divisé entre les județe de Mureș, Harghita et Covasna : les hongrois de Roumanie n'ont, dès lors, plus d'autonomie territoriale, mais seulement culturelle.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]