Le Régiment de la Chaudière

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Régiment de la Chaudière)
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Chaudière (homonymie).
Le Régiment de la Chaudière
Image illustrative de l'article Le Régiment de la Chaudière
Insigne du Régiment de la Chaudière
Manège militaire de Lévis 01.jpg
Manège militaire de Lévis

Création
Dissolution Actif
Pays Drapeau du Canada Canada
Allégeance Forces armées canadiennes
Branche Armée canadienne
Type Infanterie légère
Fait partie de 35e Groupe-brigade du Canada
Garnison Manège militaire de Lévis (Québec)
Surnom Les chauds[réf. nécessaire]
Couleurs Le marron, l'argent et le pourpre écarlate[réf. nécessaire]
Devise Aere Perennius (« Plus solide que le bronze »)
Marche Rapide : Sambre et Meuse[1]
Lente : The Longest Day[1]
Guerres Seconde Guerre mondiale
Batailles Bataille de Normandie
Bataille de Caen
Bataille de l'Escaut
Commandant Lieutenant-colonel Claude Langlois, CD
Commandant historique Colonel Paul Mathieu
Colonel en chef Elizabeth II
Colonel du régiment Colonel Marcel Belleau, CD

Le Régiment de la Chaudière est un régiment d'infanterie de la Première réserve de l'Armée canadienne des Forces armées canadiennes. Il fait partie du 35e Groupe-brigade du Canada au sein de la 2e Division du Canada. Son quartier général ainsi que son musée sont installés au manège militaire de Lévis au Québec. Les effectifs du régiment sont répartis entre Lévis et Beauceville. Le nom du régiment vient de la rivière Chaudière.

Structure[modifier | modifier le code]

Le Régiment de la Chaudière fait partie du 35e Groupe-brigade du Canada, un groupe-brigade de la Première réserve de l'Armée canadienne qui fait partie de la 2e Division du Canada[2] Le régiment est divisé en trois compagnies : la compagnie A à Beauceville, la compagnie B à Lac-Mégantic et la compagnie C à Lévis.[réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine du régiment[modifier | modifier le code]

Le , The Provisional Battalion of "Dorchester", littéralement « Le Bataillon provisoire de "Dorchester" », et The Provisional Battalion of "Beauce", littéralement « Le Bataillon provisoire de "Beauce" », furent créés respectivement à Saint-Anselme et à Sainte-Marie au Québec[1]. Ils deviennent respectivement le 92nd "Dorchester" Battalion of Infantry, littéralement le « 92e "Dorchester" Bataillon d'infanterie », et le 23rd "Beauce" Battalion of Infantry, littéralement le « 23e "Beauce" Bataillon d'infanterie », respectivement le et le [1]. Le , les deux bataillons sont fusionnés ensemble en conservant le nom de 92nd "Dorchester" Battalion of Infantry[1]. Le bataillon devint un régiment le et adopta le nom de 92nd Dorchester Regiment, littéralement le « 92e Régiment de Dorchester »[1].

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Durant la Première Guerre mondiale, le bataillon fournit des hommes pour le Corps expéditionnaire canadien.

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Entre-deux-guerres.

Le , le nom du régiment fut francisé en devenant Le Régiment de Dorchester, mais il réadopta un nom en anglais le , en devenant The Beauce Regiment, littéralement « le Régiment de Beauce »[1]. Le 1er mai de la même année, son nom redevint en français en étant renommé le Régiment de Beauce[1]. Le , il est de nouveau renommé pour devenir le Régiment de Dorchester et Beauce[1].

Le , Le Régiment de Dorchester et Beauce fusionna avec le 5th Machine Gun Battalion, CMGC, littéralement le « 5e Bataillon de mitrailleuses, CGMC » où « CGMC » est l'abréviation pour Canadian Machine Gun Corps, c'est-à-dire le Corps des mitrailleurs canadiens (en), et adopta le nom de Le Régiment de la Chaudière (Mitrailleuses)[1].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts du Régiment à "Juno Beach", Calvados, Normandie, France
Colonel Paul Mathieu, DSO, ED
Pierre tombale de Léo Major

Le régiment fut mobilisé le . Ses quartiers généraux seront successivement installés à Lac-Mégantic, au bassin Louise et à la garnison Valcartier. Le , il fut renommé le 2nd (Reserve) Battalion, Régiment de la Chaudière (Mitrailleuses), littéralement le « 2e (Réserve) Bataillon, Le Régiment de la Chaudière (Mitrailleuses) » et, de nouveau le , le 2nd (Reserve) Battalion, Le Régiment de la Chaudière, littéralement le « 2e (Réserve) Bataillon, Le Régiment de la Chaudière »[1].

Il fut envoyé en Angleterre le . Le régiment entra en action le lors du débarquement de Normandie en tant que membre de la 5e Brigade d'infanterie canadienne au sein de la 2e Division d'infanterie canadienne. Commandé par le lieutenant-colonel Paul Mathieu, Le Régiment de la Chaudière débarqua à Bernières-sur-Mer (Juno Beach) sitôt après The Queen's Own Rifles of Canada surprenant la population locale qui ne s'attendait pas à rencontrer des troupes francophones parmi les forces alliées. Avec le commando Kieffer, il fut le seul régiment francophone à participer aux opérations du débarquement du 6 juin. Le soir du Jour J, le régiment avait atteint tous ses objectifs, mais dut se replier parce que les autres unités de la ligne de front n'ont pu progresser aussi loin que lui à l'intérieur des terres[3].

Le régiment participa ensuite à la bataille de Caen, subissant de nombreuses pertes dans la lutte pour la prise de l'aérodrome de Carpiquet le . L'aérodrome était un des objectifs réussis du Jour J, mais dut être abandonné à la suite du repli.

Le régiment tint ensuite différentes positions de défense. Il participa aux actions de la bataille de l'Escaut, notamment dans les actions de la poche de Breskens, entre le 6 octobre et le . La ville de Zwolle aux Pays-Bas fut par ailleurs libéré par Léo Major, un membre du régiment, lors d'une mission spéciale.

Pendant les combats, le régiment forma un second bataillon pour le renfort. Le 1er bataillon est de retour au Canada le et le 3e bataillon finit sa tâche d'occupation au printemps 1946. Le , le régiment adopta son nom actuel[1]. Le , la princesse Elizabeth II devint officiellement la colonel-en-chef du régiment. Le , il fusionna avec Le Régiment de Lévis en conservant le nom Le Régiment de la Chaudière[1].

Honneurs de bataille[modifier | modifier le code]

Les honneurs de bataille sont le droit donné par la Couronne au régiment d'apposer sur ses couleurs les noms des batailles ou d'opérations dans lesquelles il s'est illustré.

Les dix honneurs de bataille apparaissant sur le drapeau régimentaire[1] :

  • Débarquement en Normandie (6 juin 1944)
  • Falaise (7 au 22 août 1944)
  • L'Escault (1er octobre au 8 novembre 1944)
  • La Rhénanie (région ouest d'Allemagne, 8 février au 10 mars 1945)
  • Carpiquet (Normandie, 4 et 5 juillet 1944)
  • Faubourg de Vaucelles (Normandie, l'un des quartiers de Caen, 18 et 19 juillet 1944)
  • Boulogne (Nord de la France, 17 au 22 septembre 1944)
  • Hochwald (Allemagne, 26 février au 4 mars 1945)
  • Emmerich-Hoch Elten (Rhénanie, 28 mars au 1er avril 1945)
  • Zutphen (Hollande) (6 au 8 avril 1945)

Les neuf autres honneurs de bataille autorisés[1] :

  • Caen (Normandie, 4 au 18 juillet 1944)
  • Crête de Bourguébus (Normandie (18 au 23 juillet 1944)
  • La Liaison (Normandie, probablement hameau vers Falaise, 14 au 17 août 1944)
  • Chambois (Normandie, 18 au 22 août 1944)
  • Calais (Nord de la France, 25 septembre au 1er octobre 1944)
  • Poche de Breskens (11 octobre au 13 novembre 1944)
  • Plaine du Waal (rivière néerlandaise dans le delta du Rhin, 6 février au 10 mars 1945)
  • Le Rhin (23 mars au 1er avril 1945)
  • Nord-ouest de l'Europe 1945 (6 juin au 5 mai 1945)

Insigne et devise[modifier | modifier le code]

L'insigne du Régiment de la Chaudière est deux mitrailleuses d'argent croisées sommées d'une fleur de lys d'or soutenue d'un castor au naturel, le tout étant environné d'un listel de gueules portant l'inscription « Aere Perennius » en lettres d'argent et chargé de deux feuilles d'érable également d'argent[1]. « Aere Perennius », ce qui signifie « plus durable que le bronze » en latin, est le devise du régiment[1],[4].

Corps de cadets affiliés[modifier | modifier le code]

L'affiliation d'un corps de cadets à une unité militaire est une vieille tradition. Chaque corps de cadets canadien est affilié à une unité militaire de la force de réserve ou de la force régulière. Cette unité est responsable de fournir à chacun de ses corps de cadets affiliés un soutien logistique. Également, les corps de cadets affiliés se voient octroyer le droit de porter l'insigne de coiffure de son unité d'affiliation. Voici la liste actuelle des corps de cadets affiliés au Régiment de la Chaudière[réf. nécessaire] :

  • Corps de cadets 619 de Beauceville
  • Corps de cadets 1937 du Lac-Mégantic
  • Corps de cadets 2648 du Manège militaire de Lévis
  • Corps de cadets 2680 de la Haute Beauce
  • Corps de cadets 2765 du Lac-Etchemin
  • Corps de cadets 2787 de Saint-Zacharie
  • Corps de cadets 2948 de la Frontière

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p et q « Le Régiment de la Chaudière », sur Chef - Personnel militaire (consulté le 21 septembre 2016)
  2. « 35e Groupe-brigade du Canada », sur Armée canadienne (consulté le 21 septembre 2016)
  3. Histoire du régiment
  4. Le Régiment de la Chaudière 1869-2004, p. 109

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Castonguay, Armand Ross et Michel Litalien, Le Régiment de la Chaudière 1869-2004, Forces armées canadiennes, , 729 p. (ISBN 0-660-96937-8)
  • Jacques Leroux et Philippe Déterville, La Normandie en flammes, Condé-sur-Noireau : Ch. Corlet ; Montréal : Iris-diffusion, , 454 p. (ISBN 2-85480-078-8)

Liens externes[modifier | modifier le code]