Régiment Azov

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Régiment Azov
Полк «Азов»
Image illustrative de l'article Régiment Azov

Création
Pays Drapeau de l'Ukraine Ukraine
Allégeance Ministère de l'Intérieur d'Ukraine (uk)
Branche Garde nationale de l'Ukraine
Type Régiment de volontaires
Effectif environ 4 000 hommes
Ancienne dénomination Bataillon Azov
Surnom "Les hommes en noir", "Azovian"
Marche La marche des héros
Anniversaire 4 mai
Guerres Guerre du Donbass
Commandant Andreï Byletsky (uk)
Insigne du Corpus noir (ukrainien : Чорний Корпус) du bataillon « Azov »

Le Régiment Azov (ukrainien : Полк « Азов »), jusqu'à septembre 2014 bataillon Azov (en ukrainien : Батальйон « Азов ») connu aussi sous le nom des « hommes en noir »[1] est une unité paramilitaire spéciale formée de volontaires ukrainiens intégrée à la garde nationale ukrainienne. Il est placé sous le commandement du ministère de l'intérieur d'Ukraine, et intégré aux « forces de défense » par l’État-major ukrainien. Ce bataillon chargé de lutter contre l'insurrection armée pro-russe à l'Est, a été formé le 5 mai 2014, d'abord à Marioupol pour garder les bâtiments administratifs[2]. Ensuite le bataillon a été basé à Berdiansk. Il doit son nom à la mer d'Azov. Il était composé d'environ 800 volontaires fin 2014, mais vit ses effectifs rapidement décuplés en raison de sa popularité croissante durant l'année 2015, puis l'année suivante, portant le nombre de combattants potentiels à plus de 4000 fin 2016. Azov, d'abord bataillon, connaîtra successivement le format régimentaire puis celui d'une brigade elle-même divisée en plusieurs petites unités. Les combattants, venus surtout de l'Ouest de l'Ukraine proviennent aussi du centre et de l'est de l'Ukraine. Le régiment compte également dans ses rangs de nombreux combattants volontaires étrangers issus d'autres pays d'Europe de l'Est avec notamment une forte concentration de volontaires provenant des pays Baltes ainsi que des pays voisins frontaliers (dont la Russie). Azov se fit également connaître pour avoir compté un temps dans ses rangs un contingent de volontaires occidentaux (surtout venus d'Europe du Nord) de ses débuts en 2014, jusqu'en 2015. Ce dernier, malgré quelques combattants qui se distinguèrent en son sein conserva une apparence minoritaire tout au long de son existence en raison des limitations d'effectifs instaurés par le commandement du groupe, puis en raison de l'illégalité de son existence après la signature des accords de Minsk 2 qui bloquèrent le recrutement de nouveaux volontaires, et forcèrent les premiers à se faire discret au sein de l'unité.

En 2015, Azov s'est doté d'une branche politique activiste avec la création d'un corps civil divisé en plusieurs branches à travers toute l'Ukraine et qui se charge de coordonner des actions militantes pour le compte du régiment. En 2016, face aux demandes d'adhésions toujours croissantes pour rallier ses rangs, l'état-major d'Azov a créé de nombreuses sous-unités ainsi qu'une école militaire pour former militairement et idéologiquement au mieux ses nouvelles recrues. Azov se réaffirme également la même année sur la scène politique ukrainienne avec la création d'un nouveau parti politique appelé "Corps National" dont les membres sont quasi uniquement d'anciens combattants de l'unité ainsi que de militants du Corps civil créé l'année précédente, et dont l'ambition est d'effectuer une percée aux prochaines élections présidentielles ukrainiennes. Andreï Bilestky en prendra la tête.

Organisation[modifier | modifier le code]

Création[modifier | modifier le code]

Alors que l’État ukrainien est proche de la faillite, que de nombreux soldats de l'armée nationale ont déserté[3], et aussi pour pallier une armée ukrainienne, désorganisée et peu motivée, dont les appelés du Donbass ne sont plus envoyés combattre dans l'est du pays, par crainte qu’ils ne changent de bord[4], le 13 avril 2014, au lendemain des référendums de Lougansk et de Donetsk, le ministre de l'intérieur du gouvernement par intérim Arsen Avakov décide de former des milices armées spéciales, afin de lutter contre l'insurrection séparatiste à l'Est. Les actions de combat qui sont menées sont dénommées « opérations antiterroristes » (ATO), afin de souligner l'illégalité de ces référendums.

Le bataillon Azov a été formé le 5 mai à l'initiative du député Oleh Liachko qui le finance en partie, et qui a été soutenu dès le départ par des organisateurs des manifestations de l'Euromaïdan de Kiev : Igor Mossiyitchouk, porte-parole de l'« assemblée sociale-populaire » et membre du parti Secteur droit, Igor Krivoroutchko, également membre du conseil politique du parti d'extrême-droite Secteur droit et Iaroslav Gontchar, l'un des organisateurs des manifestations d'Automaïdan en marge de l'Euromaïdan, etc. Andriy Bilestky, leader des deux organisations ultranationalistes "Patriotes d'Ukraine"ainsi que de l' Assemblée sociale-nationale en prendra le commandement.

Le bataillon Azov est enrôlé dans l'armée régulière dès septembre 2014[5].

Même si des éloges peuvent être entendus au sujet de Azov comme celles du colonel Valentyn Fedichev qui déclare : « Azov a montré son âpreté au combat. Ses combattants ont mérité notre respect. Ils participent pleinement à l’effort commun. Nous avons un seul but, lutter contre les terroristes, un seul commandement, ce qui permet une collaboration totale »[6], il reste des voix qui ne cachent pas leur méfiance envers cette unité comme un proche collaborateur de l’ancien secrétaire Andriy Paroubiy, membre du conseil national de sécurité et de défense de l’Ukraine, confie que « ni le gouvernement, ni le commandement militaire ne font confiance aux bataillons de volontaires »[7]. Méfiance légitime puisqu'un combattant d’Azov menace le gouvernement de Kiev en disant: « Lorsque nous en aurons fini avec les prorusses, nous retournerons à Kiev pour y mettre de l’ordre »[6].

Financement[modifier | modifier le code]

Le mécénat d'Oleg Liachko a permis la création du bataillon Azov[6], mais le principal financement est assuré par l'oligarque milliardaire ukraino-chyprio-israélien Ihor Kolomoïsky[8], nommé gouverneur de Dnipropetrovsk en mars 2014[9]; Ihor Kolomoïsky offre des récompenses à ceux qui remettent des armes aux autorités, notamment 1 500 dollars pour un AK-47[10], l'arrestation d’un rebelle pro-russe vaut 10 000 dollars et la libération d'un bâtiment occupé par les séparatistes, 200 000 dollars[11].

Ihor Kolomoïsky offre même un million de dollars à celui qui assassinera le député pro-russe et ancien candidat à la présidentielle ukrainienne du 25 mai 2014, Oleg Tsarev[12].

Ihor Kolomoïsky fait l'objet de poursuites par le Comité d'enquête russe pour « organisation de meurtres, de recours à des moyens et méthodes de guerre illégaux »etc. Un mandat d'arrêt international est prévu[13].

Dès septembre 2014, date à laquelle le bataillon Azov intègre la garde nationale ukrainienne, le financement et l'armement sont assurés par le ministère de l'intérieur ukrainien et les combattants touchent une solde de 6 000 hryvnia (316 $)[5].

Création d'un parti politique[modifier | modifier le code]

Le 14 octobre 2016, sous l'égide d'Andriï Biletski, trois cents membres du régiment et du corps civil créent à Kiev un nouveau parti appelé Corps National dont l'ambition affichée est de « prendre le pouvoir par les urnes lors des prochaines élections présidentielle et législatives et de reconquérir les territoires occupés par les séparatistes prorusses dans l'est du pays[14] »

Entraînement[modifier | modifier le code]

Base d'entraînement[modifier | modifier le code]

Avec l'autorisation des autorités de Kiev, l’usine ATEC, une ancienne usine de tracteurs désaffectée dans la banlieue de Kiev, sert de caserne et de terrains d’entraînement pour le régiment Azov. Le responsable du centre est un dénommé Gratch qui fût avant la guerre du Donbass, un responsable des ventes pour une petite société de produits chimiques. Les ateliers de l'usine servent à réparer les tanks de l'unité[15].

Cependant, l'existence de cette base est remise en cause en novembre 2014, par l'ancienne direction de l'usine Atek qui demande au président Porochenko d'agir contre l'occupation illégale de leur usine par le régiment Azov[16]. Le 31 juillet 2015, 150 miliciens d'Azov manifestent à Kiev près du siège de l’administration fiscale afin d'empêcher la vente de l’usine Atek qui leur sert de base d’entrainement en formant une chaîne vivante pour empêcher le passage des députés et en scandant « Atek est une base militaire, pas un business »[17].

Entraînement américain[modifier | modifier le code]

Le ministre de l'Intérieur de l'Ukraine, Arsen Avakov déclare dans un post Facebook que les États-Unis vont envoyer à partir du 20 avril 2015, 290 parachutistes en Ukraine entraîner des unités comme le bataillon Azov[18]. Par contre, le gouvernement canadien qui enverra des troupes pour entraîner l'armée ukrainienne, refuse de former le régiment Azov pour ses sympathies au néonazisme[19]. Jason Kenney, ministre de la défense, précise que le Canada ne doit « pas permettre qu'un petit nombre de pommes pourries dans un bataillon définisse la nouvelle Ukraine »[20].

Cependant, le , le congrès américain a voté un amendement qui interdit toute formation militaire et financement pour le régiment Azov[21]. Selon les élus américains, le régiment Azov est considéré comme une « troisième force » dans la guerre du Donbass, non soumis à l'autorité du président de Petro Porochenko et ignorant les accords de Minsk. À la suite de ce vote, le député démocrate John Conyers a déclaré qu'il était satisfait que « nos militaires ne formeront pas cet odieux et méprisable bataillon nazi »[22].

Camp d'été pour enfants[modifier | modifier le code]

Le régiment Azov sous la tutelle de son corps civil a mis en place depuis l'été 2015, un camp d'été dans les environs de Kiev qui accueille les Azovets, c'est-à-dire, les enfants à partir de 6 ans dont les parents sont des miliciens d'Azov afin d'apprendre le maniements des armes de guerre et des techniques de combats et aussi acquérir des compétences de d'auto-défense et de survie[23],[24]. L'initiative a été réitérée l'année suivante à compter de juin 2016[25].

Effectifs[modifier | modifier le code]

Commandement[modifier | modifier le code]

Le commandant du régiment Azov est Andreï Byletsky, dirigeant des organisations d’extrême-droite Assemblée sociale-nationale et Patriotes d'Ukraine, qui déclara que : « La mission historique de notre nation dans ce moment critique est d'amener les races blanches du monde dans une croisade finale pour leur survie (...) Une croisade contre les sous-hommes menés par les sémites »[26].

Le , le commandant adjoint Iaroslav Gontchar, seule personnalité issue du Euromaïdan, est congédié après avoir critiqué le bataillon Azov sur ses exactions et ses pillages[27].

Le , à la suite de l'élection au Parlement de Andreï Byletsky, c'est Igor Tcherkass qui reprend le commandement du régiment[15].

Le , le commandant adjoint, le lieutenant-colonel Vadim Troyan qui comme le rapporte le Figaro « autrefois évolué dans la mouvance néonazie »[28] a été nommé par le ministre de l'Intérieur Arsen Avakov, chef de la police de l'Oblast de Kiev[29]. Cette nomination fut condamné par le grand-Rabbin de l'Ukraine Yaakov Bleich qui a exigé que « si le ministre de l'intérieur continue de nommer des personnes à la réputation douteuse et à l'idéologie entaché de fascisme et d'extrémisme de droite, le ministre de l'Intérieur doit être remplacé »[30].

Iaroslav Babych, un des chefs du régiment Azov a été retrouvé pendu à son appartement le 27 juillet 2015. Les différents qu'il entretenait de son vivant avec le reste de la hiérarchie d'Azov soulevèrent des soupçons sur la nature véritable de son décès, mais l'affaire resta sans suites [31].

Volontaires ukrainiens[modifier | modifier le code]

Iaroslav Gontchar affirme que le noyau des hommes est issu des services d'ordre et de manifestants de l'Euromaïdan depuis le 21 novembre 2013[32].

Le commandant du bataillon déclare à la presse que ce bataillon « est formé de patriotes ukrainiens ayant déjà une expérience du combat de guerre »[33]. Jusqu'au 18 mai, le bataillon n'a guère que 70 combattants au maximum, lorsqu'arrive à cette date un deuxième groupe d'environ cinquante hommes de 20 à 46 ans, venant de différentes régions d'Ukraine. Certains viennent du mouvement Bratsvo (« Fraternité »), mouvement de Dmitro Kortchinsky, un grand nombre d'autres des Patriotes d'Ukraine, un groupuscule extrémiste qui appelle à une croisade chrétienne contre les juifs et les autres minorités qui considérent comme des « sous-hommes »[34]. Et des combattants venus de l'Assemblée sociale-nationale dont Oleh Odnorozhenko[35], son chef idéologique. Un combattant du bataillon Azov déclare même que « Poutine n'est même pas un Russe. Poutine est un Juif[36]. » Le reste de la troupe est sans dénomination politique, leur motivation demeurant l'argent.

Le 3 juin 2014, le bataillon intègre une quarantaine de volontaires entre 20 et 30 ans et son chiffre atteint déjà 250 combattants. Ils viennent de toute l'Ukraine. Un noyau dur vient des ultras du stade Dynamo de Kiev[37],[38], ceux-là même qui ont agité un drapeau nazi pendant le match Angleterre-Ukraine au Donbass Arena lors de l'Euro 2012[39].

Le , le journaliste polonais Wojciech Bojanowski révèle sur Twitter que la porte-parole du parti d'extrême droite UNA-UNSO[40] Tetiana Tchornovol combat au sein du bataillon Azov à Marioupol[41].

En octobre 2014, un volontaire nommé Stepan Bayda déclare que « L'État ukrainien doit être indépendant et probablement non-démocratique, ou du moins, ce n’est pas la démocratie existante qui doit perdurer: elle est synonyme d’irresponsabilité et de totale injustice »[42].

En mars 2015, dans un article du journal USA Today, un sergent du bataillon Azov dénommé Alex reconnaît qu'il est « nazi » et que pas moins de 50% de ses compagnons d'armes le sont. En revanche, Andrey Dyachenko, porte-parole de l'unité, avance que pas plus de 10 à 20% des volontaires font état de convictions nazies et que le dénommé Alex n'est pas autorisé à s'exprimer pour le groupe[43].

En juillet 2015, peu de temps après la fusillade à Moukatcheve, où des membres de Secteur droit ont attaqués des civils faisant trois morts et treize blessés[44], 40 partisans de Secteur droit ont rejoint les rangs du régiment Azov[45]

Volontaires étrangers[modifier | modifier le code]

En septembre 2014, Kirt, un chef de peloton du bataillon Azov, a reconnu que les opinions d'extrême droite de l'unité avaient attiré environ deux douzaines de combattants étrangers venus de toute l'Europe[46].

Certains se définissent comme apolitiques mais intervenants par conviction[47], tandis que l'ancien para Gaston Besson, plusieurs fois cité par la presse, se présente comme « un idéaliste, un révolutionnaire de gauche, (qui) s'est engagé en Croatie, avant de rejoindre les guérillas du Laos, de Birmanie, du Surinam ou de Colombie »[48]. D'autres, qualifiés d'ultra-nationalistes[48], sont venus ensemble en train de France, de Suède, d'Italie, et même de Russie[49]. L'unité Azov compte aussi des néonazis suisses de la Misanthropic Division[50],[51], dont un Saint-Gallois de 38 ans, qui d'après le journal SonntagsZeitung est « un grand fan d'Hitler »[52]. L'unité a intégré des combattants étrangers de 19 nationalités différentes dont deux américains[53].

Le contingent scandinave était constitué en grande partie de Suédois, le plus connu ayant été Mikael Skillt, ancien militaire de l'armée suédoise et membre du parti néonazi suédois Svenskarnas parti (sv) (« parti des Suédois »)[26], qui a rejoint le Bataillon Azov en tant que commandant d'une petite unité de reconnaissance et tireur d'élite. Lors d'une interview au journal suédois Svenska Dagbladet, Mikael Skillt a déclaré que « son but est une Ukraine blanche » et « je suis nationaliste et je veux être avec des Européens blancs en Europe » sachant que pour lui, les minorités juives, russes et arméniennes ne sont ni blanches, ni européennes[54] et voudrait dans ce but interdire les relations sexuelles interraciales[55]. Un autre Suédois dénommé Severin, qui se réclame du national socialisme et s'est vu être refusé dans l'armée suédoise pour ses idées extrémistes, a rejoint le bataillon Azov. Il fut arrêté début 2016 par les services de sécurité intérieur ukrainien (SBU) et extradé vers la Suède [56]. Leo Sjöhol, un volontaire suédois est mort dans un accident de la circulation[57]. Le régiment comportait un ancien soldat des forces spéciales norvégiennes nommé Damian Breken qui se distingua lui aussi pour ses opinions ultranationalistes ainsi que pour ses violents abus de pouvoir sur de jeunes recrues.

L'Italien Francesco Saverio Fontana du groupuscule néofasciste CasaPound[58] qui officia des débuts du bataillon, jusqu'en août 2014.

Un volontaire Britannique nommé Chris Garrett. [59]

Un combattant Brésilien issu de la mouvance nationaliste qui se faisait appeler "Frank Horrigan".

Le contingent français comprenait au moins dix ressortissants de l'Hexagone, dont Gaston Besson jusqu'en mars 2015, un ancien militaire, mercenaire lors des guerres de Yougoslavie chez les commandos d’extrême-droite croates du HOS (où il reconnaît avoir commis des crimes de guerre[60]). Partisan d’une « troisième voie » pour une Europe « libre, sociale, nationaliste et chrétienne »[61] il déclare ne pas exclure de s'attaquer au gouvernement pro-européen de Kiev, si les autorités officielles trahissent la révolution de Maïdan[62]. On retrouve aussi deux mercenaires français connus sous les pseudonymes de Harley et Gibbs qui attendent « la vraie guerre. La Troisième Guerre mondiale »[47] ainsi que Thibault Dupire, ancien légionnaire aux convictions ouvertement d'extrême droite se réclamant lui aussi du national socialisme ayant fait partie du régiment au début de l'année 2015 avant de rallier au mois de mars de la même année le bataillon Dnipro (ou il fut impliqué à Dniepropetrovsk malgré lui dans l'altercation qui opposa Ihor Kolomoisky et ses miliciens aux troupes de l'armée régulière ukrainienne) puis la branche armée de secteur droit ou il occupait jusqu'en février 2016 les fonctions de combattant, formateur et recruteur pour les volontaires étrangers. [63] En Mars 2016, Dupire fut accusé par la branche française de l'organisme de presse propagandiste pro séparatiste "Doni press" d'avoir pris part pendant sa période d'activité en Ukraine à des crimes de guerre allant de bombardements ciblés sur des zones peuplées exclusivement de civils à des exécutions arbitraires sur l'arrière front en se fondant sur la capture d'écran d'un commentaire posté sur Facebook. Dupire démentit via son compte Facebook par la suite en argumentant sur le fait que ses propos n'avaient aucune autre vocation qu'être provoquants et en appuyant dans sa justification sur les tendances à la désinformation et à la propagande en faveur du camp séparatiste des auteurs de ces allégations [64].

En juillet 2014, un combattant volontaire de nationalité canadienne se dénommant Lemko déclare que l'« Ukraine a deux ennemis - la Russie et l'UE »[65].

En décembre 2014, le groupe de protection des Droits de l'Homme de Kharkiv, une organisation des Droits de l'Homme ukrainien, a condamné le président ukrainien Petro Porochenko pour l'octroi de la citoyenneté ukrainienne et l'attribution d'une médaille à Sergei Korotkykh, un biélorusse néo-nazi[66], qui sert en tant qu'officier au bataillon Azov[67],[68].

Un instructeur des Forces Spéciales de la Géorgie du nom de Georgi Djanelidze qui a été envoyé au bataillon Azov de façon « semi-officielle »[69] a été tué en avril 2015[70]. L'ancien président Géorgien, Mikheil Saakashvili s'est rendu à Maïdan pour lui rendre un dernier hommage[71]

En janvier 2015, environ une vingtaine de volontaires Croates et Slovaques ont rejoint le régiment Azov[72],[73], certains viennent des sphères néonazies et ultranationalistes[74]. Le ministre des Affaires étrangères croate Vesna Pusić a confirmé la présence de volontaires croates en Ukraine, le ministère russe des Affaires étrangères a appelé la Croatie à retirer ses citoyens du conflit. Vesna Pusić a répondu que la Croatie s'oppose à toute participation de ses citoyens à la guerre, qu'ils sont allés de leur initiative privée et que la Croatie travaille pour les ramener chez eux[75]. Le ministre de l'Intérieur croate Ranko Ostojić déclare quant à lui que les volontaires croates se battent du côté légitime et ne commettent aucun acte proscrit selon la loi croate. Le plus illustre volontaire croate est Denis Šeler, ancien meneur des Bad Blue Boys, les ultras du Dynamo Zagreb classé catégorie C par l'UEFA c'est-à-dire ultra violent[76], qui a déclaré que l’Ukraine serait « le dernier front de la droite chrétienne en Europe » et que cette guerre présente l’opportunité de se battre « contre trois ennemis – la Russie, l’Union européenne et les États-Unis »[77].

Les accords de Minsk II en vigueur depuis février 2015, qui supposaient« le retrait de tous les groupes armés étrangers, des équipements militaires et des mercenaires du territoire ukrainien » ne purent jamais être mis totalement en application en raison de la présence de combattants étrangers au statut irrégulier toujours actifs en 2016 [78].

Actions[modifier | modifier le code]

Le bataillon est spécialement formé pour prêter main forte aux opérations autour de la ville de Marioupol située au bord de la mer d'Azov et dont un certain nombre de bâtiments de l'administration locale ont été pris par les insurgés pro-russes en avril 2014.

Opérations[modifier | modifier le code]

Le 6 mai 2014, près du village de Mangouch, une action est menée contre des hommes de la république populaire de Donetsk en infériorité numérique. Résultat : un homme du bataillon Azov est blessé, mais le bataillon réussit à capturer Igor Kakidzianov, ministre autoproclamé de la défense de la RPD, et à tuer un de ses accompagnateurs[79].

Dans la nuit du 7 au 8 mai 2014, le bataillon Azov est transporté à Marioupol, dans le but de procéder à des arrestations de militants pro-russes, de détruire les barricades et de reprendre les bâtiments administratifs[80]. Le matin du 9 mai suivant, le bataillon atteint le centre de la ville où les blindés légers et les chars lourds sont arrêtés par une foule hostile[81] et les miliciens sont désarmés par la police locale[82]. Le commandant adjoint du bataillon Azov, Iaroslav Gontchar explique cet échec par « la trahison de la police et l'opposition de la population ainsi que l'incompétence de ceux qui planifient les opérations[83] ».

Le 16 mai, après plusieurs jours d'affrontement, le bataillon quitte Marioupol vers sa base de Berdiansk[84], où de nouveaux volontaires sont attendus le 20 mai 2014, date à partir de laquelle de nouveaux entraînements et surtout des exercices tactiques ont lieu avec un encadrement de militaires ukrainiens formés en Ukraine et à l'étranger[85].

Le 26 mai, le bataillon accompagné du bataillon Ukraine, s'empare à Ourzouf de l'ancienne résidence secondaire de Lioudmilla Ianoukovitch, tenue par les opposants, où il trouve des armes[86]. L'endroit leur servira par la suite de nouvelle base principale.

Le 12 juin, après une opération menée dans le centre-ville de Marioupol, un communiqué du bataillon déclare que le bataillon a capturé le maire autoproclamé de Marioupol qui avait fait allégeance à la république populaire de Donetsk, Alexandre Fomenko (parti communiste d'Ukraine), et le dirigeant du comité de Marioupol de la RPD, Nikolaï Lissogor, ainsi qu'un autre activiste, Sergueï Zimnitski[87]. Le 13 juin, la ville de Marioupol tombe sous les assauts des bataillons Azov, Ukraine et Donbass et des forces gouvernementales. Les forces ukrainiennes affirment que plusieurs insurgés sont tués ou blessés et que quelques soldats gouvernementaux sont blessés. Le drapeau ukrainien est à nouveau hissé sur la façade de l'administration locale et plus de trois cents personnes sont arrêtées[88]. Mais le lendemain, cinq soldats ukrainiens sont tués par la résistance locale pro-russe dans une embuscade.

En juin 2014, le bataillon Azov appuyé par l’aviation, les hélicoptères et l’artillerie de l'armée ukrainienne ont lancé une offensive meurtrière à Slaviansk qui a provoqué environ 300 morts chez les séparatistes en 24 heures[89]. La chancelière allemande Angela Merkel « a exhorté le président Porochenko à conserver un sens de la mesure dans ses actions légitimes contre les séparatistes et à protéger la population civile » lors de ses « opérations antiterroristes »[90].

Fin février 2015, la bataille de Debaltseve mobilise toute l'attention en raison de sa chute imminente aux mains des séparatistes et alors que plusieurs milliers de soldats de l'armée ukrainienne sont toujours piégés dans la ville quasi encerclée. Azov, avec d'autres bataillons de volontaires dont le bataillon Donbass dépêche en renfort un petit groupe d'environ une vingtaine de combattants pour aider à l'évacuation de la ville. Plus d'une dizaine sera faite prisonnière ou sera tuée pendant les derniers jours de la bataille jusqu'à ce que l'ordre de retraite soit donné. Les communications radios interceptées par les séparatistes pendant les derniers jours de la bataille laissaient témoigner de la présence d'étrangers au sein des forces pro ukrainienne en raison des différentes langues utilisées dans les dialogues captés dont du français.

Après des mois de combats, le , Andriy Biletskiy déclare « L'ennemi a abandonné Shyrokyne. Shyrokyne c'est l'Ukraine !!! »[91]. Cependant, le 28 juillet 2015, les autorités militaires ukrainiennes ont ordonné aux combattants des unités Donbass et Azov de se retirer du village de Shyrokine. À la suite de cet ordre, Andriy Biletsky a déclaré que « si l'Ukraine est prête à abandonner Shyrokyne, alors nous devons être prêts pour la perte de Mariupol aussi » et de « ne pas céder au diktat des institutions internationales » en référence à la réclamation de l'OSCE pour démilitariser Shyrokyne[92].

Exactions[modifier | modifier le code]

Le 6 août 2014, Amnesty International publie un rapport dénonçant qu’Oleg Liachko, accompagné de groupes paramilitaires, dont le bataillon Azov, enlève des personnes, les humilie et les maltraite et cela en toute impunité[93].

Un rapport de l'ONU rapporte des actes de violations des droits de l’homme, dont des détentions arbitraires et des actes de torture, commises par les forces armées ukrainiennes et par des forces paramilitaires attachées auprès du ministère de l'Intérieur comme le bataillon Azov[94].

Le 8 septembre, lors d’une rencontre avec le Premier ministre Arseni Iatseniouk, le secrétaire général d'Amnesty International Salil Shetty exhorte le gouvernement ukrainien à mettre fin aux atteintes aux droits de l’homme et aux crimes de guerre commis par les bataillons d’engagés volontaires agissant aux côtés des forces armées ukrainiennes régulières[95].

Un autre rapport d’Amnesty International dénonce que les paramilitaires pro-européens, dont ceux du bataillon Azov, commettent des crimes de guerres en exécutant des otages et des prisonniers pro-russes en les décapitant[96].

Le 14 octobre 2014, les bataillons Azov et Aidar, accompagnés par 4000 personnes qui célébraient le 72e anniversaire de la création de l'UPA ont tenté de prendre le Parlement ukrainien[97].

Le 28 septembre 2014, par ordre du gouverneur de Kharkov, l'oligarque Igor Balouta, des miliciens du bataillon Azov avec l'aide d'autres extrémistes ont abattu la plus grande statue de Lénine[98] qui a été recouverte de symboles nationalistes et néonazis[99] dont le wolfsangel du bataillon Azov. Le ministre de l'Intérieur Arsen Avakov minimise les faits en déclarant : « Lénine ? Laissez tomber. Tant que personne n'est blessé. Tant que cette raclure d'idole communiste n'ajoute pas encore au bilan des victimes » en refermant l'enquête pour vandalisme[100].

Le 1er janvier 2015, à l'appel du secteur droit, Svoboda et du bataillon Azov, une marche a été organisée pour une manifestation commémorant la naissance de Stepan Bandera[101]. Les manifestants dont le bataillon Azov a marché jusqu'à la place Maïdan en scandant « Gloire à l'Ukraine ! Gloire aux héros ! Gloire à la Nation ! Mort aux ennemis ! La Russie est la prison des peuples »[102].

En novembre 2014, la direction de l'usine Atek fait appel au président Porochenko d'agir contre l'occupation illégale de leur usine par le régiment Azov[16]. Le 31 juillet 2015, 150 miliciens d'Azov manifestent à Kiev près du siège de l’administration fiscale afin d'empêcher la vente de l’usine Atek qui leur sert de base d’entrainement en formant une chaîne vivante pour empêcher le passage des députés et en scandant « Atek est une base militaire, pas un business »[17].

Les emblèmes[modifier | modifier le code]

L'emblème du bataillon Azov reprend les couleurs bleue et jaune de l'Ukraine, ainsi que le trident (ou faucon stylisé) du blason de l'Ukraine. Il reprend cependant aussi un certain nombre de symboles d'inspiration nazie :

Wolfsangel inversée[modifier | modifier le code]

Une Wolfsangel inversée, ancien logo du parti néo-nazi Svoboda puis par la suite: du groupe paramilitaire ultranationaliste Patriotes d'Ukraine après sa rupture avec le parti, ainsi que de l'assemblée sociale-nationale (la majeur partie de la première génération de combattants d'Azov, ainsi que son commandement proviennent de ces deux entités). La Wolfsangel fut un symbole utilisé au début par le parti nazi et fut utilisée par plusieurs unités SS au cours de la Seconde guerre mondiale, notamment la 2e division SS Das Reich s'étant fait une triste réputation par ses nombreuses exactions durant la période du conflit autant sur le front de l'Est comme celui de l'Ouest en 1944. Pour cette raison elle est interdite en Allemagne[103]. Elle est également - et sans connotation politique - dans les armes de plusieurs communes et familles allemandes.

Soleil noir[modifier | modifier le code]

En fond, un Soleil noir de couleur inversée, également employé comme symbole par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale.

Autres symboles nazis[modifier | modifier le code]

En septembre 2014, une équipe de la télévision norvégienne de la chaîne TV2 a filmé, pendant un reportage sur l'unité, des miliciens du bataillon Azov portant des casques frappés du symbole SS[104] et de la croix gammée[105].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  2. mairies, sièges de l'administration régionale, locaux de police et des services secrets
  3. Des pro-Russes affirment avoir déserté l'armée ukrainienne Libération par AFP du 16 avril 2014
  4. Ukraine. Les volontaires en terrain conquis l'Humanité du 23 septembre 2014
  5. a et b Ultra-nationalist Ukrainian battalion gears up for more fighting Reuters du 25 mars 2015
  6. a, b et c Les ultranationalistes ont proféré des menaces contre Kiev L'Hebdo du 6 août 2015
  7. La gueule de bois de l’armée ukrainienne Libération du 16 septembre 2014
  8. Igor Kolomoïski, l’oligarque écarté d’Ukraine devenu joker américain, Yves Genier, L'Hebdo, 9 juillet 2015
  9. Piotr Smolnar, Le Monde, 17 juin 2014, p. 5
  10. L’oligarque « genevois » qui défie Poutine La Tribune de Genève du 30 mai 2014
  11. Des citoyens à Donetsk pour dire non à la Russie Le temps par Piotr Smolar du 19 avril 2014
  12. Louis Imbert, « Les subtils équilibres d’Igor Kolomoïski, nouvel homme fort du Sud-Est ukrainien », sur www.lemonde.fr,‎
  13. « Ukraine : le ministre Avakov dans le collimateur du Comité d'enquête russe », RIA Novosti,‎
  14. Les ultranationalistes du régiment Azov forment un nouveau parti en Ukraine, Le Vif, 14 octobre 2016
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  21. US congressmen block supply of MANPADS to Ukraine Ukraine Today, 12 juin 2015
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  27. "Азов" відхрестився від критика АТО Ярослава Гончара de 5.ua du 10 juin 2014
  28. Un ancien néonazi est nommé à la tête de la police ukrainienne Figaro du 15 novembre 2016
  29. Kiev regional police head accused of neo-Nazi ties du Jerusalem Post du 11 décembre 2014
  30. Kiev regional police head accused of neo-Nazi ties du Jerusalem Post du 12 novembre 2014
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  32. (uk) (ru) Ukrinform, Les volontaires des milices sont l'espoir de l'Ukraine et de son armée, article du 21 mai 2014
  33. (ru) Berdyansk.biz, Article et vidéo du 16 mai 2014
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  37. Ukraine : les supporters du Dynamo Kiev, la tête (aussi) à la guerre France Info du 25 février 2015
  38. Kiev - Guingamp: qui sont ces supporteurs "ultras" ukrainiens accusés de racisme et au lourd passif de violences Huffington Post du 27 février 2015
  39. Don’t judge a nation like Ukraine by its hooligans, Marina Lewycka, 8 juin 2012, Telegraph
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  41. Татьяна Чорновол вместо мужа воюет в батальоне "Азов", IPress.ua, 5 septembre 2014
  42. Donetsk : une région sous les balles Euronews du 17 octobre 2014
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  58. Italiani in Ucraina: Casa Pound e Brigata Garibaldi sulla nuova Cortina di Ferro Il Fatto Quotidiano par Stefano Citati du 11 juin 2014
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  60. Moi, Gaston Besson, mercenaire français...
  61. Ukraine : des volontaires français dans une brigade pro-russe Rue89 et Nouvel Obs du 26 août 2014
  62. Un Français parti combattre les pro-russes en Ukraine témoigne France Info du 11 août 2014
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  64. [3]
  65. Foreigners join far-right militias in Ukraine’s fight against rebels from Iris Times du 17 juillet 2014 par Daniel Mclaughlin
  66. Wie Vetternwirtschaft ukrainischen Neonazis nützt du Die Zeit du 11 décembre 2014
  67. Poroshenko grants Belarusian Neo-Nazi Ukrainian citizenship de Human Rights in Ukraine
  68. Note to Ukraine: Stop Whitewashing the Political Record du Huffington Post
  69. Foreigners join far-right militias in Ukraine’s fight against rebels du Irish Times
  70. OSCE brings rival sides together to cool tense Shyrokyne frontlines from Kyiv Post
  71. Ukrainians pay tribute to Georgian fighter killed in Donbas du Kyiv Post du 25 avril 2015
  72. (hr) Leo Marić, « Dragovoljci iz Hrvatske bore se u Ukrajini protiv Rusa », Sloboda,‎ (lire en ligne)
  73. (hr) Ivica Kristović, « Dao sam otkaz, ostavio ženu i djecu te krenuo pomoći Ukrajincima », Večernji list,‎ (lire en ligne)
  74. Ces Croates qui veulent en découdre avec les pro-Russes - See more at: http://info.arte.tv/fr/croates-ukraine-pro-russes#sthash.gBXdDvDh.dpuf Journal Arte du 5 mars 2015
  75. (hr) Denis Krnić, « Otkrivamo zašto je Putin ljut samo na Hrvate: naredba je - zapovjednika iz "Azova" uhvatiti živog! », Slobodna Dalmacija,‎ (lire en ligne)
  76. Scènes de guerre de supporters en plein Paris de Paris Match du 6 novembre 2012
  77. The Balkan conflict replayed du Monde diplomatique
  78. Crise en Ukraine : ce que dit l'accord de Minsk 2 Le Parisien du 12 février 2015
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  81. Ukraine : la reconquête de l'est tentée par Kiev est un échec L'Express par AFP du 16 mai 2014
  82. Vidéo du 9 mai 2014
  83. En Ukraine, l'offensive de Kiev dans l'Est « s'est révélée inefficace » Le Monde par AFP du 16 mai 2014
  84. (ru) Батальон "Азов" перебросили из Мариуполя в Бердянск // "ТСН.UA" от 20 мая 2014]
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  86. Le bataillon Azov et le bataillon Ukraine neutralisent une base d'insurgés dans la datcha des Ianoukovitch dans l'oblast de Donetsk
  87. (uk) Levy Bereg, Le maire populaire de Marioupol est capturé, article du 12 juin 2014
  88. (ru) Vesti Ukraine, Plus de trois cents personnes sont arrêtées à Marioupol, article du 13 juin 2014
  89. Offensive meurtrière de l’armée ukrainienne à SlavianskEn savoir plus sur http://www.lesechos.fr/04/06/2014/lesechos.fr/0203541974063_offensive-meurtriere-de-l-armee-ukrainienne-a-slaviansk.htm#BZXWpD8JzUETQ1Sv.99 Les échos par Reuters du 4 juin 2014]
  90. Ukraine : Merkel appelle Porochenko à la retenue Le Figaro par AFP et Reuters du 11 juillet 2014
  91. A Tale of Two Cities: Ukraine Wins One Back, But War Remains Close Daily Signal du 6 juillet 2015
  92. Pullout from Shyrokyne angers soldiers, stokes fear in Mariupol du Kyiv Post du 28 juillet 2015
  93. « Ukraine : l'impunité règne pour les membres de groupes d'autodéfense pro-Kiev auteurs d’enlèvements et de mauvais traitements »,‎ (consulté le 13 août 2014)
  94. Kiev renoue le dialogue avec Moscou mais sans résultats concrets Figaro du 27 août 2014
  95. Amnesty International, « Les bataillons de volontaires pro-ukrainiens violent les lois de la guerre », sur Amnesty International,‎ .
  96. Ukrainian Nationalist Volunteers Committing 'ISIS-Style' War Crimes News Week par Damien Sharkov du 9 octobre 2014
  97. Ukraine : Porochenko, l’atout de l’extrême droite L'Humanité du 21 octobre 2014
  98. VIDÉO - Ukraine : une statue de Lénine déboulonnée Le Figaro du 29 septembre 2014
  99. A Zaporijia, la statue de Lénine déguisée plutôt que déboulonnée, in Libération, 19 octobre 2014, article de Sébastien Gobert
  100. En Ukraine, la plus grande statue de Lénine déboulonnée L'Express par AFP du 30 septembre 2014
  101. L'extrême-droite ukrainienne défile aux flambeaux dans les rues de Kiev Le Nouvelliste du 1er janvier 2015
  102. L'extrême droite défile à Kiev en mémoire d'un nationaliste La tribune de Genève du 1er janvier 2015
  103. City exhibition on Ukraine features Nazi symbols, Luxemburger Wort, 13 juin 2015
  104. Ukrainian Soldiers Filmed Wearing Nazi Helmets Deny Neo-Nazi Links IB Times par Aaron Akinyemi du 13 septembre 2014
  105. Journal de la ZDF du 8 septembre 2014


Articles connexes[modifier | modifier le code]

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